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Jusqu’à 30 000 terroristes dans les territoires à cheval entre l’Irak et la Syrie.

Un rapport d’experts de l’ONU dit que Daesh n’est pas encore battu, il a perdu du terrain

mardi 14 août 2018
par Hugo Mastréo


Une évaluation du terrorisme islamiste qui, a sévi d’une manière spectaculaire au Moyen-Orient, mérite d’être connue. D’autant qu’elle constitue la matière d’un rapport présenté au conseil de sécurité de l’ONU. Le pseudo EI (Etat Islamique) parti en vrilles, mais sa composante humaine reste.

Voir en ligne : Notre dossier Daesh ISIS EI Etat Islamique

Selon un rapport remis au conseil de sécurité, il y aurait quelques 20 à 30 000 djihadistes du Daesh répartis sur les territoires à cheval entre les Syrie et l’Irak. Un compte-rendu a été publié le lundi 13 août, sur le travail des observateurs accrédités par l’organisation des Nations unies et chargés d’émettre ce constat.

Ces experts diligentés par l’organisation internationale, sont formels. Certains combattants, de quoi comprendre le gros du contingent, de la nébuleuse criminelle qui opère en Irak et en Syrie, ont rejoint l’Afghanistan. Cela ne veut pas dire qnue d’autres nations, sinon toutes que renferme la Terre, sont aussi des destinations se rapportant souvent à l’origine du fuyard.

Si les zones montagneuses à la frontière entre Afghanistan et Pakistan, est attirante, exactement le pays des pachtounes, où se dirigent généralement ces redéploiements, c’est parce que c’est un fief indémontable. Il constitue le point de chute qui date de l’époque où la CIA, les frères musulmans et l’Arabie Saoudite, prétendaient lutter contre le communisme.

Toujours inaccessible, cette géographie (pakistano-afghane) accidentée a abrité Benladen et les camps d’entraînement. C’est même de là, pour la Asie, que sont données des directives aux djihadistes internationaux. Y compris ceux du Moyen-Orient reçoivent des soutiens de toutes sortes de ces régions.

Sur place, en Irak et en Syrie, des cellules dormantes, des hordes itinérantes dans les déserts des 2 pays et des groupes aux éléments humains ayant les mêmes affinités, subsistent et tentent de frapper sporadiquement. Des agents, disent les experts de l’ONU, sont encore opérationnels dans ces 2 pays.

Cependant, ils sont 10 fois moins en Libye (3000 à 4000), d’après cette expertise. Le plus souvent avec un lien au sol, c’est-à-dire au pays d’où est ressortissant le terroriste qui était avec Daesh (ou #ISIS), revient le criminel. Il faut déduire que nombreux islamistes armés essaient de trouver refuge loin du champ des opérations où ils sont souvent harcelés et traqués.

Sans oublier qu’ils sont aussi des milliers à se diriger en Asie de l’est et en Afrique de l’ouest. Sur le continent africain, outre une partie de la région dite la corne, le Sahel est aussi un endroit de prédilection. Non seulement les musulmans offrent souvent un accueil, mais aussi la faiblesse des institutions étatiques et la prédisposition des territoires attirent ceux sortant du Moyen-Oirent.

Avec ce dispatching, il faut savoir que les nationalités, de ces islamistes passés maîtres des cruautés, sont carrément de tous les pays. Généralement les populations à forte densité de musulmans fournissent plus de "djihadistes". Cependant l’expérience syrienne a montré que les Français sont plus nombreux que les maghrébins...

Pour les experts de l’ONU la façon d’agir de l’EI (Etat islamique), ce qu’ils ont désigné par "la discipline", au sein des groupes, constatés entre l’Irak et la Syrie, est la même. Malgré les informations qui ressemblent à des rumeurs que chef Abou Bakr al-Baghdadi a été blessé, il "reste en position d’autorité". Mais là, rien n’est inventé !

Le Daesh a été chassé par l’armée syrienne de plusieurs de ses anciennes places fortes, Raqqa et Alep. De même qu’il a été délogé de Mossoul en Irak. Cependant il reste des lieux où se cacher, les méthodes de casemates datent des instructions, des agents de la CIA, acquises en Afghanistan.

Il est aussi connu que les terroristes d’Irak et de Syrie gardent des familles comme leurs boucliers. D’ailleurs des femmes et des enfants les accompagnent partout dans leurs déplacements. Des zones en Syrie, comme Rokbane, contrôlée par les Etats-Unis comportent beaucoup de ces cas, des suites familiales de terroristes, selon les experts de l’ONU.

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