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Le collectif "Enfants de Donquichotte" gagne de l’expérience dans la revendication et une connaissance de la précarité.

MANIFESTIVE DES "DONQUICHOTTE" POUR L’OUVERTURE H24 DES ACCUEILS D’URGENCE DES SDF.



Manifestation des "Enfants de Donquichotte" place de République Paris, 21 février 2008.


vendredi 22 février 2008
par N.E. Tatem


La manifestation « Des Enfants de Donquichotte » organisée, place de la république à Paris, ce jeudi 21.02.08 dès 18 heures et baptisée « LA NUIT SOLIDAIRE » reprend un sujet récurrent de ce collectif mais est majorée d’une indéniable avancée qualitative de la revendication. Annoncée par distribution de tracts qui a commencé dès le 19 du mois, elle a recueilli le soutien des principales fondations, associations et congrégations agissant dans le domaine de l’insertion sociale pluridisciplinaire dont l’aide aux sans-abris, estimées à une trentaine.

Action des « enfants de Donquichotte » pour l’ouverture H24 des accueils aux SDF : une perception qualitativement supérieure des accueils d’urgence pour une nuit de dodo.

AVEC ARGOTHEME

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La manifestation « Des Enfants de Donquichotte » organisée, place de la république à Paris, ce jeudi 21.02.08 dès 18 heures et baptisée « LA NUIT SOLIDAIRE » reprend un sujet récurrent de ce collectif mais est majorée d’une indéniable avancée qualitative de la revendication. Annoncée par distribution de tracts qui a commencé dès le 19 du mois, elle a recueilli le soutien des principales fondations, associations et congrégations agissant dans le domaine de l’insertion sociale pluridisciplinaire dont l’aide aux sans-abris, estimées à une trentaine. Et quelques 2000 personnes ont répondu à l’appel pour assister au regroupement dont nombreux ont opté à passer la nuit à la belle étoile. Il est devenu inimaginable de manifester en France sans le caractère festif que prennent les rassemblements publics, alors la soirée a été aussi musicale avec des prises de paroles sur le thème du toit-domicile.

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Le but de cette action consiste à faire des accueils d’urgence des lieux ouverts 24/24 et l’augmentation des moyens pour faire du droit au logement un fondement de la citoyenneté. Alors qu’ils étaient accessibles pour garantir uniquement le sommeil qui finit avec le petit-déjeuner matinal et inéluctablement est suivi de la fermeture du site en journée. Cette ponctualité semble hypothétique du point de vue qu’elle prépare les concernés à affronter mieux le macadam où l’espoir éphémère de tomber sur un trésor laisse place à moult déboires dont l’addiction à l’alcool outre les pires rencontres. L’innovation pour Augustin Legrand, est la meilleure connaissance du train de vie mènent les sans-abris qui du réconfort d’un modeste lit s’exposent aux tracas de la rue...

Ayant montré un dévouement des plus acharnés depuis presque deux dernières années pour la plaie asociale d’être dépourvus de logements et mobilisant de nouveaux militants, plus offensifs et revendicatifs d’un traitement définitif, le groupe « les enfants de Donquichotte » a réussi surtout un exploit de valeur, la médiatisation de leurs actions. Ce qui a entrainé l’intéressement des autorités et le regard du filet associatif et l’admission du dernier né dans la myriade d’intervenants en matière de précarité. Plus remarqué dans le sillage de la fondation l’abbé-Pierre qui dispose d’un capital de confiance pour le professionnalisme et l’expérience de ses dirigeants qui pilotent diverses insertions, on ne peut plus efficientes et à leur tête l’actuel haut commissaire aux solidarités Martin Hirsh, le collectif « Enfants de Donquichotte » a réussi à mettre au devant depuis l’hiver 2007 une tare présente dans les rues de France. Le paradoxe des pays riches de l’insociabilité des laissé-pour-compte.

L’œuvre léguée par l’abbé Pierre est à l’origine d’une mobilisation de l’opinion. Elle prend de l’âge et tend à se relâcher puisque son secours est assimilé, avec le temps, à une gestion du dénuement faute de ne pouvoir l’éradiquer. Elle garde l’originalité de l’initiative, permettant aux SDF eux-mêmes la possibilité d’une auto-prise-en-charge, du recrutement dans la chaîne des compagnons l’accueil d’autres sans-logis. Ainsi que l’activité microéconomique encadrée en interne et par maillage de la fondation, d’Emmaüs à portée européenne et d’Emmaüs-France aux missions complémentaires y compris l’administration d’un parc d’environ 10 000 logements.

La question de la nutrition qui est aussi un volet non négligeable de la fragilité sociale, a trouvé des réponses diversifiées, certaines datant de plusieurs décennies communément connues en « soupes populaires » et dont font partie les offres de philanthropes privés ou de départements sociaux publics. Parmi lesquelles « les restos-du-cœur », initiée par feu Coluche, qui est celle où les repas sont considérés par les usagers très avenants tant au niveau des bénévoles d’accueil que l’appréciation du faste sommaire des menus servis. A l’instar de la fourniture aux démunis, des aliments divers par nombreuses associations, il est constaté que depuis ces dernières années des familles ou des personnes isolées s’adonnent à la fouille des poubelles des grands espaces de commerce, dans le but de récupérer les produits comestibles dont les dates de péremption sont dépassées.

Les conditions de vie des SDF s’évaluent à plusieurs niveaux et besoins. Les plus marquants concernent la nourriture, la santé, l’habillement, l’hygiène et les déplacements. Le répit du sommeil peut être considéré celui distinctement centré sur l’habitat. Il inclut à lui seul toutes les solutions aux autres exigences d’une vie décente. Et en cas de déficit la misère qui englobe s’accentue tous les paramètres sociaux nécessaires à la normalité d’existence. C’est-à-dire que le foyer est primordial pour conserver ses aliments ou préparer sa pitance, suivre et maintenir sa santé, maintenir en état de propreté le corps et les vêtements ainsi que se bouger en société sans une bagagerie entière.

Un récent sondage a montré que la peur de perdre l’habitation est la première phobie sociale du français.