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L’opposition syrienne laïque trahie par l’opinion fataliste arabe



Vive la Syrie démocratique et gloire aux martyrs de la liberté et de la dignité.


mercredi 30 septembre 2015
par Azouz Benhocine


Enfin une solution à la crise syrienne a été imposée à l’ONU par la stratégie russe. Le printemps arabe n’a jamais été une courte saison pour le passage de la dictature à la démocratie, mais une nouvelle ère où la dignité des peuples est à jamais devenue un projet historique. La Syrie est restée dans le chapitre des violences ne pouvant avancer au delà de la tyrannie. Assad est celui qui maintenant a vidé son pays, causé sa destruction et obligé ses hostiles ennemis à l’attendre...

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie

Les démocrates de la vingtaine de nations du Monde arabe, voire de l’ensemble des pays à forte population musulmane, sont souvent inaudibles et dépréciés au point que le doute entoure leur existence. Aucune expérience de mouvance démocratique, en Afrique du nord et au Moyen-Orient, n’a été épargnée du mépris des analystes. Alors que leur voisinage contextuel leur ferme entièrement les portes


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Y compris quand ils ont les faveurs de la majorité de la population qu’ils représentent, les démocrates arabes sont beaucoup moins montrés que ceux de l’intégrisme porteur violence. Quand les deux se partagent l’opposition, les minorités religieuses, agitant des menaces, attirent davantage les regards. Les faits du printemps arabe de 2011 ont connu des dénouements, comme en Egypte et en Tunisie. D’autres comme en Libye, au Yémen et en Syrie, ce problème religieux est omniprésent.

La virulence des islamistes, le cynique boycott que leur réserve les médias, du fait de leur naturelle et enrichissante diversité jugée porteuse de faiblesses et les décennies de traitement de tortures et d’emprisonnement que leur ont réservé les dictatures, ne laissent point chance d’expressions aux représentants de la démocratie.

Surtout que leurs manifestations sont d’abord et surtout apaisées, il leur est moins accordé d’importance que les criminels des extrêmes où l’obscurantisme gagne le suivi "journalistique" avec la cruauté. Tel est l’état politique de la Coalition nationale pour la Révolution syrienne et les forces de l’opposition (en arabe : الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية) fondée en Doha, au Qatar, en Novembre 2012. Elle ne pouvait être accueillie ailleurs pour les hostilités qui lui sont enjointe.

Ce cas de l’opposition syrienne qui souffre grandement du fameux déficit de stratégie pouvant la faire émerger comme potentielle alternative politique face aux tendances islamo-terroristes et à la poigne des pouvoirs bardés d’institutions militarisées ayant des dizaines de milliers d’hommes surarmés pour être chargés de la sécurité. Toutes les expériences de soulèvements populaires dans le Monde arabe qui ont commencé un certain 5 octobre 1988 en Algérie, ont été pluralistes et donc crues comme habitées de divisions.

Politiquement diversifiées, ce qui est perçu comme manque de cohésion, les militants des libertés en terre d’islam, pour déterminer aussi leur géographie, sont négligés par les médias. Ils sont aussi ignorés par l’intéressement de partenaires leur vouant considération à l’extérieur, tandis sur le plan interne ils sont écrasés par les politiciens réactionnaires tenant du populisme nationaliste.

C’est l’expérience de l’opposition démocratique syrienne, présidée actuellement par le turkmène syrienne Khoja Khaled. La coalition a été effacée des parcelles où les armes ont pris la tribune en potence de bourreaux. Face à un régime hérité par un rejeton, à la légitimité imposée par les contingents de soldats rémunérés des fonds de la collectivité programmés au développement, qui a dépeuplé son pays avec des bombardements aveugles, les opposants syriens n’ont pu émerger dans le contexte qui les accable plus que de leur ouvrir le bras.

Remise aux ingérences aux monarchies de la région où territorialement elle appartient, la Coalition nationale pour la Révolution syrienne et les forces de l’opposition avait aussi été dévoyée par toutes de ces aides des royautés réactionnaires arabes, persécutant d’autres peuples, ceci d’un côté.

De l’autre les diplomaties, qui ont planché sur une guerre qu’à une démarche sans violence, ont beaucoup dévalorisé les syriens détenteurs d’une alternative crédible. Or cette idée de combattre le régime par les mêmes armes dont il a l’exclusivité d’usage , appartient à la l’engagement mortel des terroristes qu’Al-Qaïda et Daesh qui mobilisent à travers moult réseaux islamistes.

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Wikimedia Commons.

Khaled Khoja Khaled Khoja CC.jpg Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikipedia

- Né à Damas en 1965
- Détenu deux fois sous le régime du président Hafez al-Assad
- Diplômé en médecine à Izmir en Turquie en 1994
- a fondée une Plate-forme pour la solidarité en Mars 2011
- Membre de la Coalition nationale fondateur en Octobre 2011

La Coalition nationale pour la Révolution syrienne et les forces de l’opposition (en arabe : الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية, Français : Coalition Nationale pour les Forces révolutionnaires et de l’opposition syrienne), communément appelé le Coalition nationale syrienne (arabe : الائتلاف الوطني السوري, Français : Coalition nationale syrienne)

 : est une coalition de groupes d’opposition dans la guerre civile syrienne qui a été fondée à Doha, au Qatar, en Novembre 2012.

L’ancien imam de la mosquée des Omeyyades à Damas, Moaz al-Khatib, considéré comme un modéré, a été élu le président de la coalition. Il a démissionné le 21 Avril 2013. La coalition a un conseil de 114 sièges, mais ne sont pas tous occupés.

Le 31 mai 2013, la coalition a ouvert l’adhésion à 15 représentants de l’armée syrienne libre. Ce qui a permis, pour la première fois, la représentation directe des rebelles de la Syrie au sein d’un groupe politique. Le 6 Juillet, la coalition a élu une nouvelle direction. Ahmad Asi Al -Jarba a été élu président et Anas Al-Abdah a été élu secrétaire général.

Le 14 Septembre 2013, la Coalition nationale sélectionné Ahmad Tu’mah en tant que Premier ministre d’un gouvernement intérimaire pour la Syrie. Le 25 Septembre 2013, certaines factions islamistes ont rejeté la Coalition nationale syrienne affirmant que "Tous les groupes formés à l’étranger sans avoir retourné au pays, ne nous représentent pas." Source Wikipedia

Communiqué

(28 sept) : Ce dimanche, l’Organe politique de la Coalition Nationale Syrienne s’est entretenu avec des représentants des factions révolutionnaires combattantes en Syrie afin de discuter des derniers développements politiques. Les participants ont rappelé refuser toute présence de Bachar Al Assad dans la période de transition ou dans l’avenir de la Syrie, ainsi que toutes les tentatives visant à réhabiliter le régime d’Assad qui a tué des centaines de milliers de Syriens, détruit leurs villes et leurs infrastructures et contraint des millions à fuir leurs maisons. Dans un communiqué publié aujourd’hui, les deux parties ont déclaré que le renforcement militaire russe en Syrie visant à empêcher la chute de Bachar Al Assad ne sert pas une solution politique, soulignant que la Russie n’a jamais été un médiateur dans le conflit, mais un partenaire du régime. Cette présence militaire ne fait qu’empirer la situation en Syrie et amplifie la souffrance des civils, les meurtres et la destruction en Syrie. Une conférence de presse expliquera les positions communes au cours des prochains jours. Source : la coalition.

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