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La justice algérienne rapatrie RAK, mais...



... des centaines de terroristes lui échappent encore !


mercredi 25 décembre 2013
par Damien Djamel Bouch’Raf


Pour la 1ère fois de son existence, l’Algérie est arrivée à rapatrier un de ses criminels : RAK -Rafik Abdelmoumène Khalifa-. Chose inédite, alors que les islamo-terroristes continuent de se pavaner dans les pays qui, même s’ils les surveillent étroitement, les protègent aussi. Les démarches de la justice algérienne qui ont duré toute une décennie, ont finalement débouché sur cette extradition très attendue, mais pour le moins surprenante.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie et détournements des deniers publics

En fuite à Londres depuis quelques années, il est revenu en Algérie, sous haute protection, dans l’après-midi du 24 décembre. C’est-à-dire lors de la journée dont la soirée est consacrée à la fête chrétienne de la naissance du Christ. Un cadeau du père Noël...

La décision de remise aux autorités judiciaires algériennes de RAK, fils d’un pharmacien et ancien ministre de la santé en Algérien (lui-même pharmacien), est la suite d’un jugement datant du 25 juin 2009. Ce dernier, prononcé par le tribunal de Westminster (Londres), avait émis un avis favorable à l’extradition de Khelifa vers son pays. La justice britannique avait accepté de le livrer, sur la base de faits strictement criminels et de fraude. C’est dire, que les cas ayant trait au terrorisme restent au suspens.

Seul le ministère de la justice algérienne a commenté la procédure suivie jusqu’à là, assurant que le Goden-Boy bénéficiera d’un procès équitable qui aura lieu dans un délai raisonnable. Un accord d’extradition était en discussion avec le Royaume-Uni depuis des années, et avait déjà gagné l’assurance des autorités britanniques.

Le 8 janvier 2007, le tribunal criminel de Blida a entamé une série de procès au cours desquels plusieurs personnes ont été jugées pour différents chefs d’inculpation. Abdelmoumene Khelifa, le P-DG du groupe Khalifa, a été condamné par contumace à la perpétuité pour plusieurs crimes. Ces premières actions de justices sont parvenues à provoquer son arrestations le 27 mars 2003 à Londres.

Et plus tard, du côté français, le parquet de Nanterre avait ouvert, en fin de l’année 2003 aussi. Une information judiciaire pour abus de confiance, banqueroute par détournement d’actifs, banqueroute par dissimulation de comptabilité et blanchiment en bande organisée.

QUAND RAK parle de tortures, comme les islamo-terroristes

L’intéressé avait suivi toutes les formalités légales de recours, tant devant les juridictions anglaises qu’européennes. Une fois épuisées ces procédures, le mandat d’arrêt qui le poursuivait depuis 2003, s’est exécuté avec une conformité des plus rigoureuses du droit international. L’épuisement, au 31 décembre 2013, des actions réglementaires a finalement été avalisé, l’appel auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme n’a pas été retenue.

Ce qui n’est pas le cas des nombreux islamo-terroristes algériens réfugiés en Europe, qui sont poursuivis par justice algérienne. Qui pourtant avec des dossiers consistants et des preuves irréfutables, jouissent de cette protection des instances des « Droits de l’Homme », sous prétexte qu’ils risquent d’être torturés.

Une délégation de magistrats et policiers, dont l’équipe d’Interpol à Alger, s’était déplacée, depuis dimanche, auprès de la capitale anglaise pour assurer l’accompagnement de ce justiciable. Auteur de l’une des affaires économiques qui a, la 1ère médiatisée à grande échelle, montré un aspect de ce qui est la mafia-politico-financière en Algérie.

Le rapport de nombreux dirigeants algériens et de leurs descendances aux détournements des deniers publics fortement approvisionnés de la rente énergétique, a aussi éclaté à deux ou trois reprises dernièrement mettant au devant la société SONATRACH.

Accueilli par une plus forte équipe de la police judiciaire, RAK a été dirigé auprès du tribunal criminel de Blida, pour un traitement final de son mandat d’arrêt. Il a été par la suite placé en détention.

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