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En Syrie les djihadistes étrangers : 5000 en 2014 sont plus de 20 000 en 2015



Frapper les terroristes sans sauver Bashar El-Assad, plus complexe que de l’aider.


mercredi 29 avril 2015
par Hugo Mastréo


Le pouvoir de Bashar El-Assad pourtant donné renforcé, suite au revirement de certains politiciens occidentaux il y a quelques semaines, semble être maintenant menacé comme jamais il ne l’a été depuis 2011. Il est actuellement exposé à un rapprochement des terroristes de la capitale, après plusieurs victoires sur le terrain. Malgré que ces dernières ne sonnent pas encore le glas du régime, l’inquiétude grandit concernant l’incertitude qui viendrait après sa chute qui est historiquement inévitable. Pour contrecarrer l’influence de l’Iran et son dialogue avec les Etats-Unis, les aides des monarchies arabes aux terroristes ont augmenté.

Voir en ligne : Notre dossier : SYRIE

Nous avons rapporté sur POPULI-SCOOP, il y a quelques semaines, les effets de la prise de d’Idlib et les transplantations de population qui s’en ont suivi, comme une nouvelle catastrophe humanitaire que subissent les syriens. C’était la localité la plus importante de toute une région, mais depuis nombreuses autres bourgades sont contrôlées par les terroristes qui s’expriment en rebelles armés.

Nos sujets sur l’islamo-terrorisme en Syrie
- Jeunes islamistes du monde attirés par l’EIIL -ISIS ou Daesh
- Syrie : catastrophique guerre civile pour les monuments
- L’information de Syrie dissuadée par les enlèvements
- La Turquie : bureau de transit aux islamo-terroristes ... 2è Partie

Il s’agit du front Enusra qui a pris d’abord, le mois dernier, Iblid. Puis elle vient de conquérir Jisr al-Shughour qui a été prise en l’espace de quelques jours de combats. Affilié à Al-Qaïda et composé plus de combattants étrangers, Djabhat Enusra bénéficie, à l’instar de tous les terroristes individuels ou en groupes, de complicité parmi la population.

Le rapprochement des USA avec l’Iran, proche d’Assad, mobilise les monarchies du Golf

L’analyse de la dernière évolution de la guerre civile en Syrie a fait l’objet lors de cette semaine d’avril de plusieurs interventions, dont celle de l’Institut international d’études stratégiques. Certaines assurent l’usure qui entame le régime et d’autres y voient, au contraire, un fortin incontournable contre l’ISIS et qui peut assurer encore l’avancée du . 1er Etat terroriste sur Terre.

Mais pour ce dernier point, un renouveau est accordé à l’opposition armée, elle est mieux fournie en djihadistes et moyens militaires. Puisqu’un rapprochement récent entre l’Arabie saoudite et ses rivaux qui travaillent pour avoir de l’influence sur les rebelles, notamment la Turquie et le Qatar, est trouvé.

Bashar n’a jamais été autant fragilisé, quand les banlieues de Damas sont atteintes par le terrorisme, d’une ampleur inconnue jusqu’à là. Parmi les régions proches de la capitale qui ont été touchées par les frappes des rebelles islamistes qui sont en majorité étrangers à la Syrie, Ghouta précisément à Aïn-Tarma dont les combats ont été cités par l’agence Reuters le 26 avril.

Est-il déjà menacé quand des informations, difficiles à vérifier, rapportent que son entourage commence à se déliter ? La décomposition des alliés du régime syrien est due principalement au prolongement de la crise, alors qu’elle prend un virage dangereux pour le pouvoir qui n’arrive pas à juguler les violences et à créer un dialogue avec ses opposants.

Les victoires des groupe d’Al-Qaïda en Syrie, dont Enusra, déroutent la stratégie américaine

Quand John Kerry a, lui aussi avec Obama qui a mis en instance la crise syreinne, tenu compte du rempart que constitue Bashar contre l’Etat-Islamique, ou bien par la visite de députés européens de même que les interviews qu’il a donné aux grands médias, la controverse est sur le terrain. La guerre civile faite au nom des syriens contre une dictature, par des islamo-terroriste, a depuis bien ses débuts perdu sa caractéristique de révolte pour la démocratie.

Les pas diplomatiques ont créé quelques de différents de ce qui a été fait jusqu’à 2015, mais au lieu de conforter le régime, ce dernier semble vaciller. La porosité des frontières avec la Turquie et les financements des monarchies du Moyen-Orient, accentue la pression. Les hommes armés chassent l’autorité en place et cause l’exode d’une partie de la population.

Voici la vidéo où Kerry abandonne le discours du départ de Bashar Al-Assad. Frappes contre les djihadistes de l’Etat Islamique

Voici la carte du flux des islamo-terroristes du Monde qui déferlent en Syrie.

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