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Déjà conspué, Bensalah président par intérim en Algérie, face-2 de la médaille



Révolution inachevée, quand le plus proche de Bouteflika joue la même détestable comédie


mardi 9 avril 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Nombreux Algériens et analystes percevaient une victoire partielle du départ, par démission et demande d’excuses, de Bouteflika. Le chef de l’armée, Ahmed Gaid Salah, nommé en 2004 a joué un rôle clé dans le départ du président. Il a été aussi décrié, sans clémence, par ceux mêmes qui attendaient qu’il ordonne une destitution militaire.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

La succession à Bouteflika, telle que la dessine la constitution plusieurs fois piètrement piétinée, n’est pas acceptée par le mouvement social en Algérie. La révolte qui a réussi à destituer celui qui s’imposa 2 décennies de suite, est maintenant dans l’impasse. Le "Hirak" désire évincer l’élite dirigeante, pour la remplacer par un improbable et peu élucidé personnel.

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Dans la capitale Alger, le retour de la foule pour protester contre cette décision du parlement, était déjà en l’air, perceptible dans les échanges des réseaux sociaux du Net. La moitié de la population a moins de 30 ans, alors que l’ancienne garde a basé sa gestion dur les partages de la rente nationale. La recette de prédation a été comprise...

Une partie de ces recettes, notamment du pétrole, tombe dans les escarcelles de voyous casaniers, dont le dernier scandale est celui de la cocaïne consommée auprès des hautes sphères. Néanmoins ces cercles qui ont des accointances avec les parti FLN, RND et une collection d’associations attachées au crime organisé, étaient directement dirigés par le clan des Bouteflika.

Plusieurs conditions défavorables profilaient déjà. Les manifestations de la jeunesse algérienne allaient buter sur l’obstruction, beaucoup s’y attendaient. Les protestations ont commencé avec le rejet du 5ème mandat présumé pour le raïs handicapé à plus de 70%, d’après ses gestes et son mutisme. Puis, tout compte dressé, il fallait surtout dégager le système, le régime et le pouvoir en entier.

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La nomination d’Abdelkader Bensalah à la présidence par intérim a, malgré la prescription constitutionnelle, provoqué une nouvelle sédition. Elle était déjà programmée, pour chaque mardi avec les étudiants. Mais l’insatisfaction qui planait envers tous les symboles de l’ancienne gouvernance, devint l’équivalente d’une colère déclenchée suite à une moquerie.

Il est vrai que la constitution algérienne a été torchonnée par tous les semblants de pouvoirs déprogrammés d’une moindre honnêteté ou compétence. Mais comme jamais, la 1ère loi n’a subi de si contestables tripotages. Bouteflika en a fait quasiment un vague texte qui ne tenait à aucun principe et abusé jusqu’à la moindre de ses insignifiantes normes.

L’arrivée de Bensalah est vraiment une réponse insuffisante aux aspirations de changement que souffle l’explosion d’exaspération en Algérie. Cette désignation par le parlement, du président par intérim pour 90 jours, même si elle obéit à un critère de conformité constitutionnelle, elle s’apparente aussi à une perpétuation des vieilles méthodes qui ont dilapidé de fortes recettes, désespéré la jeunesse et brisé le développement, en dépit des moyens.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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