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Rachid Nekkaz, périple pour le changement en Algérie

Une marche dans le profond pays, d’un modèle à la jeunesse qui rêve de partir !

mardi 25 novembre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


Rachid Nekkaz, issu de la même banlieue parisienne que le comédien Ramzy Bedia, l’autre algérien et coéquipier de Beyouna, est le cas d’émigrant qui tente de renouer avec, l’Algérie, son pays. L’homme est dans une belle aventure, sa marche du 1er au 28 novembre. Un témoignage que seuls les politiciens de promiscuité, le vivent en épopée et jalon dans leur parcours. Un geste qui n’a pas d’égale dans les mœurs de l’action politique locale, si ce n’est pas tout un programme digne d’être mis en exergue. Il s’adresse à une jeunesse désespérée incarnée par les "Haragas" (émigrants sur embarcation de fortune), puisque ce jeune, désormais leader algérien, incarne l’inversion de la migration vers l’Algérie...

Voir en ligne : NOTRE GRAND DOSSIER : Algérie

En France, on lui reconnait sa dextérité d’entrepreneur dans le secteur de l’immobilier, l’homme n’est plus à présenter aussi, il a frôlé les feux de la rampe. Rachid Nekkaz s’est fait la place et la renommée, avec un geste communautaire, en défendant le voile intégral. Il payait les amendes dressées par les flics aux musulmanes qui se cachent le visage. Alors qu’un matraquage médiatiques sur des affaires de justice le visaient, ces dernières se sont avérées peu condamnables...

Il passe désormais pour un phénomène de la jeunesse algérienne, en apportant son individualité dans la friche du champ politique. Sa marche déclenchée le 1er novembre, jour du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération, arrivera à Alger le 8 novembre 2014.

Ce vrai « beur » à l’allure dandy de mannequin, brave une situation de panne démocratique obstruant toute alternance. En choisissant de revenir en Algérie et de faire de la politique, [Rachid Nekkaz] souhaite et insiste beaucoup sur le développement du tourisme. Tout un autre sous-programme qu’il tente décidément, en visitant le pays, à travers son initiative de marche de quelques 669 kilomètres, de Khenchela à Alger.

Rachid ne peut plus être un inaperçu en Algérie, encore moins après avoir candidat aux présidentielles. Sa page Facebook totalise quelques 400 000 « Like ». Il revendique son « algérianité » avec convictions de modèle importé depuis l’immigration, abreuvé de modernité en ayant sa réussite déjà faite de businessman… Sa nouvelle expérience est une vraie rencontre avec le peuple et il impressionne aussi.

Dans la video ci-haut, un dialogue qui explique le projet politique du changement paisible, tentant aussi de mettre au devant l’aphasie de Bouteflika. Avec un accent d’outre-mer, il relate toutes les péripéties de son parcours, depuis son retour au pays. Des paroles largement accessibles au peuple, que son discours franc déclame sans grands serments idéologiques. Un langage de jeunesse comme une réponse palpitante de l’Algérien qui rêve de partir...

L’image saillante qu’il dégage désormais, est inédite, adroite et parfaite. Il est l’un des rares candidats malheureux aux dernières présidentielles algériennes, à revenir au contact du peuple à travers la marche de Khenchela à Alger qu’il a tenu du 1er au 28 novembre.

C’est aussi ça l’action politique civilisée qu’il préconise avec « le changement paisible » en Algérie. Faisant souvent l’objet de critiques les plus déplacés du genre « double nationalité » ou bien « affairiste de France », Rachid Nekkaz arpente son chemin avec un dynamisme attractif pour plusieurs jeunes de son pays.

Pour certains commentaires algériens, notamment ceux des cercles partisans, il n’est pas pris au sérieux. Mais au fur et à mesure que Rachid Nekkaz s’imprègne de la dignité du peuple, en arpentant l’Algérie, une certaine jeunesse y voit un enfant terriblement franc, voire audacieux, en politique...

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