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Une frappe détruit un patrimoine classé par l’UNESCO au Yémen

Nombreuse victimes humaines sont sans soins dans un conflit injustifié

samedi 13 juin 2015
par Hugo Mastréo


Dans un communiqué officiel de l’UNESCO, la condamnation du bombardement qui a touché un édifice de la capitale du Yémen Sanaa, la directrice générale, Irina Bokova, épargne de désigner les responsables. Tout en se lamentant de la destruction de plusieurs maisons et de bâtiments historiques ainsi que des pertes humaines, elle ne fait aussi aucun commentaire sur une guerre qui n’a aucune issue visible...

Voir en ligne : Notre dossier : Yémen

Voici quelques images des dommages...

Certaines sources informelles ont rapporté que des pourparlers entre les deux parties yéménites, les "Houtis" et le gouvernement défendu par l’Arabie Saoudite, se déroulent en Europe dans un total secret. L’information est à l’heure actuelle invérifiable, mais nombreux observateurs voient un espoir de dépassement des forces politiques régionales protagonistes de ce conflit.

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Les partisans armés qui soutiennent le groupe chiite du Yémen, des Houthis, visés par les frappes aériennes saoudiennes, sont parmi la population. Ils ont été visé, à l’aube de la journée du vendredi 12 juin, par un assaut aérien qui a fait au moins cinq morts dans la vieille ville et capitale du Yémen Sanaa. Aussi un site du patrimoine mondial de l’UNESCO, a été gravement touché, voire complètement réduit en poussière.

D’autres victimes humaines sont soupçonnées être ensevelies sous les décombres. La ville antique qui une attraction touristique très prisée par les visiteurs du Monde, est aussi un lieu de résidence. Pour un bilan judicieux, au moins trois autre maisons ont été également endommagées et déstabilisées, du fait que ces constructions traditionnelles sont cimentées les unes aux autres. Les les bâtiments environnants sont consolidés solidairement, qui est une caractéristique de l’urbanisme traditionnel arabe et mauresque.

«  Ce patrimoine porte l’âme du peuple yéménite. Il est le symbole d’une histoire millénaire de la connaissance. Et il appartient à toute l’humanité.  » Tels sont les messages mécontentés de ces dégâts, desquels se sont plaints, outre l’UNESCO, les urbanistes et les amoureux de ce patrimoine universel.

La souffrance qui s’est abattue sur le peuple yéménite, avec les frappes de la coalition dirigée par l’Arabie, dépasse de loin celle commencé en 2011, particulièrement après que l’ancien Saleh a été évincé. Depuis le 26 Mars 2015 les attaques contre les rebelles chiites et leurs alliés, dans les forces de sécurité yéménites qui avaient envahi la capitale, les pertes humaines dépassent 2400 décès.

Sanaa n’est pas le seul endroit où les civils meurent souffrent. Au milieu des bombardements incessants, comme dans la ville portuaire méridionale d’Aden, les hôpitaux sont inondés de blessés, selon les ONG dont Médecins sans Frontières (MSF), qui travaillent dans la région.

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