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S’il a un travail en France, le beur est maltraité pour préjugé religieux



Et ceux qui, dans la solitude, vivent encore des conditions similaires


lundi 12 octobre 2015
par Rebel Kazimir


Les réactions suscitées par "complément d’enquêtes", l’émission d’Antenne-2 diffusée le 8 octobre consacrée aux souffrances des salariés dans le travail, méritent d’être consultées par les sociologues du travail, pour remédier aux situations intenables de victimes d’écartement (mise au placard) et de discriminations. La poussée ultralibérale axée sur la puissance des grandes entreprises et la protection des PME, met en reflux la force de proposition des syndicats et réduit le pouvoir des autres institutions comme les inspections de travail.

Voir en ligne : Notre dossier : discrimination France racisme


Complement d’enquête. Un patron à son salarié : "Je n’aime pas les Arabes"

L’émission de TV qui a laissé une trace dans la communauté musulmane de France, a reflété largement ce qui est vécu. Depuis les préférences de recrutement et aussi lors de l’exercice d’une profession, des conditions exécrables incorporent des pratiques de ségrégation bien réelles. La maltraitance des travailleurs maghrébins sur les lieux travail a été soulevée par le passé avec les manques de promotion dans les carrières, elle s’identifie désormais côté confessionnel. Le débat sociologique est plus vaste…


- Il y a 30 ans, une manifestation de plus 40 jours en France
- Zair Kédadouche, l’ambassadeur discriminé au Quai d’Orsay

L’enquête de l’institut Montaigne qui soulève les critères religieux favorisant le recrutement pour certaines catégories de la population et disqualifient d’autres, traite de l’accès à l’emploi. Le nom de la personne est la première des données prise en considération. La priorité aux français, chère au parti d’extrême-droite Front National, est déjà bien appliquée. Finalement sans que Marine Lepen ne soit à la tête de la France.

Ce qui a choqué le plus les téléspectateurs, c’est la séquence où un patron d’une PME de transport agresse, d’une manière excessivement raciste son employé. Pour abréger l’histoire du salarié, c’est depuis l’attentat du journal satirique Charlie-Hebdo qui a coûté la vie à 12 journalistes que s’est déchaîné, selon les propos de l’intéressé, le harcèlement du boss.

Le crime d’un certain Yacine Salhi, lui-même persécuté sur son lieu de travail d’après le rapport d’expertise d’un psychiatre, a pour origine des motivations de relations de travail. Le criminel qui a décapité son employeur a agi « dans un mouvement de vengeance personnelle ». L’acte est cité dans la situation présentée par « complément d’enquête », du français d’origine marocaine, insulté et humilié par son patron, qui dit avoir constaté l’explosion de la haine des arabes, après l’attentat des frères Kouachi.

Le terroriste présumé avait tenté de faire exploser des bonbonnes de gaz et d’acétone à l’usine Air Products en Isère et après avoir tué sa victime, il l’a décapite, la ramène au siège de l’entreprise, accroche sa tête à un grillage avec le drapeau noir communément du Daesh et se tape un selfie.

A l’origine ce travailleur est un islamiste, un adepte de l’islamisme. Son accoutrement qui est l’expression ostentatoire de l’islam pseudo-idéologie, pouvant être un idéal de militants à l’extrémisme, est incontestablement un rapprochement avec la manière de penser et d’agir. Au lieu de régler d’une manière civilisé son cas devant les tribunaux, il a versé dans la violence. Et pour l’écho, il fait un acte terroriste.

« Son geste est celui d’un timoré, d’un employé solitaire, susceptible et peu assuré, qui a accumulé les tensions et se sent humilié par ses supérieurs », a déterminé le professeur Daniel Zagury, l’expert psychiatre chargé du rapport. « Une explosivité émotionnelle » aurait poussé Yassin Salhi à commettre l’irréparable. Ils sont combien dans de telles situations et dans une grande solitude à subir des humiliations sur les lieux travail ? Mohamed envoie 20 CV, Nathalie 4 et Michel 5...

L’émission sur Facebook.

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