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Nouvelle agence du renseignement dirigée par le clan Bouteflika



Corruption et rentiers enfouissent les dernières enquêtes


mercredi 27 janvier 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


Selon Reuters, Bouteflika a créé une nouvelle agence pour les puissants « services secrets » algériens. Elle est rattachée à la présidence. C’est un sujet qui peut relever de la spéculation, aucun détail comme la dénomination ou bien son organigramme n’a été donné. On ne parle pas de terrorisme et d’espionnage externe, les deux mains intérieure et extérieure, qui habituellement font le pain sur lequel planche la police militaire. On ne s’imagine pas un pays sans une telle institution, encore moins l’Algérie…

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie


Rachid Nekkaz devant le bien immobilier de... par Populi-Scoop

En démocratie formelle, l’Algérie légalise les islamistes au détriment de l’article 41 repris dans toutes les versions, y compris la récente avec le même N°, de la constitution. Elle s’occupe du terrorisme, auquel elle préfère le mot « radicalisation ». L’armée algérienne ne s’occupe plus désormais de la traque des opposants politiques. C’était son « SM », puis la « DRS », qui était chargée de cette réprimande.

Quelques uns de nos récents articles sur la DRS d’Algérie.
- MALG, SM et DRS : l’ennemi intérieur reste, Toufik s’en va.
- Le prince récuse ses cavaliers : en Algérie le DRS cède à la réforme.

Voici un article qui reprend la dépêche de Reuters.

L’existence d’appareil chargé de protéger la nation de l’espionnage international et des complots endogènes, figure parmi les gênes qui font l’empreinte du système politique algérien, où l’armée fait et défait les princes. Depuis le « MALG », les officiers chargés du renseignement sont incontournables dans le corpus de ce qui est aussi le « régime ».

Pour certains analystes, c’est la vieille guerre interne des cercles et clans du pouvoir. Le parti FLN vient de réussir, une nouvelle confiscation et spoliation de l’Etat algérien. Son noyau de dissuasion qui ne veut pas juger les responsables des problèmes du pays, dont la corruption, a gagné un trophée. Ce même parti aiguillonnait et commandait des directives sur ses opposants pour que le DRS intervienne.

La corruption, du sommet et de la base, dans une guerre pour étouffer les dossiers.

Les services secrets algériens traquaient, par intermittence la corruption qui touche largement les appareils gouvernementaux. Ces derniers sont généralement entre les mains des deux partis, FLN et RND, à l’instar du nombre d’élus à tous les échelons des rouages. Les militaires sont d’ailleurs les seuls à pouvoir s’interposer en cas d’abus, quand ils ne sont pas les premiers auteurs des passe-droits.

C’est du parti de Bouteflika, l’ancien parti unique, qu’est sortie l’idée d’un « Etat civil » qui sous-entend « la neutralisation de l’armée ». Le parti derrière Bouteflika est dirigé par Saïdani, un personnage cité dans des achats immobiliers à Paris et dans des affaires de corruption, déniés à l’opinion algérienne. Un tel sujet, de compte bancaire et biens à l’étranger a été déjà divulgué, voir notre article ICI.

D’autres articles sur la DRS en Algérie.
- Algérie : le DRS et le grand trou noir.
- Le général Toufik, Mohamed Médiene, bat le record mondial de longévité au poste de chef de services secrets.

La mainmise du raïs sur les services de sécurité spéciale, a plusieurs formulations. C’est par la modalité de démystifier l’emprise de l’armée, ou bien la moindre de ses entraves, que l’Algérie est maintenant entre les mains de la mafia « Saïdani-Hadad », après celle des « Khelil-Bedjaoui ».

En mission d’éradication politique, les militaires mis au garde-à-vous par un parvenu : Saâdani !

Le stop aux militaires susceptibles de contester l’accaparement de la présidence par Bouteflika, qui est la surveillance du personnel de la défense, passe par la "nouvelle agence du renseignement". Les scandales de corruption qui sont de lourds dossiers touchent l’entourage du président. Notamment la corruption qui gangrène les administrations, de toutes les hiérarchies, qui sont entre les mains du FLN-RND.

A l’heure de la faillite des ressources du pays qui assuraient la manœuvre populiste, les agissements qui se heurtent au président sont littéralement fermés. Qui désigner comme responsables de la gabegie, la nouvelle agence des services secrets algériens s’en charge de la protection du clan...

Alors que Bouteflika livre une bataille contre les hauts gradés de l’armée, il décrète la dissolution du DRS et obtient le départ à la retraite du puissant général Toufik (le DRS lui-même). Le pays entame une crise, touchant le cœur même de la politique algérienne, de la ruine de la rente qui répondait aux besoins les plus primaires, le pétrole ne prémunie la stabilité sociale et politique.

L’armée n’est plus ce qu’elle était et le pays pénètre une impasse. Une période de vaches maigres où le peuple de la Tunisie voisine a montré une formidable organisation de chômeurs. Une vision qui refusé d’enfouir les droits sociaux et la qualité de la gouvernance, l’exigence première pour la sécurité et la prospérité…

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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