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La mobilité des groupes terroristes, où le syndrome irakien au Maghreb



L’Algérie peut rattraper sa révolution industrielle dans l’armement. 2ème partie-


dimanche 22 juin 2014
par N.E. Tatem


L’Algérie est parmi les Etats qui actuellement ont élaboré et identifié, la tactique du combat antiguérilla. Celle qui réponde d’une manière appropriée au mode de frappe et de mobilité terroristes. Parachevée depuis l’intervention de Tiguentourine (In-Amenas), elle consiste à obstruer tous les échappatoires d’un positionnement de terroristes. La reddition ou bien le suicide !

Voir en ligne : 1ère PARTIE : Algérie, la menace n’est pas imaginaire !

Les frappes par voie aérienne se sont dans toutes les guerres considérées avantageuses, mais une fois suivies de ratissages des lieux de localisation, elles sont couronnées de succès. Auparavant, seuls les hélicoptères étaient d’usage militaire. L’escadrille d’hélicoptères de la compagnie de sécurité routière de Tébessa reste active.

Mais avec l’avènement de la technologie des drones qui continue de connaître plus de performances, la substitution des aéronefs à pilotage humain par l’automatique fait l’avenir de la première partie des combats. L’Algérie met les bouchées doubles depuis quelques mois afin d’améliorer sa maîtrise de ces nouveaux outils, les drones, qui suscitent un énorme engouement de plusieurs armées du Monde.

Lors de l’opération suicidaire et en désespoir de la débandade des hordes criminelles au Mali, entre la fin de l’année 2012 et début 2013, d’abord un siège a été monté par une unité de l’ANP (Armée Nationale Populaire) autour du site gazier d’In-Amenas. Puis frapper, les cibles dûment délimitées, a été déployé, avant de ratisser au moindre recoin le repère de l’ennemi.

A l’époque cette intervention, prise actuellement comme modèle de démarche, n’était pas improvisée, et l’expérience est parlante pour le cas de l’armée algérienne. La technologie des drones n’était assez avancée, pas maîtrisée par les troupes militaires et moins disponible en dehors de l’armée américaine. Cette dernière faisait d’incessantes expérimentations au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Ce qui a fait, il y a quelques mois, les hélicoptères étaient les seuls moyens permettant des tirs aériens.

La dégradation de la situation sécuritaire est plus grave en Libye qu’en Tunisie. Elle se décline avec des incursions de terroristes accompagnés d’infiltrations d’armes. Ce qui a poussé l’Algérie à la construction de 16 cantonnements en dur tout au long de la frontière-est.

Les chantiers ont été lancés en juin 2013 et terminés au bout d’un an avec un nouveau siège du 5è GGF (Groupe de Garde Frontières). Ces points de stationnement de troupes sont équipés de caméras thermiques, parmi eux à Laouïnette et de Bouchebka sont classés des postes avancés.

Pour l’intervention terrestre, l’Algérie compte aller jusqu’à industrialiser ses capacités, du fait surtout de l’existence d’un marché probable au niveau des pays touchés par l’islamo-terrorisme. Le pays a gagné une énorme considération, notamment pour son objectif très déterminé d’éradiquer la violence islamiste qui globalement utilise des armes. Une sécurité conjuguée à partir de l’autorité de l’Etat et ne peut se priver de moyens afin d’exprimer une présence de la force publique.

Les frappes aériennes ne font pas, seules, la sécurité sur terre.

C’est ainsi que l’Algérie a choisi d’ouvrir un gigantesque contrat avec l’industrie de l’armement allemande. Le groupe de défense Rheinmetall a signé une grosse convention avec l’Algérie qui vise la fabrication de véhicules blindés, premier atelier du genre dans le pays en Afrique et dans le monde arabe. Selon nombreux médias, l’accord avait été approuvé par le gouvernement allemand. Le véhicule en question est le modèle qu’illustre la 1ère et 2ème partie de cet article.

Ferrostaal –Allemagne est une entreprise qui a eu nombreux contrats avec l’Algérie au temps des fastes revenus, notamment à travers sa filiale Ferrostaal-Man pour l’acquisition de bus civils pendant les années 70 et véhicules ainsi que des camions militaires. Elle est chargée de la partie mécanique du véhicule et Rheinmetall de ce qui est armement.

Ce nouveau contrat consiste à équiper avant fin 2016 de 1000 véhicules destinés aux troupes au sol. Dont les premières dizaines seront rapidement livrées cet été à partir d’Allemagne. Et le reste sera réalisé dans une unité montage basée en Algérie dont l’étude a été lancée dès 2013.

En 2011, le gouvernement allemand avait, en vertu d’une loi, bloqué les livraisons d’armes aux pays jugés irrespectueux des droits de l’Homme. Les islamistes algériens ont joué sur ce volet des droits humains. Mais au fur et mesure que remontent les vérités, il s’est distingué que la question sécuritaire sauverait des populations du malheur de la criminalité politique qui s’est dissimulée derrière les droits démocratiques.

Les fabricants d’armes allemands, rattrapant la Russie, ont obtenu, avant plusieurs d’autres pays occidentaux, la levée de vente des armes à des régions et des gouvernements en crise, qui sont accusés de violer les droits de l’homme. Berlin a favorisé les ventes d’armes à ceux qu’elle considère partenaires stratégiques, y compris controversées livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis.

Et en découvrant l’orientation de l’armée algérienne dans sa lutte affirmée contre le terrorisme, les stratèges, les industriels et les diplomates croient à l’utilité d’une véritable industrie ayant un impact favorable plus large dans les pays exposés à l’insécurité. L’Algérie a des capacités d’investissements...

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