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L’Algérie se prépare-t-elle au chaos ?



Bouteflika ne lâchera jamais le pouvoir.


mardi 11 mars 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


Devenant pays précurseur de démocratie, dès octobre 1988, dans les républiques arabes qui n’atteignent ce stade qu’en 2011. L’Algérie a découvert le paradigme des libertés et de l’égalité, il y un quart de siècle déjà. Mais elle est confrontée, en 2014 encore et toujours, au paternalisme que prolonge un vestige de la diplomatie. Le monument qu’est Bouteflika, a une image de proue au sein de la majorité du peuple. Mais il est visiblement mal-portant !

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Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Après la disjonction algérienne, du 5 octobre 88, avec l’autoritarisme, est née la cruauté de l’islamo-terrorisme. Elle fit du pays un labo secondaire au sanctuaire afghan fondé avec l’anticommunisme primaire. Depuis, la chute du mur de Berlin, qui a coïncidé avec le chamboulement de 1988, l’imbrication des militants réactionnaires a pour conséquence la déconnexion de la philosophe ou l’idéologie.

Maintenant, à l’heure d’un 4ème plausible mandant pour Bouteflika, l’actualité algérienne s’épaissit, ce qui permet de dénuder aussi le « spamming », les messages indésirables, filtrés par la politique. La lecture complaisante de ce qui passe en Algérie, n’échappe guère à la manipulation. Une querelle autour d’un vote auquel l’ombre d’un président, à elle seule va être élue.

Toutes les tares des médiocrités du système politique qui s’est engagé pour l’indépendance, ainsi que les perversions de son opposition, relativement plus jeune, ressortent à la veille de ce vote présidentiel. Les discours sont devenus prolifiques quand Bouteflika est tombé malade en avril 2012, annonçant son « empêchement », non reconnu pour son cas éloquent. Mais point de crise, Bouteflika a rencontré le pouvoir et ne veut jamais le lâcher !

Un président à vie, qui dépiste les rétablissements de la santé...

En 2014, les tenants au raïs voient la menace de déstabilisation, dans un contexte régional concret, plus redoutée que le terrorisme religieux de l’AQMI. Le printemps arabe donne à l’armée algérienne du pain sur la planche. En même temps, elle est diabolisée avec des thèses approximatives et belliqueuses. Méprisant, dès lors qu’on songe au terrorisme et à la place de l’armée algérienne, la contradiction de quelle armée parle-ton finalement ? Celle que dirige Bouteflika est bien celle qui ne peut pas déserter en toutes conjonctures ?

Dans la saison printanière des révoltes arabes et de l’élection présidentielle algérienne de 2014, les frontières algériennes sont une thèse à « l’Internationale Islamiste » d’Al-Qaïda. L’argument aux partisans de Bouteflika, dont le chef du gouvernement Sellal, est la stabilité. Alors qu’il n’est revenu aux affaires qu’en 1999, à la fin de l’horrible « décennie noire ». Ministre de la défense, si l’armée lui désobéit, c’est la cour martiale aux initiateurs. Les algériens voteront donc bien, pour terminer avec l’irrésistible et imprévisible déclic de destitution, avant le 17 avril !

Le DRS est-il (trop ou moins) transparent, pour faire l’objet de tant d’allégories ? Puisqu’on découvre le silence stoïque des tortionnaires de l’ex SM (Sécurité Militaire, ancêtre du DRS) et l’incapacité à l’institution qui les emploie, l’ANP (Armée Nationale Populaire), d’expliquer son aspect d’avoir désobéi et destitué nombreux chefs de l’Etat. L’armée Algérienne et le DRS sont le chef et le commis dans une cuisine qui secrète un imaginaire impénétrable. Mais qui gérera tous glissements ?

Cliquez ici pour répondre à un sondage : après la promulgation de la liste des 6 candidats à la présidentielle du 17 avril 2014

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