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1500 à 2000 milices armées et 6000 à 8000 terroristes maintiennent le chaos en Libye



Les négociations continuent, le terrorisme contributeur aux instances non reconnues


samedi 26 septembre 2015
par Gros Emile


Les données concernant la Libye sont opaques. Le pays est inaccessible aux journalistes. La communication des deux parties en conflit, le gouvernement exilé dans la ville de province de Tobrouk et la coalition regroupant des milices réfractaires à la légalité, composée de plusieurs appartenances islamo-terroristes dont le Daesh, est biaisée par un manque de transparence nuisant à toute crédibilité de l’information produite à ce sujet.

Voir en ligne : Notre dossier : LIBYE

Seules les déclarations d’officiels d’internationaux qui semblent tabler sur les négociations, même quand elles sont vidées de la participation d’une partie des protagonistes, circulent. Les politiciens et diplomates d’Europe et du Maghreb tentent vainement de dresser la liste des noms de personnalités libyennes pouvant constituer un gouvernement d’union nationale. Mais d’incessants désistements surgissent des "illégaux" qui assiègent Tripoli.


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Les experts qui osent avancer une évaluation des forces en place, disent d’une manière disparate et approximative, qu’il y a de 1500 à 2000 milices toutes bien armées. Elles campent sur leurs positions pour soutenir des représentants dans les négociations qui s’effectuent tantôt en Algérie, tantôt au Maroc. Pour le volet strictement du terrorisme, l’estimation de 6000 à 8000 hommes armés, se revendiquant de la criminalité tentant d’imposer la charia islamique à la population, est aussi vantée.

Ces deux tendances, des milices alliées à la tendance qui occupe la capitale Tripoli et des hordes affidées au terrorisme international, planchaient, depuis le début de la crise, à exploiter le créneau pressenti économiquement rentable, des réfugiés venant d’Afrique et du Moyen-Orient. Ces derniers se sont détournés des rives libyennes, pour atteindre l’Europe. Une zone qui rend périlleux leur voyage, la Libye où ils doivent affronter un enfer. Le commerce des migrants en Libye est différent de celui de Turquie, c’est un autre sujet et une autre rentabilité.

Sans lueur de solution, la situation en Libye est comme méprisée et oubliée malgré qu’elle constitue un point de départ pour les déracinés vers l’Europe. En dépit que la Libye est un foyer d’insécurité en Afrique du nord et qu’elle martyrise la population locale livrée au désordre et la violence, peu d’efforts pour une solution.

Alors comment évolue depuis ce pays après s’être débarrassé de son dictateur ? Unanimement, les observateurs alertent de l’implantation de l’islamo-terrorisme et il rivalise avec toutes formes de pouvoir légal.

Imputer strictement les deux cas de Syrie et de Libye à l’implication déstabilisatrice des pays occidentaux dans des affaires internes de pays tiers, c’est devenu une écourtée vision.

Après plus de 4 décennies de dictature, on ne peut nier la grande volonté des populations de se libérer de dirigeants tyranniques et accrochés à leur pouvoir à la légitimité fort douteuse. Ces habitants majoritairement musulmans ne peuvent échapper à la domination l’islamisme et sa première conséquence le terrorisme légalisé à coup de Fetwas.

Après la fête de Laïd 2015 en septembre, où un semblant de trêve a été promulguée par les belligérants, les négociations reprendront à Skhirat au Maroc, sous le pilotage de la mission de l’ONU. C’est ce qui a déclaré Mohamed Ammari, membre du Congrès général national (CGN), le Parlement basé à Tripoli non-reconnu par la communauté internationale.

C’est un autre épisode après tant vains autres, qui a été rejeté par le gouvernement libyen basé à Tripoli, celui non reconnu internationalement qui a appelé à geler le dialogue avec les autorités rivales jusqu’à l’arrêt de leurs opérations militaires.

Les voisins de la Libye subissent l’insécurité qui devient chaque mois depuis 2011, après la chute du dictateur et l’éruption de la crise politique, l’islamo-terrorisme leur est plus en plus menaçant. Si les pays du Sahel (ou sub-sahariens) avec la présence de Boko-Haram sont plus exposés que l’Algérie et la Tunisie. Cette dernière avec la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et les Etats-Unis tente de mettre en place des standards de sécurité internationaux, en échangeant des informations.

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