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6 terroristes abattus dans la région centre d’Algérie



Une embuscade de l’ANP réussie à Azazga.


mercredi 29 avril 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’armée algérienne a abattu 6 terroristes dans la région centre du pays. Cette zone est celle qui englobe la capitale et se prolonge tant à l’ouest au-delà de Blida d’un côté, où est basé le commandement de la 1ère région militaire. Et plus largement à l’est, en englobant la pittoresque région de Kabylie. Dans le territoire de cette dernière, le terrorisme a de tout le temps été actif. Les derniers actes criminels sont la mort du touriste français Hervé Gourdel ou bien l’attaque qui a visé l’armée après juste l’élection pour un 4ème mandat de Bouteflika qui s’est soldé de la mort de 12 soldats.

Cette opération qui établit la bonne expérience de l’institution militaire, se doit à une embuscade qui satisfait par sa qualité les éradicateurs des « djihadistes ». Le terme « Eradicateur » est largement galvaudé en Algérie, contre les démocrates conséquents. Ceux qui aspirent aussi bien à l’interdiction de l’islamisme, qu’à la manipulation des langues (arabe et Tamazyght) ou aussi de la mémoire des martyrs, en politique.

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Cela fait beaucoup d’ennemis aux démocrates qui exigent un projet de société d’abord égalitaire puis moderne, une rigueur de la démocratie libérée des dogmes. Les éradicateurs algériens sont ceux qui ont demandé à l’armée d’arrêter le processus électoral de 1990/91 et continuent encore de poursuivre leur projet qui tranche avec les populismes, qui pourtant dominent la vie politique en Algérie.

L’armée algérienne et les politiciens tenant de l’extermination, par l’arrestation et l’élimination physique, des éléments s’adonnant au terrorisme, est une réalité. Une alliance profonde qui s’est effectuée depuis 1990, malgré l’hostilité étrangère. L’armée était accusée d’arrêter la prise du pouvoir par les islamistes qui ont gagné des élections, alors qu’ils se préparaient aussi à imposer le modèle de société barbare. Celui combattu par les démocrates qui ne veulent pas de l’islamisme et des autres manipulations des dimensions de l’identité.

L’armée, pole opérationnel dans l’éradication de l’islamo-terrorisme

En 2015, l’armée algérienne est reconnue pour sa compétence d’en finir avec les éléments armés. Par contre la revendication des démocrates d’interdire la politisation de la religion est encore là pour ralentir la violence qui découle d’un islam radical ou salafiste. La tâche de sécurisation peut encore durer, la matrice qui a la même rhétorique est toujours active.

Soulever les prouesses de l’armée, dans la reprise en main de la sécurité du pays est souvent assimilé, par les réseaux de soutien des islamo-terroristes, en publicité des généraux, à la probité mise au doute. Ou bien un soutien au régime qui depuis 1962 a fomenté tant la criminalité politique que la corruption.

Certains partisans de l’éradication du terrorisme sont traités de « Chiyatines », auxquels sont consacrés des sites Internet et des pages dans les réseaux sociaux. Le mot signifie les « brosseurs », c’est-à-dire « cireurs de godasses ». Mais même en cet espace, seul le langage de la communication en arabe qui défend les frères d’Egypte, le Daesh ou bien l’AQMI...

Certaines de ces complicités avec les terroristes n’ont aucune honte de s’exposer dans l’espace d’expression arabe. Elles prétendent être les opposants à l’ensemble du système, ayant un sentiment aux armes pour cela. Même si leurs crimes originels sont l’élimination de l’élite algérienne, pendant la décennie noire, par le biais d’un langage subtilement religieux, ils s’affichent du côté du terrorisme. Du fait de ne jamais dénoncer la nébuleuse de fanatiques entraînés avec des armes…

La solitude des militaires, depuis 1990, et les connivences avec l’islamisme du moule radical

Cette opération est à inscrire dans les exploits qui mettent davantage l’ANP (Armée Nationale Populaire) comme la première en Afrique et dans le Monde arabe, à subir une lourde mission qui dure encore. L’expérience de plus d’un quart de siècle d’islamo-terrorisme, fait de l’armée algérienne comme la plus habituée au traitement du fléau qui maintenant se propage dans le Monde.

L’accrochage dans l’après-midi du 28 avril 2015, près du lieu appelé « Akerrou » à Azzazga, a été précédée par le montage d’une embuscade qui s’est avérée quasi réussie. L’opération a duré la journée 28 avril, du commencement jusqu’au communiqué du ministère de la défense. Un détachement relevant du secteur opérationnel de Tizi Ouzou, a abattu six (06) terroristes.

La réussite de cette intervention qui évite l’action terroriste avant qu’elle ne soit commise, auprès de 1ère Région Militaire, du centre du pays qui entoure la capitale, où l’insécurité est persistante, est aussi une démonstration de la capacité de l’armée à pouvoir, au moins pour cette fois, parer aux actes qui ont attristé nombreux algériens…

La menace est loin d’être écartée. Dans la wilaya de Skikda (5ème Région) les militaires ont découvert le 24 avril 2015, lors d’une opération de ratissage au lieu dit Boulehchiche, près de Aïn Laksar, une casemate contenant 44 mines de fabrication artisanale, 09 tentes, des outils pour la fabrication des explosifs, des documents, des CD, une paire de jumelles, des denrées alimentaires et d’autres objets militaires. La casemate et son contenu ont été détruits sur place.

Sur les terroristes abattus le 28 avil, 05 pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, 01 pistolet automatique, une quantité de munitions et d’explosifs, trois (03) téléphones portables ainsi que d’autres objets ont été récupérés après la dernière embuscade en Kabylie. Aucune perte n’est signalée du côté de l’armé, une belle prise.

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