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Rebrab de Cevital en Algérie, traqué à mort par les prédateurs de l’économie



L’autorisation due à un investisseur entre les mains d’un bureaucrate enrichi...


mardi 29 septembre 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Le ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb s’en prend au premier entrepreneur du pays, voilà une image terne d’un décideur au zèle débordant. Avec un pouvoir à la légitimité mise au doute, cette pollution de la gouvernance qui tient ce pays avide de croissance ou d’émergence économique dément le slogan "l’industrialisation de l’Algérie". La démagogie, maintes fois ressassée, est spécialement commise par toujours les prédateurs de l’économie d’une nation qui brasse une rente pétrolière enviée...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Le ministre a fait des déclarations qui ont eu l’écho sur la toile du Web, notamment grâce à la presse électronique qui est devenue incontournable pour la vitesse de la mise en ligne de ses articles et la teneur des informations qu’elle rapporte. Comme avec un subterfuge, le premier groupe industrielle "CEVITAL" est accusé avoir commis une surfacturation d’équipements qu’il a importés. Du matériel déclaré usagé au prix d’un neuf.


- Algérie : Les rentiers au code des investissements n’ont plus les 51%, ce qui a été repris avec la loi complémentaire votée en été du même exercice.

Dans son propre journal (propriétaire), "LIBERTE" le quotidien d’informations francophone classé parmi les premières ventes grâce à son lectorat à Alger et en Kabylie, l’industriel Rebrab Issad a démenti formellement les accusations qui visent le groupe qu’il préside. Ces derniers mois, le premier investisseur d’Algérie semble avoir affaire aux rouages administratifs. Par le passé la justice n’avait jamais trouvé l’entorse pour laquelle, paradoxalement, elle le jugeait.

En réalité des dizaines de milliers d’entrepreneurs algériens ont été ruinés par la bureaucratie. Leurs témoignages ont été maintes fois divulgués par la presse. C’est un épisode gravissime de s’attaquer de la sorte au fleuron des sociétés industrielles algériennes.

Une des entraves que cet entrepreneur iconoclaste a maintes fois surmontées : le nouveau code des investissements autorise l’importation des équipements industriels rénovés...

Et cette nouvelle affaire n’est pas nouvelle, elle date de 2014. Cevital a formulé, l’an dernier, une demande écrite au département de Bouchouareb par courrier, qui a été renouvelé avec une lettre de rappel, pour une “autorisation de dédouanement de chaîne de production rénovée”.

Concrètement si une telle situation était exposée aux décideurs chinois, un pays qui vérifie bien ses performances économiques, les raisons de l’emploi et de l’industrialisation donneront la largesse à l’importation d’outils de fabrication de richesses. Et les assurances garantissent l’opération. Mais en Algérie, c’est un monde opaque et quelque peu mafieux...

Chine : nettoyage impitoyable de la corruption

Un ministre dépisté dans des scandales...

Abdessalem Bouchouareb, apparaît dans le livre "Paris-Alger : une histoire passionnelle" aux révélations, jamais démentis. Ce livre, comme d’autres articles de presse, ont cité les achats d’habitations en France effectués par des responsables algériens.

Revenant à deux grands reporters français, Christophe Dubois de TF1 et Marie-Christine Tabet du Journal du Dimanche, le chapitre du bouquin qui a pour titre : "Alger-sur-Seine" mettait au grand jour une fortune dépensé par un responsable algérien au parcours très rapprochés aux rouages opaques.

Les acquisitions immobilières dans des quartiers huppés de la capitale française, la Mecque des corrompus algériens, du ministre qui est un cacique système politique, ont soulevé la question de la provenance de son argent ? Un connaisseur des circuits de prédation, tel est souvent, ce ministre, qualifié par les économistes et les analystes algériens.

Ce projet devait revenir à Cevital, mais donné au Qatar
- Le Qatar aux côtés de Sider dans le complexe sidérurgique de Bellara

Des liens entre des personnes parvenues en politique pour s’emparer de la rente.

Ces experts décrivent des réseaux claniques, régionalistes, idéologiques (dominés par le duo FLN-RND) et corporatistes intègrent les centres de décision pour s’adonner uniquement à la corruption. En effet le paysage économique n’est pas reluisant, malgré un effort d’infrastructures sociaux en logements et routes. Alors que les affaires n’épargnent pas des noms qui exercent des fonctions et reviennent encore pour continuer...

Pour dire le destin du ministre par rapport à celui de Rebrab, il s’agit de pratiques, des castes sans légitimité populaire, ni résultats. Elles sont devant la ténacité du responsable de Cevital. Et elles ont mené l’industrie algérienne au désastre pour finir par se cacher à l’étranger, loin d’Alger. Chakib Khelil avait détruit le pétrole algérien et a pris, grâce à ses réseaux, des milliards...

Sonatrach : poule aux œufs d’or pour la « kléptocratie »

http://www.algerie1.com/actualite/conflit-bouchouareb-rebrab-eviter-les-debats-steriles-privilegier-les-interets-superieurs-de-lalgerie/

Posted by Populi-Scoop : L’info citoyenne et l’actu critique. on mardi 29 septembre 2015

Abdesslam Bouchouareb il a été nommé Ministre de l’Industrie et des Mines dans le nouveau gouvernement d’Abdelmalek Sellal-2

- 1989 à la la première confédération patronale (CGEOA) en Algérie.
- 1994 président du Conseil national économique et social (CNES)
- 1996 au portefeuille ministériel de l’Industrie et de la Restructuration.
- 1998 commissaire à la promotion de l’emploi des jeunes
- 2000 ministre délégué à l’emploi
- 2002 à 2007 député d’Oum El Bouagui puis d’Alger et membre du bureau politique au Rassemblement National Démocratique (RND).
- 2012 membre du bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN)

La mafia algérienne s’en prend à l’homme d’affaire kabyle, Issad Rebrabbiographie Issad Rebrab, né le 27 mai 1944 à...

Posted by Mourad Idri on mardi 29 septembre 2015

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