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Syrie : transition selon la Chine



L’opposition en quête de représentation à Doha


mardi 6 novembre 2012
par jaco


Contrairement à la Russie, le véto chinois dans le blocage d’une intervention onusienne en Syrie, où le régime aux abois crève à petit feu, est pudique et très retenu. Poutine quant à lui ne cède pas à la puissance américaine, voire plus largement à l’ingérence occidentale, au Proche-Orient ainsi que sur toutes les questions où il voit de la domination des victorieux de l’ancienne guerre froide.

La Chine, peu militarisée et son industrie de l’armement passe au second ordre par rapport aux autres choix économiques plus urgents. Pékin n’avait jusqu’à là pas émis de proposition pour régler cette crise. Où un peuple révolté contre la dictature, vit les affres perpétrés par cette dernière. Début novembre 2012, le pays de Mao a appelé pour un cessez-le-feu définitif, et non ponctuel comme l’a préconisé le bricolage de Laïd de l’émissaire onusien Lakhdar Brahimi.

Remis de main propre l’émissaire onusien, un échéancier pour l’arrêt des hostilités a été préconisé par la Chine. Sans vraiment bien défnir les contours. A la lecture de toutes les tractations et données de ce conflit interne à un pays, vivant presqu’en autarcie, le soutien de la Chine au régime en place est maintenant perçu comme une impasse.

Les chinois proposent donc une dynamique de transition, tout en qualifiant de « guerre civile alimentée de l’étranger » l’insurrection de la jeunesse syrienne…

Ce qui est édifiant ou remarquable ou bien carrément insolite, une certaine connaissance ou l’interprétation de la révolte. Obtenir des trêves des combats dans les régions distinctement et discuter par étapes, telles les propositions chinoises . En effet chaque milice qui prend part à cette révolution contre la dictature, est autonome des autres. Et c’est la tare de l’opposition syrienne actuellement, sa désunion.

Rôle de Doha dans les dissidences de syriens

Les USA, selon les dernières paroles de Barack Obama au sujet de la Syrie, ont recommandé d’unifier les rangs des rebelles. La réunion du 5 novembre, à Doha, des représentants des factions insurgées constitue une nouvelle tentative et un jalon pour unifier les rangs. De cette réunion ressort pleinement que les groupes rebelles sont discrédités, et divisés aussi. Cette réunion continue à l’heure de ce sujet…

Le fait de massacre des syriens travaillant avec le régime, qu’une séquence vidéo a retracé, laisse la communauté douteuse pour apporter son aide, notamment des armes plus sophistiquées. Certains diplomates du Monde voient les révoltés plus sanguinaires qu’Al Qaeda.

Nous avons cité dans ce sujet les éventuels participants, la liste des guides qui parlent au nom de l’opposition. Riad Seif, ancien député et opposant respecté qui a passé de nombreuses années en prison, a pris parole à Doha, a rejoint lui aussi cette réunion de l’opposition.

La révolte contre le régime syrien fondamentalement construite par quelques 10 000 jeunes, déserteurs et militants de la démocratie (généralement de la gauche politique et syndicale) est sommée de constituer un gouvernement provisoire. Ce dernier peut être un interlocuteur avec les autorités chinoises, ainsi que le reste des pays qui recherchent des opposants crédibles.

Quand on sait que la Russie est surveillée sur le point, de l’empêcher de fournir des équipements militaires au pouvoir de Bashar Al-Assad, où les militaires redoutent les revanches des rebelles. La Chine annonce qu’elle ne fournira aussi aucun soutien militaire au régime, alors c’est l’usure des arsenaux...