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Le terroriste libyen El-Mesmari condamné à mort en Egypte.



Questionné par le journaliste Ahmed Nada, il assume et n’arrêtera jamais de tuer


lundi 14 octobre 2019
par Rebel Kazimir


Ecouter l’article. Un tribunal égyptien a condamné à mort, en ce début octobre 2019, un jeune Libyen qui est l’un des principaux suspects, dans l’attaque terroriste du 21 octobre 2017. Elle s’est déroulée dans l’oasis de Bahariya, à 370 km au sud-ouest du Caire. Au moins 35 policiers et soldats égyptiens ont été tués, dans des affrontements avec des éléments islamistes. L’Egypte est, avec la secte des frères musulmans, le bastion des pires fanatiques dont l’actuel chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri.

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Le lourd bilan de ses combats qui ont duré 7 heures a impliqué 43 autres personnes qui ont aussi jugées. Les procureurs ont inculpé, avec les autres protagonistes, de meurtre avec préméditation, tentative de meurtre, appartenance à un groupe terroriste et attaques contre des membres de l’armée et de la police, entre autres chefs d’accusation.

Un communiqué a précisé que plusieurs assaillants "terroristes" ont été tués lors des affrontements. Plus tard, le 25 novembre 2017, une trentaine d’assaillants font 305 morts (dont 27 enfants) et au moins 128 blessés dans une mosquée de Bir al-Abed. Il s’agit à ce jour du plus grave attentat perpétré en Egypte.

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Abdel-Rahim Mohammed Al-Mesmari est libyen, surnommé le terrorisme des oasis en Egypte. Son expérience mérite d’être connue. Il a été arrêté une semaine après la frappe et reconnu d’avoir pris part à l’hécatombe. Les oasis de ce désert égyptien ont vécu les pires exactions, qui datent de bien avant que le militaire Sissi bloque la prise du pouvoir par les islamistes.

Puis Al-Mesmari s’est fait aussi connaître, plus tard quand un journaliste égyptien, lui fit une interview de grand public, passé à la TV El-Watan, El-Hayat et d’autres. La rencotre reste controversée, car servant plus à la promotion des tueurs. Khashoggi, justifiait en Afghanistan où il y avait été avec la double casquette d’agent de la CIA et de reporter de guerre.

Essayer de comprendre la logique du terrorisme confessionnel, inéluctablement on plonge dans la psychologie et les méandres de l’obscurantisme. Certains journalistes indélicats, qui se trouvent finalement à faire l’apologie de l’islamisme, tentent surtout de protéger des criminels. Ils commencent par montrer qu’ils essaient de confronter les idées des tueurs, pour démonter leurs arguments. Mais très généralement, ils échouent.

Souvent ils se retrouvent d’apporter de l’aide à la pseudo-idéologie mortifère inspirée de l’islam. En 1954, le grand écrivain Mohamed Hassanein Heikal a également interrogé un terroriste, nommé Mahmoud Abdul Latif, impliqué dans la tentative d’assassinat de Djamel Abdenasser, 4 jours seulement après les faits dits « l’incident de Manshiyya ». Sans résultat aussi !

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Donc ce n’est pas une première, que des journalistes se prétendant être érudits voire des professionnels s’adonnent à disculper des criminels. En utilisant ce genre de question-réponse, avec la quête avérée d’innocenter la terreur, ils entretiennent des ambiguïtés. Et dont l’occasion Les crimes ont obtenu un label théologique. Le terroriste n’a pas été mille chemin pour justifier ses actes, il parle de la « hidjra » (l’exil) et que le prophète Mohamed a tué ses oncles ?

Al-Mesmari s’était infiltré en Égypte, après avoir combattu contre les troupes du général Haftar en Libye, pour établir un camp d’entraînement militaire dans le désert de Wahat. Il avait planifié une série d’attaques terroristes contre des lieux de culte chrétiens et certaines installations vitales, après bien sûr que feu Morsi a été évincé du pouvoir en 2013.

- Adib : Ne vous sentez-vous pas coupable d’avoir tué des personnes avec lesquelles vous partagez le même pays ou la même religion ?
- Mesmari : le prophète a tué ses oncles.
- Adib : Mais c’étaient des infidèles.
- Mesmari : Exactement !

Au moment de son arrestation.

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