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17 personnes arrêtées en Algérie pour des transferts illicites de capitaux

Des importateurs et des responsables de banques sous les verrous

lundi 8 juin 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Sans l’aide d’Interpol, la police algérienne n’aurait pas réussi ce coup de maître. L’arrestation de 17 personnes impliquées dans une prise et des transferts illicites, à l’étranger, de capitaux en devises. Et bien sûr il s’agit d’importateurs véreux et d’employés de banques, selon une source judiciaire…

Dans certains médias étrangers, le premier commentaire qui est accolé à cette information que l’agence Reuters a rapporté aussi, reste celui de la chute du prix du pétrole. En effet ces arrestations qui sont les premières du genre à avoir l’effectif élevé de 17 personnes parmi les mises en cause, semblent être plus un serrement des contrôles et la rareté des fonds en devises, particulièrement le dollar et l’euro, qui entraîné cette efficacité des enquêteurs.


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La corruption a le plus souvent été citée comme étant amarrée aux importations, dont l’Algérie est dépendante pour nombreuses marchandises et dont la note annuelle de 2014 est de 58 milliards. Et l’effet de la chute à environ 60 % des prix mondiaux du pétrole, engendre outre l’arrêt, en Algérie, de la procédure d’attribution de licences d’importateurs ainsi que la liquidation de nombreux de ceux en activité, surtout les cas des opérateurs ayant des démêlés ou suspectés de malversations.

C’est la radio d’Etat, 1ère chaîne une en langue en arabe, qui a dit que les services de sécurité étaient en coordination avec Interpol pour cette enquête qui a fini en par ces arrestations. La police internationale a été sollicitée pour mettre sous les verrous d’autres personnes en plus, des 17 protagonistes de ce crime économique appréhendées en Algérie. Leurs complices basés à l’étranger échappaient à l’intervention de la police algérienne. Elles sont toutes soupçonnées d’appartenir à un réseau qui a agit en violation des lois sur les importations et les transferts d’argent.

Dix importateurs et quatre responsables de banques publiques et privées sont parmi les 17 individus arrêtés tous dans la ville d’Oran. Auprès de la capitale de l’ouest algérien, depuis le début de l’année, nombreux cas de marchandises non conformes et de fausses cargaisons ont découvertes auprès de l’infrastructure portuaire.

L’une d’elle concerne concerne le fils de l’actuel ministre des anciens moudjahidine, travaillant depuis ces dernières années comme importateur. Lors des premiers de 2015, le fils de Mr Tayeb Zitouni a été concerné par deux infractions, toutes les deux portant sur des marchandises importées non-conformes. C’est-à-dire surévaluées afin d’en tirer plus de devises...

Les présumés fraudeurs sont accusés d’avoir déjà transférer illégalement 26 millions d’euros et 5 millions de dollars. Et ils avaient planifié une opération encore plus importante de 124 millions d’euros, d’après la radio nationale. Les importations fictives ont été diligentées grâce à la complicité de responsables des banques, qui ont, malgré la non-consistance des dossiers, fourni des prêts.

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Depuis le début de l’année 2015, plusieurs affaires sont présentées par les enquêteurs devant les instances judiciaires de différentes régions du pays. Ces scandales sont aussi fréquents devant les tribunaux et impliquent nombreux responsables locaux notamment des administrations, la justice compris, et des entreprises étrangères...

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