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La CIA tue selon les "métadonnées" collectées par la NSA



Sont-elles virtuelles, les preuves de la communication téléphonique et d’Internet ?


mercredi 14 mai 2014
par N.E. Tatem


L’identité numérique individuelle, c’est-à-dire la réputation d’un internaute sur le Web, ainsi que les métadonnées le concernant, que sont les éléments qui relatent sa présence sur les réseaux d’Internet, peuvent être mortelles. La première, avec ses 3 dimensions - lire plus bas -, fait une présentation tel un C.V. Alors que les secondes retracent les actions et comportements relatées selon un suivi qui soi-disant les structure…

Voir en ligne : Notre grand dossier : N.S.A. et U.S.A.

C’est une question juridique qui se pose à l’humanité, à propos du contrôle d’Internet et des capacités d’espionnage dont disposent les Etats-Unis, tels que divulguées par Edward Snowden. La neutralité du Web n’est pas sûre et acquise quand un monopole préside sa surveillance. La justice de la protection des droits humains est devant l’ère d’Internet, alors que les guerres sécuritaires et les révoltes populaires se déclenchent et souvent s’opposent...

Voici en gros qu’est-ce et que comporte une identité numérique, selon Wikipédia :

- • L’identité déclarative, qui se réfère aux données saisies par l’utilisateur comme son nom, sa date de naissance, ou autres informations personnelles directement renseignées par l’individu.

- • L’identité agissante, qui est indirectement renseignée par les activités de l’utilisateur sur la toile.

- • L’identité calculée, qui résulte d’une analyse de l’identité agissante par le système, comme le nombre de communautés virtuelles dans lesquelles l’individu évolue ou bien son nombre d’amis sur les réseaux sociaux.

Utah, Usa : centre de stockage de données de la NSA Quant aux «  métadonnées  », c’est encore à l’état de conceptualisation. Elles méritent encore de bien comprendre et définir qu’est-ce au juste ? C’est maintenant de l’espionnage préventif déployé par la puissance technologique que détient le pays de l’Oncle Sam et ses partenaires stratégiques. Au juste, il s’agit de la collection de renseignements recueillis du balayage de la communication téléphone et des actions sur Internet, qui sont enregistrés sur le terrain, qui font les soi-disant « métadonnées ».

Si la N.S.A. (National Security Agency : l’agence qui contrôle Internet depuis les USA) trouve que vous êtes une personne à abattre, sur la base des deux présentations qui vous sont faites sur Internet, votre vie n’a plus de valeur. En prenant connaissance des faits et gestes du monde virtuel qu’un individu utilise ou exploite avec généralement Internet, mais aussi l’accès à l’écoute téléphonique, les Etats-Unis abattent des personnes comme après une condamnation à mort.

Michael Hayden, ancien directeur NSA et CIA L’ancien cadre (officier) de la C.I.A. qui a aussi dirigé la « NSA », Michael Hayden, a avoué dernièrement que l’agence américaine, d’espionnage et de sécurité, se base sur les métadonnées pour éliminer ce qu’elle considère des menaces des Etats-Unis : « Nous tuons les gens sur la base de métadonnées ». A se demander comment et par quelle faculté, les pays et leurs citoyens notamment, adhère-t-on à cette gestion du Web ?

Cette méthode expéditive d’exécution, souvent effectuée de surcroît par des drones, a été reconnue par le responsable américain, lors d’un récent débat sur les programmes de surveillance de la NSA qui s’est déroulé à l’université Johns Hopkins. Il était animé par un invité de marque venant d’un autre campus, « l’Université de Georgetown Law Center », le professeur David Cole, un juriste auteur d’un ouvrage sur l’efficacité des organisations de la société civile et les droits de l’homme. Voici sa fiche dans l’établissement universitaire où il exerce…

Si la prise des métadonnées et la présence avouée personnellement sur Internet, constituent à la fois une enquête de juridiction et un jugement préétabli sans recours, les internautes ont intérêt de surveiller s’ils ne pas homonyme de quelqu’un ou bien simplement le voisin d’une cible qu’un drone, agissant pour exécuter la peine capitale, viserait.

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