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En Algérie l’école se bat, les contractuels manifestent et la vie avance !



1 million d’inscrits pour 38 000 postes : test pour enseigner dans le bon sens


lundi 18 avril 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


Apparemment, l’école algérienne n’a pas trouvé, encore cette fois aussi, le consensus qui sanctionne aux premiers concernées, les élèves, un avenir de diplômés et de compétents. Le destin des personnes dépend aussi de l’existence d’une perspective d’activité professionnelle épanouissante. Le retard tant économique, que social, du plus vaste pays d’Afrique, n’insuffle pas l’espoir de trouver un emploi, sans la recette du piston. Une formation de qualité est tributaire de synergie collective et d’intelligence que de valeurs aléatoires causant un désolant retard.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Pour une fois, s’accordent nombreux algériens, une responsable qui a la qualité d’être technocrate, se trouve aux commandes pour réformer le système éducatif. Mais elle est face à la secte des objecteurs de conscience fixant, comme première préoccupation sacrée au disciple, le respect des constances statiques et sclérosantes de l’esprit critique. En résumé, la compétition du 30 avril, ouverte aux chômeurs qui prétendent enseigner est une opportunité jamais croisée de la sorte en Algérie ! Elle associe les contractuels qui bénéficieront de la bonification de leur expérience…


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Voici le groupe facebook qui distille la propagande contre la ministre Bengherit.

Mme Benghebrit, après l’image d’un président avachi par la maladie, est au centre d’une actualité sociale en Algérie. Elle est le devant des médias et des discours, notamment auprès des usagers de la langue arabe en riposte à sa désignation au gouvernement, à son projet d’enseigner la langue usuelle et en distillant une propagande à propos d’une fonction de son fils. Si on se tient aux faits en cours sur l’école, on se questionne : qui le premier a été commandé ? La marche des contractuels pour leur titularisation ou bien le concours de recrutement fixé pour le 30 avril prochain ?

L’école des islamistes et les médias des conservateurs, l’Algérie asphyxiée de populisme.

38 000 enseignants seront titulaires, après un an en qualité de stagiaires permettant de les confirmer, est une opération de renflouement du secteur éducatif. Elle a été d’abord proclamée par le ministère, puis les contractuels, désirant accéder aux postes sans le subir, ont protesté. C’est la version plausible. Donc à partir des méandres du ministère est sortie l’alerte, de l’organisation du concours, qui a créé la mobilisation. Ou bien, c’est l’inverse qui s’est passé. C’est une fois la marche des contractuels arrivée aux portes de la capitale, à Boudouaou, que le ministère a déclaré vouloir organiser l’examen de recrutement de fonctionnaires.


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Aux cercles vigiles de l’identité traîtresse des particularités nationales, la nomination d’une ministre ayant des références reconnues, par la citation de ses ouvrages dans les chaires universitaires des sciences pédagogiques, est un cataclysme. Le déchaînement des syndicalistes représentants les marcheurs trouvent tribune auprès les deux chaînes TV Ennahar et Echourouk, faut-il expliquer les positions de ces deux médias, à propos du débat sur la qualité de la langue arabe ou bien cette actualité ? Quand la dérision enragée, sur le président malade, est exclue des plateaux !

Le concours, pour pouvoir ces postes, ne convient pas aux contractuels, dont certains totalisent plus d’une décennie dans ce statut d’employés précaires. Et dont la convention, qui les lie aux académies, est annuellement reconduite. Selon une dépêche de l’APS, « près de 90% des enseignants contractuels ont déposé leurs dossiers pour passer le concours de recrutement de l’éducation nationale, prévu le 30 avril, a indiqué jeudi un responsable du ministère de l’Education nationale. »

L’identité locale réfractaire d’une langue coûteuse en retard scientifique.

Brisant « l’algérianité » sur le socle inamovible d’une extension géographique associant Afrique du nord et Moyen-Orient, le nationalisme arabe (ou arabophone), amplifié d’islam, agit via les mosquées, les médias et plus précocement, sur les juvéniles consciences, avec l’endoctrinement distillé par l’école. Quand l’institution est emportée à procréer des citoyens imaginés selon une personnalité perdue, elle récupère un inexplicable être.


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La manifestation qui a concentré un mouvement de solidarité, lors du périple des contractuels qui ont exigé le préalable d’être confirmés à leurs postes, a cristallisé un débat limpide, entre ceux préférant la ministre travailler d’abord et ceux qui veulent qu’elle écoute les contractuels. Ces derniers, greffés à un départ de Bejaïa, ont un million de candidats à espérer enseigner aussi. Exactement 963.602 s’étaient inscrits selon l’APS, de quoi comparer le potentiel recelé par cette masse.

Quand on se demande pourquoi les islamistes algériens, armés ainsi que les anticonstitutionnels du champ politique, sont politiquement puissants pour pénétrer le pouvoir, ou prétendre à le prendre entièrement ? On a la réponse avec le glissement des progressistes aux côtés de certains syndicats que les forces rétrogrades récupèrent pour garder sous boisseau l’école et chasser une scientifique qui n’a rien de populiste. Et c’est certainement une compétence rare en Algérie !

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