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Khorassan : école de l’islamo-terrorisme cosmopolite



Le nouveau groupe d’élite et le serment de la charia


mardi 11 novembre 2014
par Azouz Benhocine


Autour du groupe « Khorassan », la nouvelle micro-nébuleuse terroriste, les opinions retiennent un autre nouveau label après "EI" (EIIL, ISIS ou DAESH) et "Al-Qaïda". Un noyau de moins d’un millier de vétérans d’Algérie et d’Afghanistan, basé en Syrie. Il est dans le collimateur des frappes de l’Otan qui ont commencé, en septembre, en Irak et se sont étalées en Syrie…

Voir en ligne : Notre DOSSIER : islamo-terrorisme d’Al-Qaïda à Khorassan

Une impénétrable nébulosité pourtant citée, est donc Khorassan. Elle fait une obsession dans la traque du terrorisme. Al-Zawahiri, l’actuel chef de l’organisation de Benladen est soupçonné de se cacher Pakistan. Et El-Baghdadi, de l’Etat Islamique, est considéré blessé ou tué. Mais ce n’est la première fois que cette rumeur revient...

Les armées, les polices et même des citoyens, comme des lanceurs d’alertes, se mobilisent pour endiguer la violence terroriste, à laquelle les pays musulmans sont maintenant confrontés. L’islamisme armé, alias les salafistes hors-la-loi, ne cesse d’ouvrir des fronts.

La nouvelle école, la faction entreprenant aux entraînements est « Khorassane », un groupe chargé de s’occuper des recrues que les filières islamistes dans le Monde, fournissent comme de la chair à canon à Al-Qaïda. Nombreux parents musulmans se plaignent quand leurs enfants se radicalisent, en terme de piété...

C’est en Syrie, comme au temps de l’anticommunisme d’Afghanistan pendant les années 80, que la prise en charge des islamistes adhérents du djihad qui déferlent de tous les coins la Terre, est établie depuis 2011. Le gros des engagés est capté par l’EI (Etat Islamique d’Al-Baghdadi), alors qu’une élite est regroupée, à l’image d’une unité de commandos, dans le collectif nommé « Khorassan ».

Cette nouvelle organisation cloisonnée est entièrement composée d’anciens et vétérans d’Al-Qaïda venant d’Afghanistan, mais aussi d’Algérie, d’Irak, d’Egypte, de Tunisie, de Tchétchénie et de nombreux autres pays. Un Français répondant aux coordonnées David (rebaptisé Daoud) Drugeon, est le cas qui démontre le nombre de nationalités qui composent Khorassan.

Selon le profil qui lui est donné, ce breton tout juste âgé de 25 ans et converti à l’islam dès 14 ans, était un fabricant de bombes pour Khorassan. Il a été tué par un drone américain, mercredi 5 novembre, lors d’une attaque menée dans le nord-ouest de la Syrie…

D’après nombreux analystes, le groupe [Khorassan] projette de s’attaquer principalement aux pays occidentaux. Et du fait de sa cosmopolite charpente humaine, il constitue une vraie menace pour les pays menant les frappes dans les zones à cheval entre l’Irak et la Syrie. Notamment en cas d’envois de groupes ou de retour des djihadistes à leurs origines, sans avoir terminer leur combat en Syrie.

C’est sur des renseignements que les dernières frappes du "Pentagone-Otan", notamment en territoire irakien à Mossoul et en Syrie, ont visé des cibles considérées de Khorassan. Elles ont fixé des véhicules, des lieux et même des personnes. Les esprits du « conspirationnisme » considèrent le groupe inexistant et même créé, comme nom, en remplacement ou prolongement d’Al-Qaïda, par les services secrets américains.

Certains avis de musulmans engagés dans la lutte contre le terrorisme, il s’agit bien de la principale école de formation des terroristes les plus mobiles à travers les frontières. Ceux qui ont maîtrise de techniques de combats et de préparation d’attentats à la manière de Rambo, des spécialistes qui projettent de commander des djihads partout ils seront possibles... Les camps d’entraînement de Syrie ont remplacé ceux de l’Arabie Saoudite téléguidés par la CIA à "Peshawar" au Pakistan...

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