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LANCEUR D’ALERTE : fuiter des informations, une légende citoyenne.



La problématique de protection de l’individu agacé par la corruption dans son gagne-pain.


mercredi 13 novembre 2019
par N.E. Tatem


Ecouter l’article. Le destin des lanceurs d’alerte est souvent difficile. Car dénoncer est déjà moucharder, même si cela est dans l’intérêt général. Dans les milieux professionnels gangrenés par la corruption, un gêneur qu’il faut éliminer du collectif des associés ou salariés serait certainement le plus honnête. Cette logique ne se brise pas facilement, car la belle majorité peut piétiner la justesse et les principes qui la soutiennent.

Voir en ligne : Notre dossier ALERTE

Le destin des lanceurs d’alerte est souvent difficile. Les plus vulnérables sont les personnes isolées et désargentées. Par rendre public ce qui est caché est plus périlleux pour une personne. Alors que les entreprises disposent de moyens qui répondent à ce qui est coûteux. Car l’alerte peut être produite par des corporations diverses, parmi lesquelles celle des journalistes est la plus prédisposée.

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Guide pratique à l’usage du lanceur d’alerte.
Ces méthodes sont applicables partout. Cependant, il s’agit du guide de Transparency International France, seconde édition. Il apporte des éclairages sur le statut du lanceur d’alerte.

Des entreprises montrent aussi, dans le but de déclencher un processus judiciaire ou bien juste réaliser une exposition à l’opinion, des agissements contraires aux déontologies et l’esprit de moralité. L’expérience de Wikileaks est édifiante pour cette pratique qui démontre définitivement son utilité. Pour les cas des « Panama Papers », c’est bien montrer des commerces délictueux.

Car dénoncer est déjà moucharder, même si cela est dans l’intérêt général. Ce rend l’initiateur isolé. Dans les milieux professionnels gangrenés par la corruption, un gêneur qu’il faut éliminer du collectif des associés ou salariés serait certainement le plus honnête. Cette logique ne se brise pas facilement, car la belle majorité peut piétiner la justesse et les principes qui la soutiennent.

Interpeller sur un risque, un scandale ou un danger, c’est communiquer un appel alarmant, afin de déclencher une intervention de régulation, de controverse ou de mobilisation collective. S’il est consciencieux d’assumer l’annonciation d’un malheur, les conséquences en sont déjà que des auteurs quelconques en sont responsables. Alors les victimes peuvent souvent être impressionnant comme pour les dégâts environnementaux…

Ils sont vraiment rares les lanceurs d’alertes, une fois démasqués, qui gardent leur emploi. Du fait qu’ils révèlent, de l’intérieur même des entités où ils exercent une fonction, des corruptions, les managers ou bien leur hiérarchie les éliminent des effectifs et les accusent, comme les poursuivre en justice, pour trahison.

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En réalité, les lanceurs d’alertes sont plus performants et rentables. Ils sont des citoyens attachés à leur entreprise et à leur métier, soucieux de l’honnêteté, de la rectitude et du travail bien fait. C’est pour cela, qu’ils ne font pas semblants de ne pas savoir, afin de camoufler des délits, malversations et autres escroqueries.

Bien sûr qu’il y a des spécificités pour chaque lanceur d’alerte. Elles dépendent d’abord de ses révélations. Puis suivent les indications qui montrent l’illégalité qu’il dénonce. Souvent il s’agit de découvertes faites par de salariés d’entreprises, qui ne souscrivent pas à la manière d’exploitation qu’ils exercent au sein de l’économie qui les emploie.

Alors se posent plusieurs questions, surtout la manière de les protéger est la plus pertinente. Cette corporation mérite des lois qui détermine leur action qui est la fuite des preuves. Afin d’encourager l’existence de cette source d’informations, pour les médias et aussi pour les services du pouvoir judiciaire étatique, la presse devait souvent les citer et reconnaître leur bravoure citoyenne.

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