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Energivore, l’Algérie toujours aveuglée par les combustibles fossiles



Le développement durable par l’énergie verte qui contredit la voracité en gaz et le pétrole.


lundi 13 août 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Algérie est désorientée sur plusieurs plans. Mais est-ce admissible qu’elle soit à la traîne dans le domaine énergétique ? Quand on sait que c’est le 1er pays qui a expérimenté la réinjection du gaz naturel dégagé avec l’extraction du pétrole brut, alors on est tenté de savoir que sont les projets de ce pays d’Afrique du nord en matière de transition énergétique ? Surtout que la tendance mondiale tire à sortit des fossiles...

Voir en ligne : Notre dossier SONATRACH

Le plus déconcertant des retards est la transition énergétique. Elle n’est pas imaginée, quand le plus vaste pays du continent africain est ouvert aux 4 vents et son soleil ne s’éteint jamais. En même temps la ferveur, pour freiner les ambitions en matière de gaz de schiste, partie, comme une page déchirée. Pourtant Exxon-mobil est pris dans la coopération dans ce domaine. C’est sur invitation de SONATRACH, pour garder la 3ème place (en schiste) à l’Algérie.

Mais d’autres questions sont sans réponses, ce qui suscite de l’incompréhension. Le PDG de Sonatrach a lancé une stratégie à long terme, appelée "SH 2030". Elle vise à générer des revenus supplémentaires, évalués à 67 milliards de dollars, une addition à échéance 2030, dont 50% seront réinvestis. En effet très peu d’autres détails de ce plan ont été publiés depuis lors.

Le ministre de l’intérieur, Noureddine Bedoui, a déclaré mercredi, 8 août 2018 lors de l’inauguration d’une école à Rélizane, que le gouvernement prévoit d’équiper toutes les établissements du primaire du pays en énergie renouvelable au cours des trois prochaines années. Les pressions environnementales croissantes et la diminution des réserves ainsi que la chute des prix du baril, mais cela n’empêche guère que depuis des mois des investissements sont aussi annoncés.

C’est encore de l’illusion ! L’Algérie tente d’attirer davantage d’investissements dans son secteur pétrolier et gazier, vital pour même une grande partie de la nourriture fondamentale. Voici quelques faits saillants depuis que Abdelmoumen Ould Kaddour a pris la direction/présidence de la firme énergétique nationale Sonatrach en mars 2017.

- Tous nos sujets sur le pétrole et les énergies.

- Le gouvernement a prévu une nouvelle loi sur l’énergie, et ce depuis des années, pour offrir des conditions plus compétitives aux investisseurs. Le projet de texte devrait être prêt d’ici la fin de 2018, selon des sources de Sonatrach. Bien qu’un avantage fiscal soit ajouté, ma règle limitant la propriété étrangère des entreprises étrangères à 49% restera probablement, selon la même source.

- En janvier, Sonatrach a signé un protocole d’entente avec la société norvégienne Statoil et la société britannique BP, afin de renforcer la coopération, en particulier dans l’exploration pétrolière. Des prospections inévitables en amont de toute mise en chantier de puits.

- Le même mois (janvier 2018), les responsables algériens ont signé un accord avec le négociant en pétrole Vitol, pour échanger du brut contre des produits raffinés. C’est le premier accord de ce type, de laquelle des discussions sont ouvertes pour d’autres opérations commerciales avec ce partenaire.

- Abdelmoumen Ould Kaddour, a résolu une série de litiges avec les grandes compagnies pétrolières, notamment la France Total, l’Italie ENI et l’Espagne Repsol qui avaient bloqué leurs investissements. Un retour en force est activé depuis cet été 2018.

- Tentée de se concentrer sur les produits pétrochimiques pour réduire la facture des importations de carburant, Sonatrach a accepté d’acheter la raffinerie Augusta, qui relevait d’Exxon Mobil en Italie, pour 700 millions de dollars cette année. Beaucoup d’experts voient qu’au lieu des énergies propres l’Algérie continue, tête baissée, de foncer sur les anciennes modes de production.

- Le 17 juillet, la Société algérienne des hydrocarbures a signé avec l’italien Eni un accord pour créer dans le sud de l’Algérie une plate-forme d’acheminement de gaz, selon un communiqué de l’entreprise algérienne. Cet accord et les récentes découvertes de gisements de pétrole et de gaz soulageront l’économie du pays frappé par une crise financière.

Tout ce qui consiste à faire avaler aux administrés, est qu’un politicien chevronné et ancien diplomate est à la tête de la nation. Une démagogie qui fonctionne pour taire les paroles libres ou même effacer la réflexion. De quoi encenser la galerie qui ne songe pas à l’avenir de sa descendance. En matière d’énergie qui est le talon d’Achille de l’économie, cette richesse qui a suffi aux besoins du passé est aussi la grande faiblesse de mauvaise augure.

La dépendance du pétrole est paradoxale. A la fois source de bons revenus, mais aussi sentier de mauvais errements où végète une catégorie rentière et prédatrice. D’ailleurs celle qui est installée depuis des lustres à la tête des rouages de l’État. Même la panoplie variée des énergies fossiles multiplie les crises. Que de projets infructueux, voire aussi exagérément incompris par les gestionnaires croyant donner de soi pour servir l’intérêt de tous.

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