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Mohamed Merah, électron libre de la nébuleuse qui escamote l’Islam.

L’anodin fait divers qui a réveillé le solitaire du multiculturalisme.

vendredi 23 mars 2012
par Damien Djamel Bouch’Raf


"Balck-listé" comme individu interdit de voyage vers les Etats-Unis et connu des services de sécurité français, mais peu surveillé, Mohamed Merah rappelle aux politiciens français l’existence d’autres jeunes n’ayant aucune perspective sociale. Que celle de se remettre à cette origine confessionnelle où la lecture, de l’Islam, obscurantiste donne aux combattants "les djihadistes" le droit d’accès au paradis par effraction et par la terreur !

La campagne des présidentielles françaises a subi l’interférence d’un peu anodin fait divers, où un jeune despérado aiguillonne et focalise, pendant l’événement, sur le sujet sécuritaire. Il émaille la vie politique française, des accumulations perceptibles à l’égard de « l’islam de France ». Le djihadiste toulousain s’appelle Mohamed. Une de ses victimes parmi les militaires français, lui était homonyme : Mohamed.

Il n’a jamais connu une autre patrie que la France. Son parcours est une illustration de l’exclusion qui, touche des milliers d’autres jeunes français d’origine maghrébine, ne confirme pas l’intégration. Et encore moins ne vérifie pas, la piété primaire qui l’aurai empêché de commettre ses actes ignobles. Aller dans une école et poursuivre une fillette, qui le fuyait, jusqu’à lui mettre une balle dans la tête, nous rappelle le bébé mis au four d’une cuisinière par les terroristes algériens pendant les années 90 !

Mohamed Merah est à l’instar, d’autres fous d’Allah, partisan d’Al Qaeda. En étant solitaire, il interpelle pour d’autres vies, des Mohamed, qui ne s’en sortent pas dans l’hostilité et l’exclusion. Lui il a tenté de se faire recruter dans l’armée de son pays, en vain ! Il s’est radicalisé dans la sphère de l’intégrisme et sous le prisme de l’actualité mondiale où la France est, souvent assez directement, impliquée.

D’après nombreux observateurs, ils sont environ une centaine dans les prisons françaises à prêcher de tels gestes. Refugiés dans le crime islamiste, les maîtres de l’endoctrinement trouvent de la chaire à canon parmi les marginalisés, notamment les taulards qui se recyclent, en passant de la délinquance à l’opinion radicale. Dans la nature hexagonale, ils sont bien plus nombreux imprévisibles, ces visiblement jeunes désœuvrés n’ayant aucun accès à la vie professionnelle commune…

Le prosélytisme islamiste est même sur les réseaux sociaux du Net dont facebook et des sites Web lui sont consacrés. Non seulement esseulés, ayant le profil d’un certain Kelkal, ces français à qui une origine quelconque est accolée, questionnent une France de mémoire et de colonialisme quand le cas de Merah Mohamed ramène à l’Algérie de ses parents. Le cinquantenaire de la couverture de la souveraineté nationale algérienne est, faute d’être fêtée, dans de telles circonstances vécu passagèrement… Comme les élections, ce fait divers a ce rapport aux sectes religieuses, si l’Histoire mémorielle n’est pas justifiée.

Selon l’agence Reuters Mohamed Merah n’a jamais été arrêté ou emprisonné, aussi bien en Afghanistan qu’au Pakistan. Citant les avocats du terroriste, Merah était emprisonné en France, entre décembre 2007 à septembre 2009, c’est-à-dire à la même période que celle où il est censé avoir été à l’autre bout de l’Asie ! Le quotidien le Monde rajoute, dans son édition du 23 mars que le tueur de Toulouse, était un islamiste qui a voyagé partout jusqu’en Israël par où il a tenté de rejoindre les territoires occupés palestiniens.

Beaucoup d’informations concernant ce terroriste restent à vérifier. Si l’Espagne assure déjà qu’il a assisté à un regroupent, genre de congrès, d’islamistes radicaux, .

En France, ce fait divers vient de poser le jalon du « multiculturalisme » dans les sujets de la campagne électorale des présidentielles. Un débat qui a pour effet de générer une décantation idéologique quant à la sociologie contemporaine et la mémoire de jadis. En croisant le fait politique de l’Heure, Toulouse a eu droit aux regards des 10 candidats en lice.

Le challenge, pour occuper la haute autorité de l’Etat français, s’intéresse à un ingrédient utile à exercice démocratique électoral, la diplomatie classique est bousculée, sinon une partie d’elle. Parmi les victimes Israël prend à son sol des dépouilles et la France garde les siennes.

Cet islamiste qui a frappé avec des arsenaux assez impressionnants, est-il un cas isolé qui, sur les traces des bombes humaines, ne se reproduira encore une fois ? Ou bien les latences feront des leurs, pour rappeler qu’une jeunesse s’égare dans les désespoirs !