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Le maire de Bordj Emir-Abdelkader égorgé par des terroristes



L’insécurité en Algérie : 93 terroristes tués depuis le début de l’année


dimanche 14 décembre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’assassinat du maire de la bourgade, bordj Emir-Abdelkader, de la région de Meliana, remet au devant, encore une fois plus pertinemment après l’affaire Gourdel, la priorité sécuritaire que l’Algérie n’arrive pas à garantir, tant à ses responsables qu’à ses cadres. Benyoucef Chelghoum a été tué par balles et égorgé, a annoncé la gendarmerie, citée par l’agence APS.

Voir en ligne : Algérie : Affaire Gourdel

Bordj El Emir Abdelkader, anciennement Trolard-Taza, appelée encore Taza, est une commune de la wilaya de Tissemsilt. C’est une région grandement touchée pendant la « décennie noire ». Âgée 56 ans, le corps de la victime a été retrouvé dans sa ferme, située non loin du village de Bordj El Emir Abdelkader dont il est le maire...

Ce crime dément largement le populisme de « la concorde nationale » chère à Bouteflika, puisqu’il replace l’insécurité au cœur des préoccupations. Alors que les politiques suivies en matière de terrorisme, même si elles ont jugulé une partie, sont un échec du fait recrudescence, encore plus impénétrable et imprévisible.

La démence idéologique de la pratique religieuse dans le pays a des complicités, elle offre à l’islamisme pourvoyeur du terrorisme une forme de légalité virtuelle et morale. Près de 93 islamistes armés ont été tués depuis le début de l’année 2014, selon l’armée algérienne.

Ce bilan est en lui-même un constat de présence de forces impliquées à nourrir les actes politiquement inscrits à obstruer toute démarche démocratique ou de changement… Puis le climat de l’ampleur du Daesh, après Al-Qaïda, interpelle sur l’expansion de la criminalité politique naissant dans les mosquées.

Lors de l’horrible crime dont a été victime le guide touristique français, l’amoureux de la Kabylie Hervé Gourdel, on lui a reproché d’avoir été imprudent. Le nouvel acte visant un président d’APC (maire) qui est aussi à la tête chambre de l’agriculture de la wilaya (préfecture) de Tissemsilt, située à environ 200 km au sud-ouest d’Alger, déchiffre la banalité des brutalités, de tous genres, que subissent les Algériens.

Comme les actes commis dans les stades football, sport dont le pays s’est fait une renommée avec sa participation à la coupe du Monde, nombreuses violences surviennent telle une séquelle de la «  décennie noire ».

Si la barbarie islamo-terroriste vise principalement tous les citoyens qui lui résistent, dont les élus et les commis de l’Etat comme les militaires. Les autorités, de leur côté, utilisent les forces policières surarmées pour faire taire les opposants et mater les manifestants, comme fut le blocage de la dernière marche des gardes communaux. VOIR PLUS BAS

Selon l’APS (Algérie Presse Service), qui n’a donné aucune indication supplémentaire sur les circonstances du meurtre, il s’agit bien d’ "un acte terroriste". Le corps de Benyoucef Chelghoum sera autopsié, il a été certainement blessé par armes à feu, avant d’être achevé par égorgement…

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