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L’Algérie sans son futur ?

Carnaval fi dechra. (Carnaval dans un village bédoin) "Avancer vers l’arrière"



Que des promesses électorales à un peuple qui ne vote qu’à moitié.


samedi 8 décembre 2007
par H.labib


La politique algérienne, toujours au stade caricatural.

« On va vous ramener l’électricité ! On va vous faire des sondages, pour avoir l’eau au robinet, on va vous ramener le gaz de ville ! Votez pour nous ! Votez pour nous et il n’y aura plus de pénuries de semoule, ni de lait, ni d’huile sans-goût, ni de pomme de terre… » Tout ça nous faisait bien rire comme si on regardait le fameux film de Carnaval fi dechra.

Depuis quelques temps, les slogans que nous écoutons lors des compagnes électorales ont changé. Les promesses de Athmane Aliouate, l’acteur qui jouait dans le film sus-cité -au titre de certicle- sont tombées dans les abîmes lointains des oubliettes. L’eau au robinet H24 reste encore et toujours un fantasme, nous l’avons qu’une heure ou deux et encore c’est de l’eau souillée, colorée qui coulent dans nos robinets. Et le gaz de ville, les denrées alimentaires de première nécessitée (lait, huile, semoule… pomme de terre…) que de nécessités non disponibles pour une grande partie d’entre nous.

« Non au totalitarisme ! Non au népotisme et à la corruption ! Non à la déprédation et à la spoliation ! » C’est ce qu’on lit sur les affiches de tous les partis politiques aux veille d’élections. Ils se rejettent ces mauvais qualificatifs comme un bout de métal chaud qu’ils se balancent, n’arrivant pas tenir à la main. Au lieu de présenter des programmes intéressants et réalisables, ils nous promettent monts et merveilles, mais ne joignent jamais le geste à la parole. Si, quand même, ils refont les trottoirs même si ce n’est pas vraiment nécessaire. Dans les locaux des différents partis, on peut écouter de la musique : chants patriotiques chez l’ancien mais toujours officieusement parti unique, et de la music Raï chez les autres pour attirer les jeunes. Et au lieu de faire une compagne électorale digne de ce nom, on dépense l’argent destiné à acheter les voies.

En 2007, le monde avance à une vitesse vertigineuse, et nous en Algérie on s’amuse à prendre du retard voire à reculer. "Avancer en arrière" comme le disent bien certains jeunes algériens. Une sorte de défi peut être ?

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