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Les 100 jeunes algériens de Red-Oasis seront-ils des ambassadeurs ?



Les associations se questionnent sur les bénéficiaires....


dimanche 3 mai 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


100 jeunes algériens vivants à l’étranger ont bénéficié jusqu’au 3 mai 2015, d’un voyage de 8 jours à Timimoun. Dans un manque de transparence telles que le sont les pratiques du sérail, cette excursion de membres de la communauté exilée n’a pas suivi les pratiques du réseau associatif qui se faisait quelques fois sollicité...

Le népotisme des rouages algériens, voire de tout le régime politique né après l’indépendance et présentement celui de Bouteflika dont les suites sont une combinaison de contingences claniques, est des plus impénétrables. Car injuste pour se laisser observer.

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Par le passé quand les usines clés en main étaient achetées de l’étranger, il fallait aussi former le personnel. Les enfants de personnalités, dont le fils de feu Messaâdia et de Salah Goudjil, se tapaient des séjours rémunérés de plusieurs mois, avec les travailleurs destinés à faire fonctionner l’unité économique. La corruption est plus répandue que par le passé, les scandales sur le foncier sont fréquents à impliquer des autorités de divers échelons.

Si un tel voyage peut être une initiative louable pour susciter la volonté des nouvelles générations d’Algériens exilés, à garder le lien avec la mère partie, l’idée ne manque donc pas d’humanisme. Par contre, diffuser une image promotionnelle du programme touristique appelé [« red oasis »], qui a pour destination Timimoun, désignée « oasis rouge » pour son sable de couleur ocre, a-t-elle ses meilleurs ambassadeurs ?

La centaine de jeunes seront aussi à féliciter s’ils raconteront, ou communiqueront, sur l’insolite bourgade lovée au cœur du plus vaste désert du Monde « le Sahara »…

La perle de Tadmait, principale oasis du Gourara a été héroïne d’un roman de Rachid Boudjedra, avec le titre de Timimoun. Où la description de l’espace algérien prend, du fait d’une plume du doyen des écrivains algériens, le devant sur les pérégrinations des personnages.

Pour l’APS, il s’agit d’un échange entre les jeunes algériens. Allez deviner de la formulation laconique, qui sont les parties prenantes dans la commutation ou le partenariat ? De même tant que des associations d’algériens vivants à l’étranger se posent des questions, sur les critères de choix des jeunes bénéficiaires ?

L’argument d’intéresser les Algériens de l’émigration, dont on refuse de qualifier cette communauté de diaspora, à investir dans leur pays d’origine est aussi soulevé, par une des rares couvertures médiatiques de ce voyage. Parmi les animations proposées, à ces 100 jeunes, deux conférences. L’une sur la place de l’islam dans la modernité et l’autre traite des causes historiques de l’émigration algérienne en France.

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