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Les Azawads contrôlent Kidal suite à une attaque de l’armée malienne.



Une ethnie berbère au cœur du Sahel en lutte pour son identité !


jeudi 22 mai 2014
par jaco


Les Touaregs reprennent le sentier de la guerre au nord-ouest du Mali. Des sources officielles du mouvement MNLA ont signalé que l’armée malienne a pilonné tôt, le matin de la journée du 21 mai, la ville de Kidal en s’attaquant aux positions du mouvement sécessionniste de l’Azawad.

Exclusif : déclaration du M.N.L.A. -


Voir en ligne : Notre dossier MNLA - AZAWADS - MALI -

Le Mali débarrassé des hordes d’islamo-terroristes, ses politiciens comptent maintenant désarmer un des plus anciens mouvements armés de la région nord-ouest qui lutte pour que l’ethnie berbère ait son autonomie. Mais ce n’est pas chose facile et judicieuse.

Les forces maliennes qui ont été chassées par l’AQMI, le Mujao et Ansar-Edine, se sont prises au MNLA (Mouvement Nationale de Libération des Azawads), tôt le matin de la journée du mercredi 21 mai. Elles ont été refoulées dans un laps de quelques heures, sans même avoir besoin de mener de vrais combats.

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Déclaration du Mouvement national de libération de l’Azawad, MNLA
Mossa Ag Attaher, chargé de communication et porte-parole du MNLA (PH/DR)

La riposte des touaregs qui aspirent à l’autonomie, les a repoussé dans l’après-midi même, au bout de quelques heures. Avec une facilité et une rapidité qui démontrent les capacités de ce mouvement autonomiste, qui existe depuis plus de deux décennies. L’organisation et la connaissance du terrain, et les années de revendication, donnent légitimité à sa cause.

La dernière visite du ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, à Alger, qui s’est terminée le jour même de cette attaque, semble être plus liée à cette opération de l’armée malienne qu’à d’autres sujets.

Mais à Alger, on est complètement hermétique aux revendications berbères similaires à celles des Azawads. Surtout pas l’admettre chez les voisins, et le refuser chez soi. Le MAK : Mouvement de l’autonomie de la Kabylie, animé par Ferhat Mehenni, un leader et vieux routier de la question « amazyhe » qui prône, non un séparatisme, mais un statut lié à une culture locale et particulière !

Aussi bien à Ghardaïda qu’en Kabylie, les « amazyghs » subissent un ostracisme qui annihile leur identité originelle. Laquelle refuse de s’assimiler, telle les Azawads du sud, à d’autres qu’elle considère dominantes et travaillent à son effacement.

Au nord, en Algérie, les mêmes «  amazyghs  » sont asphyxiés par la prépondérance hégémonique de l’identité arabe avec une expansion de l’usage de la langue y afférente. Cette obligation s’effectue au détriment d’une personnalité pré-islamique qu’est la berbère qui fait, dans la vie quotidienne et les milieux familiaux, usage de sa propre langue.

La situation au Sahel est de loin moins détériorée, par rapport à ce qu’elle était les années antérieures 2011, 12 et 13. Mais la non-prise en compte de la revendication des berbères du nord Mali qui relèvent de la communauté des Touaregs répartie dans principalement les trois pays (Algérie, Mali Et Mauritanie) de la région, restera posée...

Comme elle a été, depuis des années, proposée en une scission définitive de Bamako dominée par des pratiques discriminantes qui ne font plus recette... Comme en Crimée au cœur du continent européen. Le MNLA déclare avoir aussi des prisonniers, après la débandade infligée à l’armée malienne, croyant attaquer par surprise !

- KIDAL : l’étoile jaune en haut de la carte
Afficher L’intervention militaire étrangère au Mali sur une carte plus grandeœ

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