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Alger reprend, encore une fois, l’initiative pour une solution aux AZAWADS



L’autonomie des territoires Azawads, est défavorable aux terroristes


mercredi 11 juin 2014
par N.E. Tatem


Dans un communiqué diffusé par le ministère algérien des affaires étrangères, le 10 juin, il est annoncé que trois mouvements armés du nord du Mali ont accepté des pourparlers avec le gouvernement malien. Ils ont signé une déclaration conjointe à Alger, où ils étaient réunis avec des responsables maliens, disant qu’ils sont prêts à travailler pour la paix avec le gouvernement de Bamako.

Notre dossier MNLA, AZAWADS et MALI


Voir en ligne : Notre dernier sujet : Les Azawads contrôlent Kidal suite à une attaque de l’armée malienne...

Il s’agit du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil de la l’Unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) ont signé, lundi 9 juin au soir, après des discussions marathon qui ont duré route la journée, ce qui est baptisée pour la circonstance « La déclaration d’Alger ».

Présents à Alger depuis jeudi 5 juin les représentants des ethnies berbères du nord du Mali, demandent d’abord la paix et s’engagent à un dialogue politique pour que leur pays surmonte les difficultés et conflits.

Les deux principaux dirigeants du MNLA et HCUA, qui sont des mouvements de libération formés par les Touaregs ont depuis 1962 lancé quatre soulèvements pour lutter contre la présence de l’armée du Mali sur le territoire qu’ils revendiquent comme leur patrie, appelée l’Azawad.

La 3ème organisation le MAA (Mouvement Arabe de l’Azawad), le plus laïc de toutes les organisations, a exposé la visée d’autonomie du territoire nord du Mali, du Sahara et du Sahel. Il a uni ses forces avec les deux autres pour essayer d’améliorer et d’accélérer "l’élan en cours pour la paix" qui est discuté dans la capitale algérienne, selon l’agence de nouvelles APS.

Les trois mouvements se sont mis d’accord pour la recherche d’une solution qu’ils espèrent encore une fois « définitive », après des décennies d’instabilité dans le nord du Mali. La fin de ce conflit est possible, disent-ils « en tenant compte des revendications légitimes de la population locale, dans le plein respect de l’intégrité territoriale et l’unité nationale du Mali » , indique le communiqué.

Aussi bien les consultations exploratoires et décisives se font à Alger

En Janvier 2012, les combattants touaregs ont engagé une autre rébellion qui a duré trois ans, dans principalement la région concernée du nord du Mali. Il est établi cependant qu’ils constitué une alliance avec les islamistes liés à Al-Qaïda, dont l’AQMI. Qui eux cherchaient d’imposer une interprétation brutale de la loi islamique « la charia » dans les villes qu’ils contrôlaient, après surtout le repli des islamo-terroristes algérien du GSPC du nord algérien.

L’armée du Mali s’est, quant à elle, trouvée dans le désarroi suite à un coup d’Etat à Bamako, porté par des militaires, en Mars 2012. Puis, les islamistes liés à Al-Qaïda ont totalement pris le dessus sur les Touaregs dans plusieurs villes de ce territoire malien.

Ce n’est que l’intervention militaire de l’ancienne puissance coloniale, la France, en Janvier 2013, qui a permis de chasser les extrémistes armés qui ont déserté des centaines de cachettes aménagées dans les zones qu’ils dominaient.

Le MNLA a choisi de s’allier aux armées, française, malienne et nombreuse africaines, pour combattre les hordes des islamistes engagés dans le terrorisme. Les représentants des populations du nord du Mali ont, exactement depuis janvier, soit dès l’avancé de l’idée de l’intervention de l’armée française à des « consultations exploratoires » à Alger.

Les mouvements Azawad ont toujours voulu obtenir des entretiens politiques pour une paix complète et définitive pour le sol qu’ils revendiquent comme leur patrie. Ils ont participé à toutes les discussions de l’année dernière, y compris une médiation celle menée par le Burkina Faso, au nom de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

L’Algérie, qui a une longue frontière poreuse avec le Mali est le 1er exposé, de part aussi la composante humaine des groupes terroristes présents au Sahel. Ce grand pays du Maghreb reste menacé à la recrudescence de l’islamo-terrorisme dont les éléments armés sillonnent la région.

Les mouvements djihadistes ne cesseront jamais de viser l’Algérie, qui est encore une fois poussée de contribuer à la médiation dans le conflit qui frappe son voisin du sud.

Notre dossier MNLA, AZAWADS et MALI

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