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Algérie : les charognards du terrorisme de la décennie noire -2è Partie-



Abdelghani Aloui : un blogueur inquiétant devant les juges !


mardi 15 octobre 2013
par Damien Djamel Bouch’Raf


Au moment où il s’est présenté de lui-même pour son arrestation, dit une dépêche de l’AFP, le 25 septembre Abdelghani savait qu’il était traqué. Le 15 du même mois, lors d’une perquisition émise par la justice dans son domicile, une écharpe noire, avec l’inscription répétant la 1ère allégeance du croyant en l’islam disant « il n’y a de dieu qu’Allah et Mohamed est son prophète », a été trouvée.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Prétendant à l’humour ce jeune a diffusé sur facebook des images, bidouillées en photomontages, qui ne sont d’ailleurs pas visibles, qui l’exposent à un emprisonnement de 2 à 5 années selon les articles 144 et 148 du code pénal.

Arrêté, il est poursuivi pour des faits nommément réprimés « outrage au chef de l’État, aux corps constitués et apologie du terrorisme ». Ecouter et méditer ses prêches permet de comprendre ses humeurs et ses buts.

En matière de caricature, on connait la glaciation percée avec un prophète dessiné par un journal satirique français qui a provoqué des attentats et des protestations, les deux d’expression de l’islamisme.

- • Brocardé le président, Bouteflika ou ses ministres, induit l’image du personnage public.

- • Insulter l’armée par contre, sous l’accusation qu’elle tue son peuple, appartient à une logique de partie civile représentée par l’Etat qui défend une institution de ses composantes.

- • Et servir comme militant islamiste qui exige la charia des ténèbres, sinon mettre à feu et à sang ou en revendiquant l’atteinte à l’intégrité d’autrui bute à l’impasse.

D’autres Abdelghani, qui se sont exprimé politiquement, comme citoyens accrédités de s’exprimer. Loin s’en faut, ils ne semaient pas le djihad comme Abdelghani Aloui. Ils ont été jugés avant ce cas, et ont eu à répondre devant la justice confrontée au ridicule… Le juge devrait-il être navré, avec la consternation des cas arbitrés auprès des tribunaux, alors que la libre parole est constitutionnelle.

- • En juillet 2012, Saber Saidi, âgé de 33 ans, avait eu des ennuis avec la justice suite au partage sur Internet de vidéos sur des mouvements d’opposition algériens. Il a finalement été acquitté en avril dernier.

- • Un autre activiste, Tarik Mameri, avait quant à lui lancé un appel au boycott des élections législatives de mai 2012. Il a été condamné à 8 mois de prison avec sursis pour « incitation directe à attroupement et outrage à corps constitué ».

Ces deux jeunes s’en sont sortis sans gravité. Mais faire appel au terrorisme dans un pays qui a connu les pires affres de notre époque, risque de ne pas être pardonnable…

Internet et le droit de semer le malheur contredit la voie universelle d’un Monde heureux et paisible à partager. Dans lequel l’Algérie cherche en la démocratie, de juguler la haine toute fraiche causée par l’islamisme. Mais ça continue, des jeunes souvent indiqués comme « égarés » pensent bien militer pour le compte d’Allah !

Les derniers prédateurs dans la jungle sont les charognards, les bons islamistes algériens continuent bien de faire croire à d’autres algériens, les juges qui l’âme et la conscience les font poursuivre la médiocrité qui impose la désolation.

La pétition demandant la libération de ce citoyen algérien totalise 270 signatures, au bout de 3 jours. Ce qui explique certainement qu’une majorité d’Algériens refusent l’islamisme qui fournit le terrorisme en idées, soutiens et « Djihadistes ».

Légende du Tableau

Cliquer le nom de la ville pour consulter les noms des signataires

Les paraphes se répartissent ainsi

Ville Nb signatures taux en %
- Alger - 67 - 24,91
- Paris - 24 - 8,91
- Bejaïa - 11 - 4,09
- Oran - 11 - 4,09
- Tizi-Ouzou - 7 - 2,06
- Marseille - 7 - 2,06
- Autres villes - 142 - 52,788

1ère partie : La justice algérienne et les défenseurs de l’extrémisme !

2è article : Algérie : les charognards du terrorisme de la décennie noire