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La candidature Haftar en Libye répond à l’exigence d’urgence sécuritaire.



La limite entre le Moyen-Orient et le Maghreb, un rempart contre le terrorisme se dresse à l’Est.


vendredi 3 mai 2019
par Azouz Benhocine


C’est le moment le plus crucial, depuis la chute et le lynchage du despote Kadhafi. Le général Khalifa Haftar engage une bataille pour contrôler la capitale, restée entre les mains de milices depuis 2011. Même si un gouvernement, reconnu par ce qui est la communauté internationale, siège à Tripoli, des factions de civils armés tiennent la sécurité, gèrent les sources de richesses et se partagent les pouvoir des institutions. La marche forcée du militaire vient pour remplacer le processus moribond, depuis des années, de l’ONU.

Voir en ligne : Notre dossier Libye

C’est un mois de carême qui sera chaud, violent et atroce en Libye, selon les prévisionnistes locaux qui sont proches du terrain du conflit. Ils s’expriment sur le réseau de Twitter, à propos des violences déjà en cours et redoutent qu’elles multiplieront dans les prochaines semaines. Les affrontements ont fait 376 morts selon l’Organisation mondiale de la santé. Les bilans qui ont effets sur les Libyens sont présentés dans les graphiques suivants :

- Un général en Libye face aux milices du terrorisme tribale et international. 21 avril 2019

Source : Rapport humanitaire de l’ONU.

Nous avons dernièrement, au moment de la visite du prince saoudien « MBS » en Algérie, soulevé la présence du « Madkhalisme » dans ce pays d’Afrique du nord. Et nous avons bien insisté que des islamistes virulents, qui sont désignés par les « radicalisés », ont adopté cette nouvelle théologie wahhabite du djihad. Non, elle ne saurait être une idéologie, sous d’idées confectionnées par la pensée humaine, mais c’est la forme de salafisme, liée à un imam saoudien, et désiré par le prince qui s’empare du royaume.

Les observateurs croient que le « madkhalisme », qui fait de l’opportunité du conflit en Libye l’occasion de s’implanter, trouve plus d’adeptes au nord-est d’Afrique. Il jouit d’une certaine popularité parmi les Libyens qui approuvent l’intégrité perçue pour cet islam cruel. Dans certains endroits, sa rigueur violente aide à rétablir l’ordre, alors que le tribalisme légué par Kadhafi a été entretenu au détriment de l’école, de la modernité, de la démocratie, du savoir et des libertés.

Ces hommes armés qui ont succédé au colonel déchu, pillent ce qui reste de la rente qui a été érigée pour générer des revenus. Ils sont, chaque groupe, affidés à des membres du GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Tous s’autoproclament, l’un chef de région, l’autre commandant de milices contrôlant une zone du territoire et comme Haftar commandant de l’ANL "Armée Nationale Libyenne".

- En conquête de Tripoli, Khalifa Haftar gagne du terrain avant les votes en Libye 4 avril 2019

Les combats armés se poursuivent le long des lignes de front établies tout autour de la capitale. Même s’ils restent sporadiques, des frappes aériennes, attaques à la roquette, pilonnages ou affrontements entre factions sur des véhicules très mobiles sont incessants. Dans des conditions comme en Libye l’implication des civils ou biens des tirs dans des zones résidentielles sont très fréquents.

Le nombre de victimes civiles donné par le secteur de la santé est de 102 personnes civiles, dont 23 morts. Parmi eux, quatre agents de santé ont été tués et un autre médecin blessé. La santé dans le pays emploie du personnel étranger, pour souvenir les infirmières bulgares soupçonnées sous le régime Kadhafi d’avoir inoculé le VIH (virus du sida), ont été enjeu de négociations pour le dictateur avec l’occident.

Dans le dernier conflit, où l’ancien militaire qui a soutenu Kadhafi dans le coup d’état contre la monarchie, le personnel philippin est largement employé. 15 infirmières de cette nationalité, travaillant à l’hôpital Ali Omar Askar à Espeaa, qui a été évacué le 28 avril en raison des combats, ont été repérées le 1er mai sans protection. L’ambassadeur philippin et l’OMS ont été pris de panique pour les faire sortir des zones de combats.

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