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La liberté d’Internet, par où passent connaissances et informations, menacée

Le nouveau malheur de la directive européenne sur les droits d’auteur ?

 

dimanche 16 septembre 2018, par N.E. Tatem

En plein débat sur la neutralité d’Internet et de sa liberté des rouages gouvernementaux, des forces de l’argent et d’autres monopoles, qui peuvent se justifier d’une manière quelconque, l’Union européenne entreprend, en ce septembre 2018, de légiférer sur les droits d’auteur (copyright). En vertu de ce dernier concept, la rémunération convoitée n’épargne aucun site-Web, particulièrement les GAFAM(*), où est mis (ou partagé) un lien montrant ou dirigeant vers un article ou une vidéo, ayant des créateurs et des suiveurs qui surveillent la consommation...

Voir en ligne : Notre dossier : Médias alternatifs, Internet, Google, Twitter, Facebook, réseaux

Parce que nous considérons que les technologies qui ne cessent de se raffermir démocratisent l’accès aux connaissances et rendent fluide les canaux de circulation l’information. Mais les diffuseurs cherchent à monétiser leurs produits, se prenant déjà par des sources qu’il faut payer en les citant. Y compris pour les géants du Web, il est préconisé de leur enjoindre d’être autorisés pour citer des références et surtout de les faire payer...

- Nos derniers articles sur ce sujet : Les médias sociaux et le rapport de force au sein des gouvernements. 11 septembre 2018
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Les médias mainstream ont, avec une pseudo protection des droits d’auteur, bien volonté de faire payer les géants du Web, pour leur permettre de mettre en ligne des liens cliquables menant à leurs articles et autres produits de distraction ou d’information. A l’avidité de gains se rajoute aussi le dessein de vouloir garder, voire étaler, leur ancien monopole sur la toile qui maintenant appartient à des entrepreneurs qui organisent et dressent une communication sociétale nouvelle.

Il est vrai qu’une partie des ressources de la publicité est maintenant dirigée vers les plateformes d’Internet. Ce qui réduit la part de ces ressources que la presse de support papier et celle des ondes sonores et imagées, prenait grâce aux fréquentations du public. Mais originellement la réclame n’est pas exclusivement nécessaire aux radios, TV et journaux, et n’est guère strictement un segment de leur vocation. Mais maintenant aussi, les détenteurs des canaux médiatiques traditionnels et corporatistes sont aussi les industriels qui financent la pub…

L’UE (Union Européenne) a voté la directive controversée sur le droit d’auteur dont les conséquences restent à mesurer. Elle consiste principalement à un filtrage de tous les contenus visibles en ligne, les éditeurs de presse et maisons de disque pour la musique essentiellement comptent soutirer des deniers à Google, Facebook, Twitter et autres médias du Net qui trouvent, il est vrai, matière de quoi remplir leurs pages.

- Nos derniers articles sur ce sujet : Le "complotiste" Alex Jones écarté par les géants du Web qui l’ont rendu célèbre 9 août 2018
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Pour les sites d’infos alternatives et libres, l’évolution de la civilisation humaine, avec l’avènement de la digitalisation des informations et la naissance des créations artistiques sous une forme numérique, a élargi la liberté de l’expression, surmontant certaines censures qui était par le passé incassables. Au péril l’organisation du web, la pseudo-réforme du droit d’auteur, de Bruxelles, tente de conserver de vieilles règles d’un marché qui n’est plus uniquement sous son contrôle exclusif.

La pression des éditeurs de presse qui exigent contrepartie pour l’exposition de leurs produits, par des agrégations ou autres partages, est controversée. Taxer les GAFAM(*) séduit les eurodéputés, mais elle prive les producteurs de contenus des citations de sources qui doivent rémunérer les liens hypertextes qui crédibilisent leurs travaux.

L’adoption par le Parlement européen d’une directive jugée contraignante et dont les articles 11 et 13 sont au centre de la polémique est acquise. Elle a été approuvée par 438 voix contre 226. Et elle permet des pourparlers entre le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne, pour que ces deux institutions s’allient pour promulguer un texte définitif qui reviendra à nouveau devant le Parlement...

(*)GAFAM est l’acronyme des géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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