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La louable expérience tunisienne, face à la menace du clergé armé...

Dans les maquis de "Chaambi", 12 terroristes et 3 militaires perdent la vie.

lundi 27 avril 2015
par Azouz Benhocine


Encore dans son parcours « la révolution des jasmins » tente de se hisser et tenir debout, sur son sentier idéal et lumineux. La Tunisie traverse encore la houle. L’insécurité que la « Troïka », chapeautée par les islamistes, n’a pas apaisée. Il reste encore du chemin sinueux à traverser. Les révoltés tunisiens qui ont été premiers, du monde arabe, à exiger la démocratie, ont mené à son terme leur projet, de fonder un modèle politique pariant sur l’alternance. Ce dernier est en marche, cependant la menace terroriste le guette.

Voir en ligne : Notre dossier : TUNISIE

L’islamisme tunisien, premier fournisseur en chaire à canons du terrorisme en Syrie, abuse, inlassablement de la sensibilité religieuse des plus jeunes de la population. Cette pseudo-idéologie, car c’est la théologie du "Djihad" largement exprimée dans les prêches des prédicateurs, élucide toujours ses deux traductions : de la participation politique paisible comme Ennahdha d’une main, et de l’autre la violence armée.

La transition tunisienne que la terreur veut paralyser continue, en dépit des troubles qui semblent être isolés des communs des citoyens. Le terrorisme trépasse mais n’est encore battu. Il est poursuivi jusqu’à ses trous dans les maquis. Plus que jamais car les noyaux "salafistes" tirent leurs barouds d’honneur.

En se liguant à la nébuleuse internationale qui rassemble Al-Qaïda, Daesh et les "chouyoukh" de l’obscurantisme, qui noyautent l’islam, le langage religieux persiste à coups de versets du coran.

SUJETS SUR LA SITUATION EN TUNISIE
- Tunisie sur du velours : la majorité des représentants du peuple est laïque.
- Chute des réservations touristiques en Tunisie...
- La Tunisie devant le retour des "djihadistes" du Moyen-Orient

L’apogée de cette criminalité islamiste a fomenté l’attentat du musée « Bardo », désespérant de la mise en confiance et la réussite de la dernière élection présidentielle a générée en fin d’année, les terroristes sont repoussés avant même d’agir. Après le Bardo, la bête immonde est maintenant traquée dans ses fiefs qu’elle croit imprenables...

Une autre opération, sur la montagne de "M’ghilla", d’une envergure à démontrer l’importance de la mission assignée à l’armée tunisienne pour sécuriser le pays, dont elle a la responsabilité de le défendre, vient de dérouler à l’ouest de la Tunisie. Elle a eu lieu pendant la journée du jeudi 23 avril 2013.

Au total, ce dernier fait terroriste en Tunisie a valu la vie à 17 personnes, dans des combats près de la frontière "algéro-Tunisienne". Le ministère tunisien de la défense, dans une déclaration officielle de son porte-parole Belhassen Oueslati, a précisé qu’il s’est déroulée le long des confins ouest du pays.

L’Algérie sécurise bien ses frontières, mais ses vétérans sont à la tête des groupes

L’Algérie voisine démontre qu’elle obstrue toute intrusion dans son territoire. De nouveaux postes de surveillance sont désormais opérationnelle depuis plus d’une déjà, limitent la porosité. Le bilan, de cette opération de contrôle ces maquis est de 12 terroristes tués, ainsi que Trois soldats tunisiens.

Les combats qui ont duré plus de 24 heures, dans la région montagneuse de Kasserine étaient prévisible. L’armée tunisienne effectuait sa poursuite des hordes de terroristes dont l’identité de certains tués reste à établir. On dénombre aussi sept autres blessés dont l’appartenance n’a pas été détaillée. L’un des abattus est l’algérien : Abou-Sofiane Essoufi, ci-après sa photo.

abou-sofiane-assoufi

C’est l’une des batailles les plus significatives depuis des mois. Elle démontre que l’état de la menace terroriste, est l’ enclavement. Comme cernée par le peuple tunisien, dans des zones de maquis. Cette élimination de terroristes a commencé mercredi, lorsque des extrémistes armés ont ouvert le feu sur une patrouille militaire, tuant dès le premier coup de l’assaut, un soldat. Mais les forces de sécurité ont promptement riposté.

La propagande qui revendique et appelle au djihad contre les institutions de la république tunisienne (video en bas de cet article)

C’est une violence qui risque de se reproduire. Les islamistes qui visent ouvertement les éléments de l’armée, peuvent encore être nombreux et cachés dans ces monts de Chaambi. Cette région à l’extrême ouest de la Tunisie est, connue pour être un bastion du groupe Oqba ibn Nafaa lié à al-Qaeda, ce qui est déclaré ci-après dans la vidéo.

Dans vidéo de dix-huit minutes, datée du 25 avril 2015, diffusé par les djihadistes, la voix assez explicite d’Abou Obeida Youssef Annabi, un autre algérien qui a séjourné au Mali et est soupçonné d’être actuellement en Libye, cite les cibles. Pour cet vétéran de la décennie noire, originaire de la ville de l’est algérien comme l’indique son nom de guerre, le système politique tunisien est toujours corrompu et hostile à l’Islam.

Nombreuses attaques, contre les soldats et la police dans cette zone, ont déjà eu lieu par le passé. Les éléments terroristes qui y trouvent refuge, profitant du relief accidenté et boisé, s’introduisent depuis la Libye ou bien le Sahel. Et sont aussi rejoints par les islamistes locaux, ceux radicalisés par le travail d’embrigadement des islamistes prônant l’application de la charia, sans démocratie élective. Mais cette dernière a déjà avancé...

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