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Nouvel impasse en Libye : nouveau missionnaire de l’ONU



Diviser pour régner est un pari risqué pour des milices opportunistes.


jeudi 12 novembre 2015
par Azouz Benhocine


En Libye commence à se dégager la carte des forces politiques en place : les islamistes et les républicaines. D’un côté, les premiers assemblent les politiciens locaux ayant pour programme l’islam et les hordes terroristes. Et de l’autre côté, l’armée du pays qui se réfère aux dernières législatives, en reconnaissant le gouvernement exilé de la capitale par les armes. Ces dernières ont de nouvelles milices citoyennes avec elles...

Voir en ligne : Notre dossier : LIBYE

Bernardino Leon a jeté l’éponge dans sa mission de délégué de l’ONU pour la crise libyenne post-Kadhafi. Il se retire à la hussarde. Il laisse l’impasse jalonnée d’un mécontentement de la population et une difficulté qui n’a pas bougé d’un iota. Il est recruté par les (EAU) Émirats arabes unis, pour diriger l’Académie diplomatique du pays.

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Inutile de démontrer la corruption qui habite la diplomatie internationale. Sans laquelle, les conflits n’auraient pas autant augmenté et les colonialismes expansionnistes ne seraient si toujours persistants pour priver des peuples de liberté et de bien-être ! Dans la région, la Palestine et le Sahara occidental sont les points noirs de ce qui est désigné par la « communauté internationale » aidée par les médias, ayant adopté l’idéologie hégémonique sur la Terre.

Bernardino León

Martin Kobler

Bernardino Leon dit avoir décroché une mission mieux rémunérée. Le tourisme de luxe éclate au Moyen-Orient et les pétrodollars coulent à flots, il ira diriger une institution des (EAU) les Émirats arabes unis : l’Académie diplomatique. Il est remplacé par l’allemand qui a un parcours sur les problèmes africains.

Le projet de dialogue initié pour la Libye, avec un marathon de rencontres au Maroc, a été avorté originellement par les Libyens. Ils ont dénoncé l’ouverture qu’il a faite aux terroristes et autres illégitimes pour les faire partie du gouvernement d’entente nationale.

Que bien cacher, l’irrésistible poste, dans une région du Monde où les prestiges sont servis par l’argent. Est-il lié au degré d’implication de la petite monarchie du Golf arabique dans les affaires libyennes, se demandent pourtant nombreux observateurs…

Le diplomate espagnol, dont l’expérience est reconnue sur les questions du Moyen-Orient, était venu le 14 Août 2014. La crise a mûri en déchirement entre deux parlements parallèles. L’un élu en 2013 et l’autre, ne reconnaissant les résultats des élections, occupe la capitale Tripoli.

La constitution d’un gouvernement d’union nationale n’a pas abouti, le premier responsable quitte le bateau sur la pointe des pieds.

Voici une image qui représente le découpage de la Libye en deux régions : les islamistes et leurs milices armées et celles alignées derrière les autorités reconnues au niveau international.

- Dans l’ouest, toutes les milices islamistes, conduite par Fafr Libya, contrôlent la capitale, Tripoli.
- En face, il y a le Parlement qui refuse de mourir, il s’appelle le "Congrès National Général" (GNC) qui est itinérant à cause de l’insécurité, mais basé plus à l’Est.
- Dans l’est, les groupes de soutien les autorités reconnues. Ils se battent contre des milices islamistes, en particulier dans la deuxième ville de Benghazi où des batailles font rage depuis début 2014.
- Les combattants du groupe djihadiste État islamique ont établi un bastion dans la ville côtière centrale de Syrte. Ils empiètent sur les sites pétroliers à proximité. Ils ont subi des pertes dans leur siège initial dans la ville orientale de Derna, où ils ont installé leur "Majliss Echoura".
- D’autres groupes djihadistes comprennent Ansar al-Charia, considéré comme proche d’Al-Qaïda. C’est le plus important dans l’est de la Libye, il tient son Conseil de la Choura à Benghazi, avec une coalition de milices islamistes.
- Et enfin les groupes de résistance autonome qui sont au nombre de trois : Al-Zintan, Al-Sawa’iq et Al-Qa’qa. Ces petits bataillons sont des milices spécialement anti-islamistes et citoyennes. Elles soutiennent les autorités officielles et opèrent aussi dans l’ouest de la Libye, par exemple dans la ville de Zintan.

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