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Algérie : El-Nafas, 1er opéra en "Master Class"



Tarik Benouarka, retour du souffle universel à Alger


jeudi 11 avril 2013
par N.E. Tatem


Le compositeur Tarik Benouarka revient en Algérie, après un long exil qui a duré 40 années, pour signer l’opéra « Nafas ». Première d’un genre inédit où l’idée éducative prime, le maestro a décrit lors d’une conférence tenue à Alger le 10 avril, son œuvre, en « Master Class ».

La première d’ "El Nafas" (le souffle) sera donnée le dimanche 14 avril au TNA (Théâtre National Algérien, baptisé aussi Théâtre Mhieddine Bechtarzi), selon une dépêche de l’APS (Algérie Presse Service).

A la fois genre innovant et très en vogue dans le Monde, le « master Class » consiste à la vulgarisation auprès des jeunes générations des performances artistiques de tous genres. Pour ce cas, il est question de symphonies musicales des classiques.

Comme l’intonation de "Master Class" (classe de maître) l’indique, on prévoit la présence d’élèves d’écoles primaires de la capitale. Et on estime lors de cette première prestation à 300 ceux qui viendront découvrir le genre "opéra" aux normes universelles, basées sur les symphonies.

Quand on sait que la musique classique universelle n’est pas tellement intégrée dans les pratiques culturelles du pays, ce n’est qu’une prouesse originale. Digne de ce compositeur dont la vie entière, et dès un âge précoce -4 ans- a été abreuvé à la musique universelle. Ce projet artistique sort entièrement des folklores qui frappent des pans des arts algériens.

Prend part aussi à El Nafas, l’ensemble symphonique « Pas de loup » qui est une Association reconnue d’utilité publique, subventionnée par la Ville de Paris et soutenue par l’institut français. Ainsi que la collaboration des voix lyriques de renommée, dont la libanaise Ghada Chebir, la jordanienne d’origine palestinienne Lara Al Ayssan, et l’égyptien Georges Waniss y participent.

Nous vous proposons le portrait d’un autre artiste algérien : Adel Adbessemed. Parmi ceux qui investissent les arts universels, donnant de l’Algérie une image écarlate d’un pays attristé par les violences et otage de la médiocrité.