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La Russie, en Syrie, croise des islamistes membres l’OTAN : la Turquie.



L’après-Bashar, deux inévitables plans secrets de la Russie et de l’OTAN.


mardi 6 octobre 2015
par Azouz Benhocine


L’alliance qui a décidé de frapper l’EI (l’Etat Islamique) en Syrie, après avoir refusé de le faire dès le début, en se consacrant seulement à l’Irak avait cru priver le pouvoir du Baâth du moindre aide. Elle s’est rendue compte que l’ennemi avait donc possibilité d’échapper. Les pays européens, à la traîne des idées des States, ont aussi changé, quelques mois après que leurs maîtres de la Maison Blanche ont modifié leur erreur, de fusils d’épaule. Ils étalent leur intervention, anti-Daesh, en territoire syrien. Insuffisant ! La Russie est, aussi un objectif des islamistes, compte sauver le pays de l’effondrement total...

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie

Bashar est aussi, après 4 années, le seul recours aux civils. Encore debout face aux islamistes armés qui déferlent du Monde...

Mais aussi des témoignages d’opposants du régime "baâthiste" (une pseudo-idéologie du nationalisme arabe et de socialisme féodal qui fait hériter le pouvoir)

L’échec de l’opposition syrienne qui a laissé son propre pays à la merci de l’islamo-terrorisme, est-elle vraiment représentative des syriens ? C’est à cette question que le dictateur Bashar Al-Assad, est la bonne réponse. Face à la barbarie, le raïs devient un instrument plus efficace que les affairistes syriens abrités par le Qatar.

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La pseudo-alliance n’a aucun lien ou ancrage avec les syriens armés de l’intérieur. Ces derniers sont, sans exception, des islamistes affidés à Al-Qaïda ou Daesh ou bien se déclarant, depuis les frappes de 2014, autonomes. Nombreuses factions de terroristes ne se réclament plus des organisations internationales de la criminalité islamiste...

Le despote de Damas est, avec l’ampleur des recrutements de jeunes tueurs fanatisés auprès des mosquées, un esprit fatalement moins nocif que les hordes de criminelles. Ces dernières conduites par des forces atlantistes et recrutés par les complices régionaux, gardent leur ferment théocratique d’appliquer la charia islamique.

Bashar a préservé une partie de son pays, notamment la capitale, de l’invasion d’islamistes mobilisés par les réseaux financés par les monarchies arabes et ouvertement soutenus par les politiques ultralibérales et interventionnistes des USA et des pays européens. Des zones où la seule base russe dans la région existait depuis l’époque de la guerre froide.


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Et ceux qui rejoignent le djihad dans cette guerre civile sont maintenant plus galvanisés pour mener le combat contre russes et occidentaux. Il n’y a désormais que les suicidaires, parmi les djihadistes, qui espèrent actuellement rejoindre l’Etat Islamique aussi bien en Syrie qu’en Irak.

Les islamistes de l’EI (Etat Islamique) sont encore provoquant quand ils ont saccagé l’arc de triomphe de Palmyre, un des monuments archéologiques les plus photographiés de la région, voire du Monde. Alors que les rangs cherchent à se réfugier parmi ce qui reste des civils syriens ou bien carrément de quitter la région, l’intensification des combats au sol avec des soldats russes et iraniens est maintenant la prochaine étape.

L’entrée en scène de la Russie, justifie l’idée que toute revendication de démocratie en terre d’islam devient inéluctablement une guerre civile. Le printemps arabe n’est pas une révolution qui peut aboutir sans des institutions militaires capables de neutraliser le terrorisme islamiste et sans une organisation de la société civile comme en Algérie, en Egypte et en Tunisie. Ce qui manque en Syrie, en Libye ou au Yémen...

Les pays occidentaux et les monarchies arabes qui s’offusquent que l’intervention russe en Syrie n’épargne pas les opposants syriens omettent de les identifier comme islamo-terroristes armés. D’ailleurs est-il encore possible de discerner civils indifférents, opposants politiques ou toutes autres différenciations des militants armés ? L’opposition armée syrienne est aplatie de l’inondation des réseaux criminels qui empruntent la plaque-tournante des islamistes qui dirigent la Turquie, membre de l’OTAN.

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