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Encore un mort & quatre blessés à Ghardaïa...



Les responsabilités cachées dans une politique de vacance


dimanche 14 juin 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


Encore un mort et 4 blessés à Berriane, un quartier/village non loin de la ville de Ghardaïa. Les affrontements, entre berbères et arabes, ont la particularité ethnique. Elle est arrangée de manière à ce que les ressorts religieux et plus généralement traditionnels, fassent des cadavres dans une rivalité que les Algériens s’en passent de la faire taire ou de la terminer. Le pouvoir est connu pour les actes qui "cassent" du berbère. Le 14 juin 2001 pas moins de 125 jeunes ont été massacrés à Alger pour les mêmes questions afférentes à une identité persécutée... Est-ce l’anniversaire ?

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Une asymétrie quelconque, cynique et manipulée alimente un clivage entre deux communautés qui ont aussi une idée collective sectaire de l’islam. Ibadites et malikites de cette ville classée par l’UNESCO pour ses maisons et son marché, ont des menées matérielles pour paraphraser les révolutionnaires, qui lient de tels confrontations aux intérêts économiques. En effet les convoitises du foncier de valeur aux portes du Sahara, sont la toile de fond...

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En terre d’islam, la journée du vendredi est une circonstance d’interjections à la paix sociale. Cette fois aussi les affrontements ont commencé après la prière hebdomadaire du 12 juin. L’agence APS a rapporté que la police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les groupes qui se battaient, avec une sauvagerie déjà usitée à plusieurs reprises depuis janvier 2014 où pour la première fois ce clivage de région est apparu.

En décembre 2013, la promulgation d’une liste de bénéficiaires de logements sociaux fut l’élément conjoncturel déclencheur de cette violence. Elle reprend à la veille du mois de jeûne du ramadan, où souvent les tensions confessionnelles prennent de l’ampleur, dans un pays miné par une bureaucratie corrompue et le modèle politique frénétique des dirigeants qui se considèrent tuteurs historiques…

Comme manipulation sortie des bureaux de l’administration, on ne peut trouver mieux dans la gouvernance politique qui à ce jour s’accommode de cette tension. Ce fut en effet comme un ordre donné aux aux « Chaambas » nomades, souvent considérés « pauvres », pour donner l’assaut contre les biens des sédentaires « Mozabites » désignés comme riches.

Chez les sociologues on est fixé, sur la nature du problème de Ghardaïa, au triptyque des antagonismes : sédentaires-nomades, berbères-arabes et ibadites-malékites. Et comme la frustration en Algérie a perdu l’idée de classes sociales, la terreur obscurantiste s’additionne et converge avec une motivation de détourner sur la légitimité des décideurs. Impressionnant comment ces derniers restent impuissants de ne pouvoir guère, sinon vouloir, imposer l’ordre républicain dans cette région.

La victime âgée de 33 ans était parmi 5 blessés gravement lors de cette nouvelle bataille en groupes, qui pour terrain le quartier/village de Berriane, qui est réputé être habité par les Mozabites qui ont mis en valeur depuis des siècles cette. En effet, ce qui manque dans la détermination des responsabilités, les jeunes qui ont donné le premier l’assaut sans raisons admises et recevables à les exprimer par la voie de république doivent identifiés et punis… Sinon les décideurs politiques locaux et nationaux doivent à leur pays des explications…

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