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Nombre et motivation des "djihadistes" en Irak...



Un expert du Pays où s’accueille et d’où se répand une partie de l’islamisme armé


jeudi 5 novembre 2015
par Rebel Kazimir


L’implantation de l’Etat Islamique s’explique de diverses façons et selon des thèses différentes pour les pays qui sont menacés par cette organisation islamo-terroriste. En Irak, c’est une propagande industrielle qui est produite selon une stratégie islamiste généralisée. Ce pays fut choisi, comme laboratoire après l’échec du sanctuaire en Algérie apparu après l’Afghanistan. L’invasion américaine de W. Bush a servi pour concentrer la mobilisation des théologiens du Djihad face à l’hypothèse de croisade.

Voir en ligne : Notre dossier : IRAK

Selon Hisham El-Hashimi, l’expert irakien (nous l’avons plusieurs fois cité) qui a émergé depuis quelques années, dans l’analyse de la situation de son pays déstabilisé suite à l’intervention des Etats-Unis en 2003, l‘agrégation des combattants islamistes est internationale. Ce journaliste vient de publier une infographie (voir à la fin) illustrant un des derniers de ses articles qui pour titre : « Le combattant étranger du Daesh » où sont traduits les éléments qui poussent les jeunes à s’engager dans le Djihad. Nous vous livrons le document en question et l’article en langue arabe à LIRE ICI.

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La pseudo-idéologie qui incite les jeunes à prendre les armes, à quitter leurs familles et partir, vise une catégorie d’âge spécifique, détermine Mr. El Hashimi. Prédilection, précise-t-il, est dédiée aux 15/25 ans, cétagorie qui est à la recherche d’une identité alors qu’elle est aussi vulnérable, en âge où l’être est sensible, voire réactive, aux émotions.

Probablement, précise cet analyste, de nombreuses autres raisons créent l’« illusion idéologique ». Il cite les jeunes musulmans en Europe, qui recherchent l’identité avec une matrice intellectuelle religieuse. Chez les adolescents, c’est la recherche du pardon et le paradis, ils les trouvent en des icônes montrées par des reportages. Cette conjonction est largement facilitée avec la communication moderne d’Internet qui reprend la littérature obscurantiste.

La fierté de se rebeller en essayant d’« attirer l’attention » intéresse tous les jeunes. Des fois, des problèmes psychologiques et sociaux sont produits par le manque d’une science médico-légale appropriée aux problèmes de vulnérabilité. Beaucoup sont enrôles lors de leur tendre jeunesse dans le militantisme et l’extrémisme. A la propagande des groupes extrémistes, il n’y a pas de traitement social, psychologique et éducatif adéquat.

L’expert désigne la domination des Médias, sur l’esprit des jeunes. Il y a un mélange délibéré entre la modération et l’extrémisme. Quelques-uns des médias croient à la thèse que la religiosité est simple. Et si l’extrémisme que renferme actuellement la religion islamique, n’est pas considéré une affaire sérieuse, il peut constituer l’argument aux propriétaires de la pensée perverse. Il s’en sert pour déduire que la société est corrompue.

Encore une fois et Hisham n’est pas le seul à suggérer un suivi psychiatrique des jeunes qui virent à un attachement aveugle aux préceptes religieux, tel que l’a démontré aussi Le philosophe et académicien René Girard qui s’est éteint ce mercredi 4 novembre 2015 à l’âge de 91 ans . Ce dernier réfutant la vertu du sacrifice, telle que l’adorent les islamo-terroriste, s’est fait le chantre du concept de « désir mimétique ». Chose que reprend le journaliste et analyste irakien.

Dans une récente étude de « l’Institut de Dialogue stratégique (voir son site-Web) » basé à Londres, qui est très apprécié dans les milieux médiatiques et académiques, au sujet du recrutement des femmes dans les rangs du "Daesh", trois raisons sont déterminées :
- Les filles qui s’engagent ont la croyance que l’islam est menacé.
- Elles veulent être des agents actifs dans la construction d’une communauté islamique autour du "califat".
- La troisième raison est qu’elles croient que la première responsabilité dans la vie est de migrer vers l’"Etat califat" avec des sentiments de « fraternité » et de la solidarité, notamment chez les étudiantes.

INFOGRAPHIE

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