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La bataille d’Alep où l’épilogue d’une guerre civile devenue inutile



Contradiction cornélienne en Syrie, rapport de force au moins mauvais.


mardi 9 février 2016
par Azouz Benhocine


Alep, la capitale économique syrienne était coupée en deux depuis 2012. D’un côté, à l’est, les opposants accoudés par les terroristes du Daesh. Et de l’autre, à l’ouest, l’armée régulière au service de l’autocratie dynastique des Assad. De part sa position géographique, cette région centre de Syrie n’a jamais été abandonnée par le régime et ses ennemis. Les batailles de l’année 2016, à Alep, sont considérées comme l’épilogue amorcé pour la crise, et la guerre civile, syrienne.

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie


Syriens au retour de l’armée régulière à Alep par Populi-Scoop + TV- russe

A propos des combats où le régime syrien reprend le dessus, en ce début de l’année 2016, c’est dans une globalité qu’ils ont considérés, du recul d’Isis. Cette guerre civile du Moyen-Orient est entre des hordes généralement non-identifiées et un gouvernement à la légitimité douteuse. Les chancelleries diplomatiques sont à l’écoute et reproduisent deux discours :
- Celui des adversaires de Bashar, comme la France et certaines royautés arabes du Golf, qui pérorent « l’éviction du dictateur », même avec une contagion terroriste.
- Et celui qui dit vouloir briser cette dernière, l’hydre hideuse de l’islamo-terrorisme. En réalité le choix n’est pas si cornélien, le moins nuisible au Monde et à la population locale devient le raïs...

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La dictature accrédite son sauvetage, devant l’opinion internationale d’abord, mais pas les représentations diplomatiques. Quand une partie de la population y croit au même choix, c’est la terreur obscurantiste qui est en défaite. Bashar se présente désormais d’être moins nocive que les islamo-terroristes...

... Et d’autres opposants placés par les monarchies arabes réactionnaires du Moyen-Orient, avec la bénédiction des forces hégémoniques du nord atlantiste. L’enjeu géostratégique de la ville d’Alep dans cette guerre civile, comme celui de Damas la capitale, est la marque d’échec, ou de victoire, pour l’une des parties en belligérance.

Avec d’un côté, les frappes aériennes de l’alliance guidée par les Etats-Unis, dont l’évaluation n’a jamais été dressée positive et, de l’autre, celles de la Russie, qui malgré l’adversité des islamo-fascistes d’Ankara, le régime du baâth en Syrie est réconforté. La population sans lien avec le terrorisme et qui était sa victime, voit une lueur...

Le changement actuel à Alep, de l’avancée de l’armée syrienne qui a déjà libéré d’autres régions, bénéficie aussi de l’aide, sur le terrain même des combats, du Hizbollah libanais et de l’Iran. Ces appuis moins visibles, parce qu’ils apportent davantage un renfort logistique aux troupes du front, qu’une présence aux lignes de feu.

Pris en tenaille entre les forces loyalistes, les Kurdes du PYD (parti de l’Union démocratique) et les djihadistes de l’État islamique (EI), les rebelles armés, qui n’ont pas donné le moindre signe de crédibilité, voire d’existence, ne se différencient pas des criminels avec qui ils partagent la cause. Cette opposition, non identifiée, attend une réponse de ses alliés, arabes et atlantistes, qui en réalité sont plus intéressés par les terroristes.

Soutenus par les régimes monarchiques régionaux et les islamistes de Turquie, qui désirent tous inlassablement gagner de l’influence, tant dans leur environnement que dans le Monde, les rebelles syriens flirtent avec tout guerrier, même le tueur le plus cruel, n’étant pas dans le camp adverse.

Le champ des batailles en Syrie, délimité par les confins avec la Turquie a toujours été primordial dans l’évolution de cette crise. Depuis 2011, la crise est devenue la seule question des diplomaties. Elle arrive l’épilogue où le moins nocif est à l’origine d’une vague d’exilés, qui étaient complices d’une nébuleuse qui n’a pas convaincu.


L’Armée Syrienne saluée par le peuple, à Alep par Populi-Scoop

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