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La justice algérienne, quête sa virginité, peut-elle défaire la bande mafieuse ?



Bouteflika abandonné, a le contexte géopolitique pour apeurer son peuple avec la déstabilisation


samedi 23 mars 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Le nouveau menu de travail, auquel sont interpellés les magistrats en Algérie, est de prouver leur indépendance du pouvoir. Après des décennies d’allégeance, c’est un domaine décisif que les proches de Bouteflika, et l’ensemble du personnel ayant gouverné, ne veulent lâcher leur emprise. Ce que redoutent les anciens dirigeants, de ce pays habité de prédation des richesses communes, qu’ils soient jugés pour leurs crimes d’associations de malfaiteurs politico-financiers...

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Le défilé qui a été fait, par les corps professionnels du barreau, sur le siège du conseil constitutionnel, ne lave pas définitivement le passé de la justice. Elle avait sombré dans la corruption et a même servi l’islamo-terrorisme contre l’armée, en libérant nombreux intégristes virulents. Car l’arabisation (élargissement de l’utilisation la langue du Coran) et les valeurs de l’identité étaient sous protection d’une ruralité scindée aux nouveaux parvenus.

Une action forte et pesante est tentée par les responsables des lois. Regardons sa possibilité de réaliser une remarquable instance pour juger l’illégalité. Pour trancher dans l’intérêt du peuple et de la nation, il faut donc adopter la ruée naissante vers de "nouveaux traités sociaux". Alors la conversion des magistrats tient au cheminement de la revendication populaire faisant naître la seconde république.

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Les Algériens ne s’intéressent plus à la santé de leur président qui, avec les retraits des principaux partis politiques de son giron, est isolé avec son clan. Noreddine Bédoui, le 1er ministre n’arrive pas à constituer un gouvernement. Les services publics livrent les affaires courantes. Et la population est tenace pour en finir avec les castes du nationalisme réactionnaire qui ont gouverné jusqu’à là !

La justice algérienne, à elle seule, peut démanteler le régime en place qui agglutine des parasitaires autour du président malade. Selon des analystes qui présument qu’avec des actions menées dans le cadre institutionnel, il est possible de briser la dilettante caste campant sur les rouages centraux. Du fait de l’éloignement des pratiques juridiques, un combat de ce genre n’est pas cru, c’est même l’illusion. Pourtant !

La mobilisation s’accroît chaque vendredi, rendant la foule des manifestants plus compacte. D’ailleurs en plus de mieux en organisée. Mais quand il faut se tourner vers les magistrats, lesquels expriment à la fois leur désarroi d’avoir été obéissants au despote, par le passé, et maintenant leur désaveu de ce dernier, les Algériens se montrent, envers eux, légaux et paisibles.

Les juges et les avocats comptent démonter à la société qu’ils ne sont pas corrompus. Le projet de bagarre juridique est initié par nombreux cercles, comme le journaliste Mohamed Sifaoui, qui compte dénicher les biens en France des responsables algériens. Ou bien les intellectuels qui procèdent ainsi avec vigilance, pour le maintien de l’ordre et de la paix.

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Les citoyens qui ont entendu parler de cette mutation de la justice de leur pays espèrent trouver réponse à leur demande de passer à une seconde république. Cette dernière est un passage du témoin de la génération qui mené la guerre de libération à la jeunesse plus éduquée. Et moins encline à demeurer sous l’emprise des traditions dont l’obsolescence et la déliquescence se vérifient.

La première gouverné, sans partage entre les factions claniques qui la compose, avec la légitimité historique. Et la nouvelle vague de citoyens, imprégnée de science plus ouverte sur le Monde, est confrontée à l’emprise de la théologie mortifère de l’islam politisé, qui lui est diamétralement opposée en réfutant le paquet des libertés individuelles ;

Après des décennies de justice servile à la bureaucratie, ou le non-droit, les magistrats ont décidé de prendre leur indépendance. Et de ne plus assumer les abus commis par les puissants contre les citoyens au nom de la justice ! Si ce n’est pas une révolution ça, en Algérie c’est du moins une rupture avec d’anciennes pratiques !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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