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La CIA redouble de férocité dans l’instrumentalisation des réseaux sociaux du Web…



… Avec la bénédiction de la Maison Blanche et du secrétariat d’Etat.


lundi 5 juillet 2010
par Rebel Kazimir


Des régimes de plus en plus émancipés de l’impérialisme américain comme la majorité des Etats sud-américains, sont exposés à des manœuvres de déstabilisation par le biais des réseaux sociaux. Un acharnement inégalé prend forme chaque jour, mais sans créer des implications vraiment actives. Dans certains cas, c’est même l’effet contraire, des distances et des ripostes sont prises des essais américains.

Ces espaces numériques de mise en relation et de diffusion d’informations et de certains contenus culturels, sont aussi un véritable champ politique. Les USA qui gardent l’initiative en matière de la toile avec Microsoft, Google, - Facebook, - Twitter et bien d’autres plateformes, ont choisi de propager leur endoctrinement via ces systèmes électroniques, illimités et s’en passant des frontières.

Avec l’avènement des forums de discussion de la fin des années 90, qu’a précédée et stimulée la généralisation offensive de l’utilisation d’Internet, la chose a été prise au sérieux par les champs de confrontation idéologiques. Ceux qui s’en servent le plus, sont ceux qui ont facilité à les introduire publiquement et de la manière informelle. Grâce surtout à la teneur des débats qui se tenaient lors et dans ces échanges, c’est même une majeure préoccupation pour les autorités américaines d’être présentes et d’orienter les participants prédisposés à jouer le jeu.

Depuis 2008 l’effet politique du virtuel sur la vie réelle a été constaté très plausible. Du fait de l’éclatement des interconnexions entre personnes, par la magie des réseaux dits « sociaux », le champ d’action se déplace continuellement sur la toile. Puisque ces derniers entretiennent de sérieuses discussions, en mesure d’influencer le quotidien et même d’être à l’origine de mouvement sociaux comme en Iran... Qui ne songerait pas d’en faire, de ses rencontres virtuelles, sa boîte à outils pour influencer le monde ? Les individus s’y sont mis jusqu’à l’addiction pathologique et les Etats ne sont pas en reste.

A ce stade de l’évolution numérique de la civilisation humaine sur d’envisageables relations humaines décalées et à haute mobilité sur le Web, que les sociologues qualifient de progrès, la CIA n’est pas indifférente. Comme appareil central de surveillance et d’intervention idéologique d’un impérialisme basé essentiellement sur la domination d’autres peuples pour les intérêts américains, l’agence n’est pas restée dans l’expectative. Surtout et en premier lieu cette boîte très active en matière de manipulation et de complots. Elle a vite et spontanément remis au goût du jour ses structures classiques en rapport avec le rayonnement idéologique du pays de l’oncle Sam.

Le fameux congrès pour la liberté de la culture, qui date des années 50, plus connu sous le nom « congress for cultural freedom », s’est le premier intéressé à cette nouvelle tendance d’investir individuellement et collectivement le Web pour élargir la géographie de l’influence américaine. Cette succursale dont la création a été largement soutenue en Europe, visant les arts, les intellectuels et les milieux universitaires est à la pointe des centres de la psychologie anticommuniste. N’ayant pas ses propres sites internet connus comme tels, la CIA procède désormais par des recrutements sous forme noyautage des activistes, via les réseaux existants, des personnes présentes et exprimant des positions qui conviennent aux states.

Et surtout elle est tentée de créer des activités subversives, sous son paradoxal label du « démocratisme » qui s’avère contre-productif en matière de terrorisme. En encourageant les regroupements et recoupements des oppositions hostiles aux régimes des pays qui désobéissent à l’orientation globale de la Maison Blanche, les Etats-Unis mettent les bouchées doubles pour rentrer en contact avec leurs larbins.

Parmi ses plus illustres et récentes activités le AYM « Alliance of Youth Movements » où madame Clinton en personne a livré un message à une communauté, comme le montre la vidéo ici-bas. Dès les premières heures de la journée du 15 octobre 2009, quand la ville de Mexico a accueilli un sommet regroupant certains « Geeks » et bloggeurs ouvertement favorables à l’impérialisme. Comme la jeunesse est friande de la nouvelle technologie, alors que les séniors préfèrent quitter leur monde sans y mettre la main, les populations présentant des perspectives politiquement plus aptes à s’inscrire dans la stratégie américaine sont appelées à suivre les adeptes rassemblés pour la circonstance.

Traduction de l’introduction de la secrétaire d’Etat américaine, lors des journées du 28 et 29 octobre 2009 : « Vous venez de cultures et de pays différents, et vous parlent des langues différentes. Mais vous partagez tous un engagement commun de dialoguer avec le monde, en utilisant tous les outils à votre disposition pour rassembler les gens à résoudre les problèmes. Et qui vous faites le genre de dirigeants, dont nous avons besoin pour que nous travaillons à relever les défis et saisir les opportunités du 21ème siècle. »

43 délégués sont venus du monde entier (Etats-Unis, Turquie, Sri Lanka, Canada, Royaume Uni, Irlande, Moldavie, Colombie, Inde, Pérou, Brésil, Liban, Arabie Saoudite, Jamaïque, Malaisie, et Mexique) à Mexico. L’absence de certains pays, comme Cuba ou bien la Chine, potentiellement imprenables est remarquée. Cependant les intervenants, outre la secrétaire d’Etat Mme Clinton, les animateurs de la campagne électorale de Barack Obama ont largement guidé les discussions.