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Algérie : recul du terrorisme mais répression des médias et de la société civile (2ème partie)



La corruption met à son service la justice pour le climat de son impunité


vendredi 15 juillet 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’atténuation du terrorisme en Algérie n’est pas assez reconnue, notamment au niveau régional et international, mais elle commence à être constatée. Ce qui aliment le leurre de l’arrivée des investissements étrangers, dont les initiateurs ne sont pas suffisamment avertis de l’évolution de la situation. Cette illusion, que des sociétés viendraient ouvrir des industries dans le pays, n’a jamais existé ailleurs que pour vendre leurs produits et trouver une main-d’œuvre corvéable, l’exemple chinois nous renseigne. Cependant l’économie nationale se porte bien, malgré la chute des prix du pétrole et la persistance de la corruption, dans un Etat encore plus, policier, et livré à la prédation que jamais il ne l’a été.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Voici la 1ère partie de cet article :
- L’analyse positive du terrorisme en Algérie est abordée.

Prétendre lutter contre le terrorisme, tout en légalisant les islamistes ou être en contact diplomatique avec l’Iran ou l’Arabie Saooudite, c’est croire lutter contre le fascisme tout en respectant Hitler ! - de notre rédacteur en chef N.E. Tatem

Le gouvernement mène une guerre contre les médias, en particulier les radios ou chaînes de télévision qui échappent à son contrôle. Les journalistes travaillent beaucoup pour couvrir les affaires d’escroqueries, alors les divers cercles bureaucratiques s’enrichissent et sont bien connectés avec les centres de décision. Officiellement, le gouvernement se penche sur le problème de la corruption, mais ce qui est remarqué, la plupart des efforts pour le réprimer sont vains. Les détrousseurs de l’économie sont attachés aux politiciens du pouvoir en place, ce qui fait que le mal fleurit encore.


- Les accoucheurs du terrorisme dans la maternité algérienne 16 juin 2014
- Faire du 22 mars une journée nationale des victimes du terrorisme islamiste en Algérie 17 juillet 2011

De son côté l’armée algérienne (ANP) continue sa besogne ardue d’extermination du terrorisme, alors que se taisent les vieilles voix des complices qui brandissaient par le passé, l’idée d’éradication en souhaitant le dialogue. Or le mouvement islamo-terroriste qui est réellement en guerre mondiale a, dès les années 90 choisi, l’Algérie comme cible après l’Afghanistan. Maintenant qu’il s’est disséminé à travers l’ensemble des pays arabes et musulmans ainsi que le monde, ces complicités ont réduit leurs actions notamment politiques.

Frontalement les tenants de la défense des droits de l’homme qui voulaient désarmer l’armée algérienne de ses soutiens civils, surtout les politiciens et les journalistes, continuent encore de s’intéresser aux prisonniers qui ont participé et incitent aux violences, en tentant de les innocenter. Ces ONG dont les membres sont proches des islamistes et des cercles qui suggèrent de reconnaître l’islam politique, que la constitution algérienne interdit, cherchent à inclure dans les mouvements de la société civile les acteurs conservateurs de l’obscurantisme idéologique.


- 3ème partie : Porosité des frontières et engagement islamiste en Algérie 19 novembre 2014
- Les beaux jours du radicalisme islamiste que l’Algérie tente de maudire. 6 mai 2015

Ces accointances locales d’islamistes et de conservateurs algériens sont plus actifs en Algérie et auprès des organisations basées à l’extérieur du pays. Malgré que la ligne de conduite des dirigeants corrompus expose des positions et des représentations se voulant honorables, quant à l’orientation et les discours entretenus par les criminels, ils cherchent à maintenir le climat d’insécurité pour se couvrir qu’on s’intéresse à eux. La comparaison avec les deux pays voisins, le Maroc et la Tunisie, est édifiante de ce point de vue.

La monarchie de l’ouest de l’Afrique est plus ouverte pour Israël que pour les palestiniens, mais elle a longtemps été l’un des endroits que les terroristes islamiques préfèrent éviter et souffre peu du fléau et des scénarii des attentats. Quant à la Tunisie se dirige aussi dans la même direction, de l’évitement de la violence islamo-terroriste. En dépit du fait que plusieurs milliers des jeunes Tunisiens sont partis rejoindre les groupes terroristes islamiques en Libye et ailleurs dans la région, le pays aborde la stabilité. Peu de terroristes islamistes tunisiens ont été en mesure de revenir à la maison et de mener des attaques.


- Symposium africain sur les droits des victimes du terrorisme à Alger 28 octobre 2014
- 5 fronts où le terrorisme ne cède pas : #analyse 30 janvier 2016

La comparaison entre ces pays d’Afrique du nord est instructive pour comprendre l’évolution du terrorisme. Les populations de ces nations sont activement hostiles au terrorisme islamique, ce qui donne aux forces de sécurité un atout majeur pour tuer ou de capturer les éléments armés avant de pouvoir mener des attaques. Dans la plupart des pays à majorité musulmane, les habitants ont fait leur calcul en notant que plus nombreuses victimes sont des musulmans ordinaires.

Quand les terroristes disent qu’ils tentent de les aider contre des dirigeants corrompus et des dictatures, ils mènent leur terreur aveugle et n’épargnent personne. La plupart des groupes terroristes, y compris ISIL, conseillent à leurs membres d’éviter de tuer des musulmans innocents, mais il est difficile d’éviter de tels dégâts souvent dits collatéraux.

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