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Thorium, la Chine innove en source d’énergie.



Nucléaire sans uranium : propre, moins cher et sans danger


mardi 8 janvier 2013
par Damien Djamel Bouch’Raf


La Chine s’empare d’une vieille idée qui faisait d’un minerai insolite une source d’énergie, restée jusqu’à là peu exploitée. Relançant un nouveau progrès d’une électricité propre, à moindre coût et peu dangereuse que le nucléaire à l’uranium, ou bien le gaz de schiste. Le pays de la grande muraille, engagé dans des évolutions dans plusieurs domaines, continue d’être leader de l’émergence économique qui ouvre la voie à de nouveaux pays.

Voir en ligne : Notre DOSSIER : Chine

L’affaire est passée sous le nez des opérateurs classiques, toujours moins enclins à faire des défis et à engager des investissements dans des prospections d’avenir. Les anciens producteurs d’électricité restent préoccupés de gagner davantage sur des techniques éprouvées, voire déjà travaillées pour surtout les gains et en les copiant. La Chine, à l’instar des pays émergents, travaille dans l’innovation.

En effet, c’est avec le « thorium » qu’une recherche de pointe et jugée déjà prometteuse, lancée depuis quelques années, que les chinois comptent désormais sur cette nouvelle voie qui procure l’énergie, dont les besoins ne cessent de grandir. L’humain consomme...

Pour faire fonctionner, presque sans distinction toutes les activités humaine, le domaine énergétique est incontournable. C’est aussi un domaine où les progrès mobilisent nombreux chercheurs et nations. Modifiant ainsi les idées reçues concernant le nucléaire, dont la dangerosité de celui à base d’uranium a été établie avec ce qui est la toute dernière catastrophe de Fukushima, la Chine se place à la pointe du Monde... L’exploitation du Thorium est plus sûre !

Morceau de Thorium

Il ne s’agit pas d’alchimie qui débouche sur la découverte d’une source pour l’étincelante nouvelle lumière. Le « thorium » est une matière vieille et déjà connue dans les milieux scientifiques, mais n’a pas trouvée des initiatives abouties pour la production de l’électricité. Comme un métal de la famille des actinides, de symbole Th, ce produit de couleur noire recèle des potentiels en matière d’énergie, dépréciés à leurs justes titres, pour être une source non-négligeable, sinon celle de l’avenir.

Sa radioactivité a été découverte par la physicienne polonaise naturalisée française Marie Curie. Elle est identifiée sous le « numéro atomique 90 » et a été pleinement considérée, depuis sa découverte en 1828, comme combustible nucléaire. Sous forme de minéral noir, le thorium a été trouvé sur l’île de Løvøy, en Norvège, par Morten Thrane Esmark.

Lequel envoya un échantillon au professeur Jens Esmark, minéralogiste distingué, qui ne fut pas en mesure de l’identifier. Par la suite, le chimiste suédois Jöns Jakob Berzelius l’examina et le nomma comme nouvel élément « thorium », d’après Thor, dieu scandinave du tonnerre. Ce nouveau métal resta pratiquement inutilisé jusqu’à l’invention du manchon à incandescence en 1885.

L'ingénieur Edgar Nazare

Ayant déjà fait l’objet de plusieurs tentatives d’exploitation tant en Europe, comme en France par l’ingénieur Edgard Nazare qui a construit une centrale nucléaire dans les années 50. Et aux USA par « Oak Ridge National Laboratory », dans le Tennessee projeta et entama la construction d’un réacteur dans les années 1960, puis abandonné sous Nixon. Depuis les chinois ont récupéré et développé les études de nombreuses technologies restées dans les tiroirs. Ils projettent d’arriver à produire de l’énergie de bonne facture…

Le projet de la Chine, doté d’un budget de démarrage de 350 millions de dollars, relève de l’Académie nationale des sciences. 140 chercheurs doctorants sont recrutés, et travaillent à plein temps sur le pouvoir du thorium à l’Institut de Shanghai de nucléaire et de physique appliquée. D’ici 2015, 750 personnes seront à l’œuvre.