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Le tourisme algérien étudié dans un rapport du FEM (Forum Economique Mondial)

La sécurité du pays peut réveiller une industrie insoupçonnée...

mercredi 13 mai 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


La veille du « FEM » Forum économique mondial sur le tourisme, a rendu publique, le 7 mai 2015, ses observations sur l’Algérie. Le constat est on ne peut être plus clair : L’absence d’une culture touristique n’est pas marginale, c’est à l’image de la société et de ses élites dirigeantes. En dehors des ressources énergétiques naturelles, une situation multisectorielle reste regrettablement critique à plus d’un titre. Les destinations touristiques ne cessent de s’ouvrir dans le monde, marquant le pas de leur avancée par rapport à l’Algérie. Qui gagne comme même, il faut le dire, 9 places...

Voir en ligne : Notre dossier : TOURISME

POUR LIRE LE RAPPORT du "FEM" : ICI

A la lumière du mode comparatif par rapport aux autres pays de la même région et du même continent, ainsi qu’en tenant compte des données réelles, ce secteur, clé pour l’harmonie d’un développement ouvert sur le Monde, a évolué. Mais son expansion est en retard du fait des autres efforts concurrentiels.

Nos articles sur le tourisme en Algérie :
- Le tourisme algérien : emblématique des ravages multiples
- L’insécurité n’est, politiquement, pas une tenue correcte pour l’accueil touristique.
- Chute des réservations touristiques en Tunisie...
- Algérie : le complexe économique du vin algérien

Le tourisme qui peut aussi être un indicateur de la prospérité locale, tout étant aussi le signe de l’existence du bien-être de la population, reste bien en deçà de ce qui se fait, dans les pays ayant les mêmes ressorts géographiques. Les mêmes conditions, dans d’autres Etats similaires, donnent de bien meilleurs résultats, au regard du classement.

Malgré une légère amélioration qui a fait que l’Algérie a avancé, de la 132ème position en 2013 à la 123eme en 2014, parmi les 140 pays concernés par cette étude, beaucoup de manquements sont à combler dans l’industrie du tourisme algérien. Voire l’ensemble de cette économie est à réparer.

Quand on tient compte des autres retards, comme par exemple dans l’éducation, dégradée par les orientations des années 80 avec le placement autoritaire de la prépondérance de la religion, ou bien la production culturelle, frappée d’un cynique ostracisme, l’accueil touristique algérien est appelé à un dur labeur pour remonter la pente. Mais est-ce que la conjoncture sociologique le permet ?

L’Algérie est bien derrière d’autres pays d’Afrique du Nord en matière de tourisme, ainsi que derrière ceux du continent africain avec une portion modique, voire un brin insignifiant de savoir-faire "compétitivité" de l’offre touristique, qui pourtant est ébranlée (en Egypte et Tunisie) dans le contexte géographique où se trouve le pays.

Ce blâme pour les responsables algériens qui depuis des années tentent de valoriser le secteur, en multipliant les initiatives notamment en vantant les stations balnéaires, tombe au bon moment de l’ouverture de la saison estivale 2015. Alors qu’une féconde mine emploie peut exister...

Aucun secteur n’échappe à la médiocrité, le management public du tourisme est le créneau des enfants du népotisme.

Sans complaisance aucune, le rapport basé sur 14 critères d’évaluation, additionnés chacun par un indexe différent (infrastructure, art de vivre, gastronomie, plaisance, terroir, production culturelle…) montre un criard retard, qui, depuis longtemps, a été dénoncé par les opérateurs anciens et ceux désirant lancer leurs projets. Il ne s’agit pas de fragilité des infrastructures de communication du pays, puisque les routes s’améliorent. Mais bien des différentes incidences sociologiques, dont celle comportementale comme l’ordre morale.

Confirmant aussi l’écart des performances de l’industrie du tourisme des premiers pays voisins, le Maroc et la Tunisie, l’étude a également attribué respectivement la 19e et 62e respectivement. Plus largement ce rapport indique que l’Algérie est négative, d’près les résultats autres pays africains comme le Kenya (78e), le Botswana (88e), la Tanzanie (93e) et même la Zambie (en position 107e) est marquée mieux que l’Algérie.

Le tourisme en Algérie a besoin d’une nouvelle impulsion, pour une exploitation optimale des ressources naturelles pourtant bien existantes, alors qu’elles peuvent être améliorées particulièrement pour l’accès des usagers et l’utilisation des sites naturels existants. Le pays tente également d’améliorer son offre culturelle, où tout ce qui devait être exploité ne l’est pas d’une manière à favoriser la création et les initiatives.

La situation en matière de sécurité est certainement moins favorable au tourisme que toutes autres conséquences conditions. Même si ce paramètre spécifique de l’insécurité entrave les voyages vers l’Algérie et désavantage les déplacements intérieurs, le Forum économique mondial a donné au pays, cinq points favorables sur sept. L’Algérie aborde le virage d’être sécurisée, ce qui la distingue à la même valeur accordée aux soins de santé et d’hygiène, en direction des touristes.

Une autre appréciation a également été accordée concernant les prix et l’évaluation globale des offres. Mais les exigences de l’industrie du tourisme attendent de vraies réponses en termes d’efficacité des prestations aux visiteurs, qui ont des besoins d’accueil attractif et de transport pleinement opérationnel.

ON NE CESSERA JAMAIS DE CROIRE QUE LE TOURISME EN ALGERIE PEUT GENERER PLUS D’1 MILLION D’EMPLOIS : et que la vitesse de réalisation d’un projet de secteur économique, basé sur le tourisme, dépend des politiques globales suivies. Il y a certainement, au moins une, qui soit TERRIBLEMENT efficace !

Compétitivité touristique : l’Algérie classée 123e

Posted by Algerie360.com on samedi 9 mai 2015

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