POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Mélenchon fédère une gauche salutaire…

… dans le bourbier d’une crise écarlate et le tableau des échecs…

samedi 24 mars 2012
par Hugo Mastréo


Le quinquennat de Sarkozy s’est soldé par la destruction d’un million d’emplois dont le quart, exactement 180 000 selon le rapport de l’OCDE 2011, dans le secteur public. La copine de François Hollande qui s’est pris aux gros revenus, lors de la campagne car la girouette tourne toujours au grès des vents, percevra 1,5 million d’€ de parachute doré en mars… sont parmi les nombreux des thèmes qui font tourner les regards sur la prochaine réponse des urnes !

Prochain scandale du PS

La 6ème république prend des ailes. Elle est proposée par Jean-Luc Mélenchon, comme une thèse qui épouse et pousse au changement. La France respire à grandes bouffées l’adversité que livre ce candidat à une situation de carriérisme, de politiques perpétuant la spirale de la décadence. Stop !

Prise citoyenne de la bastille en 2012

Les électeurs français sont continuellement matraqués d’un certain extrémisme du candidat du Parti de gauche, vaguement attribué à son principal soutien qu’est le PCF, afin de neutraliser cette nouvelle tête. Lors du scrutin de 2007, c’était le NPA du facteur Besancenot qui occupait cette case du bout de la gauche. Le successeur de ce dernier se trouve en posture de figurant, de même que la candidate qui relève Arlette Laguiller.

En effet Jean-Luc Mélenchon est pour la première fois sur la ligne de départ, dans la cour des grands il survient, pour jouer un rôle primordial dans le paysage politique français. Le caractère révolutionnaire d’un prétendant qui expose son programme, d’une incontestable clarté concernant l’essentiel, au fur et mesure qu’avance la campagne, fait une amorce… Le personnage montre aussi un engagement de haute teneur… Sacré Marx, toujours farouche !

Un sondage BVA réalisé pour RTL et la presse quotidienne régionale, place le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, en troisième position derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy. La population tente un bouleversement du paysage politique, et il ne peut arriver de discours ressuscités, déjà entendus lors des présidentielles routinières des années 80, 90 et 2000. L’héritage Le Pen ou bien le revenant Bayrou, galvaudent un suranné modèle, moins porteur de changements. Sinon pouvant générer d’autres plus périlleuses incertitudes !

…les réponses que veulent les français conscients.

En effet d’où peut-il puiser ses nouveaux électeurs ? Si depuis que sa candidature existe, elle glane de nouvelles intentions de vote, elles lui sont dues principalement, à un mois du vote, à tous les indécis ou absentéistes, qui fuyaient les élections passées et ce depuis mai 1968. Puis ceux domiciliés parmi les contestataires non-structurés qui se sont manifestés avec la vague de fond des indignés, y trouvent un discours politiquement limpide et éclatant. Puis une fois ce potentiel épuisé, c’est le PS qui est lorgné.

Même si cela n’est pas fait ouvertement, sur la place publique, nombreux socialistes se sentent frappés d’une remise-en-cause de leur identité idéologique. « Imposer à 75% les hauts revenus », la proposition du candidat socialiste a transvidé, jusqu’au dernier grain, les retours de la sonde que l’initiative électoraliste a visé et atteint. La sensibilité socialiste française est grandement questionnée sur sa structuration réelle dans le mouvement social. La crise, s’accélérant, comme moteur ronflant, opère le tri de décantation.

Dans les rangs du PS où se croisent des tendances offrant souvent l’image, de la démocratie libérale, antinomique avec l’esprit du socialisme, rend les discours perceptibles. Des familles se recomposent dans une démarche de gauche, qui n’est pas froide devant l’allure et les propos, presque familiers, de Jean-Luc Mélenchon. Un transfuge qui a été conséquent et égal à ses choix d’œuvrer pour un socialisme plus élaboré et mieux ancré dans l’identité du français de 2012.