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Vote en Algérie pour le maintien de l’obscurantisme et de la corruption.



Les insultes d’un ministre lancent le compte à rebours pour le chaos du 12/12.


mercredi 4 décembre 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ecouter l’article. L’intervention du 03 décembre 2019, du ministre de l’intérieur algérien Dahmoune Salah-Eddine, a sonné, tel un appel au chaos, le début du compte à rebours, pour le rendez-vous du 12. La poursuite des manifestations est motivée par des problèmes chroniques qui, perdurant depuis même l’orée de l’indépendance par l’absence d’Etat fiable, sont ressentis par la majorité des Algériens, comme un handicap à la promotion individuelle de chacun.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Voici l’image des challengers pour l’élection de fin d’année 2012 qui peut avoir 2 tours. 3 des candidats ont des liens étroits avec le parti du FLN, en disgrâce, donc des "Bouteflika-bis". Un 4ème candidat (Abdelaziz Belaid) réformateur et bricoleur fécondé par le même giron "FLN/Bouteflika". Le 5ème candidat est le chef d’un parti islamiste qui a coopéré avec le même faux-FLN, dans un proche passé. Ce qui fait qu’il n’y point de changement à l’horizon 2020.

Peu importe le nombre de suffrages qui seront exprimés le 12 de ce mois, l’armée, par la voix de la commission électorale, déclarera inéluctablement un vainqueur. Dernièrement, un débat au parlement européen a réveillé une fibre nationaliste. Mais sans lendemain, car elle justifie le maintien de l’ancien système. Comme elle renforce le retour des particules du régime prédateur et réanime les dernières cellules qui rêvent d’immortalité !

- Critique pour que le Hirak en Algérie, ne suppose pas la détresse. 1er décembre 2019

Un nombre limité, mais croissant, de journalistes algériens sont arrêtés, pour avoir rapporté ce que l’on voit et entend dans les rues, les manifs des mardis et des vendredis qui durent depuis plus de 9 mois. Ce qui est choquant pour les jeunes, bien avertis par les médias sociaux du Web. En dépit de la pauvreté, la plupart ont un téléphone portable et ont connaissance des méthodes des "gangs" prétendant être des élites politiques en Algérie.

Une nouvelle opposition politique est née, depuis le début de l’année 2019, dans ce vaste pays à cheval entre le continent africain et ce qui est communément désigné le "Monde Arabe". Mais elle n’est pas encore structurée. Elle a une caractéristique reluisante, en étant en rupture avec les violences islamistes, ce qui encombre la "voyoucratie" opportuniste des aventuriers.

L’émergence d’une nouvelle classe humaine, montrant un leadership homogène et représentatif du mouvement social appelé "HIRAK", tarde à fusionner les volontés. Car les réflexes d’exclusion, poussés par la médiocrité, arrête leur éclosion. Des langages sur la diaspora qui draine nombreux hauts diplômés et démocrates conséquents, sont glaçants à les entendre dire : «  Vous vivez à l’étranger et vous donnez des leçons...  ».

- La loi des hydrocarbures en Algérie tourne le dos aux énergies renouvelables. 28 novembre 2019

La corruption et la mauvaise gestion se chevauchent dans ce pays où les regards et les ventres, pour la rente, sont plus vastes que l’univers. La responsabilité de tous les anciens gouvernements, qui partent dans l’impunité, est comprise.

La gouvernance, médiocre et approximative, est considérée comme l’une des principales raisons du taux de chômage élevé, en particulier chez les jeunes. Notamment ceux démunis de soutiens, tels les pistons de parents bien placés dans les rouages.

Un nouveau président qui fera un effort sérieux pour lutter contre les anciennes pratiques, n’est en vue, aucunement dans le scrutin du 12 décembre. Les 5 candidats en lice représentent pleinement les vieilles nomenklaturas qui ont régné, avec l’exclusion des gens honnêtes qui les dérangeaient, en défendant les biens communs et réduisant au silence les opposants plus compétents.

L’étape pré-électorale actuelle, est présidée par l’incitation du gouvernement intérimaire qui opère son contrôle sur les médias de masse pour critiquer les manifestants à chaque occasion. Et ses principaux décideurs bloquent toute critique du processus électoral qui est propice à un retour à l’ancienne mafia politico-financière.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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