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Quand Bouteflika avance ses indicateurs positifs…



Arracher ou acheter l’impunité, par une belle mosquée ?


jeudi 1er octobre 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


On le dit abattu par la maladie. Son aphasie étant visiblement partielle, mais rien de grave. Le bon état de sa tête a rassuré tous, le Monde et les institutions locales. Le chef du gouvernement, Sellal, a témoigné que le cerveau de Bouteflika est très vif, voire quasi efficient. Et « on ne gouverne pas avec les pieds » a ironisé le chargé de la campagne électorale et actuel chef de l’exécutif. Le raïs donne des coups de plumeau sur les poussières de la bureaucratie, il fallait le faire pourtant et le démontrer aussi !

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Même si aucune parole de médecin n’est venue officiellement étayée la bonne santé qu’exige la constitution pour le chef d’Etat, le raïs d’Alger, réélu pour un 4ème mandat, continue d’être au contrôle d’un pays habité, depuis qu’il est indépendant (voire avant 1962 aussi), par une fragilité politique avérée.


- Chefs de l’armée algérienne écartés, habituellement les crises débutent ainsi !

Le président a aussi un discret frère considéré, désormais depuis l’hospitalisation à Vel-de-Grâce, le pilote les affaires du pays. Mais il ne gêne en rien que fonctionne la ligne Bouteflika. Saïd était, dès le retour aux affaires en 1999, officiellement un conseiller auprès de la présidence !

Le 4ème mandat, après la maladie n’est-il pas exagéré ? Le fait se rajoute au trucage de la constitution, de Liamine Zeroual, avec un tour de passe-passe. La soiffe du pouvoir dont fait montre le président est insatiable, l’ambition de l’homme était impénitente depuis la mort de Boumediene, en 1979.

Le plan B des affaires urgentes après Val-de-Grâce.

En exigeant des « mises à la retraite », Bouteflika déplume le système, qui a toujours été servile et bureaucratisé. Les mesures, d’écartements d’anciens responsables, ouvre les portes à une autre génération de cadres.

Bouteflika tient à répandre une impression de diriger, comme une fixation pour démentir les faiblesses physiques et malgré elles. Il augmente la pression sur les rouages pour que son règne soit changeant, en dépit d’une légitimité tronquée. Et à la durabilité trop pompeuse avec une faste rente pétrolière, au regard du déficit de l’émancipation humaine.

Un premier gouvernement, dès le 4ème mandat, puis promptement réajusté, tel fut l’acte annonciateur d’une reprise en main de la gestion. Alors que le doute des capacités du président s’est installé chez nombreux responsables algériens, le chef de l’Etat actualise les indicateurs à travers les personnes.

Quand sont de nouvelles têtes, comme Madame Nouria Benghbrit, une réformatrice connue critique du système éducatif, ou bien la jeune ministre, Houda-Imane Faraoun, chargée de la poste et d’Internet, les "ministrables" surprises demeurent sans équivalentes.

Puis il a opéré un mouvement des Walis et tout dernièrement les grands magistrats ont été remplacés. Mais c’est le trie dans l’armée qui a provoqué moult commentaires et des rebondissements. Les dernières démonstrations de Bouteflika, avec les hauts gradés de l’armée dont deux généraux sont emprisonnés, selon l’unanimité des dépêches de la presse algérienne, reflètent la présence du président, pourtant caché dans les coulisses et dont le silence est scruté.

Le plan A du sérail, un patriotisme dévoyé par le paternalisme historique déshérité du stress des incertitudes de "l’Après-Bouteflika" ?

La présence internationale de Bouteflika s’est faite autour de la « dé-radicalisation » des égarés en Islam. Elle est devenue le premier chantier cultuel, face à l’intégrisme religieux et son corolaire le terrorisme. Le modèle d’engagement idéologique, contre la violence politique faite au nom de la religion, a été présenté à l’ONU, lors da la 70ème session de l’AG, par le ministre algérien des affaires étrangères Atman Lamamra.


- La radicalisation que les « mourchidate » tentent d’apaiser en Algérie

Un document élaboré par le ministère des Affaires étrangères reprend l’ensemble des mesures prises par l’Etat algérien dans le cadre de la politique de dé-radicalisation. (Nous vous en donnons copie-interactive en fin de cet article). Il a été distribué au sommet mondial sur l’extrémisme violent qui se tient actuellement à New York, en marge de la 70e Assemblée générale de l’ONU. Il sera publié dans la version papier dans l’édition de jeudi (aujourd’hui) du quotidien d’informations gouvernemental El-Moudjahid.

L’ancien « chef » de la diplomatie algérienne qu’est Bouteflika, a des cadres loyaux et des liens à l’extérieur. Il hérite de l’Etat qui emploie des fonctionnaires qui se fient aux périls de la conjoncture. Le respect d’une gouvernance républicaine aux valeurs constitutionnelles puisées de l’Histoire. Sortie de la mémoire le Moudjahid de la libération s’adresse aux Algériens, via l’APS faute de ne pouvoir discourir.

A l’occasion des 10 ans de la concorde nationale, non pas la résistance, mais le pardon à ceux qui sont tentés par la repentance. Il a aussi touché les Algériens qui languissent avec le temps, une autre rupture. Dans le climat stabilisé que garantit le vieux malade, il n’y a aucune lecture anticipant les lendemains que fécondera l’éprouvette démocratique algérienne.

Document d’Algérie présenté à l’ONU sur la déradicalisation.

10_MAE_deradicalisation.pdf

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