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L’énergie renouvelable indicateur d’équilibre des pays en développement



Saisissant effort des pays émergents dans l’avenir énergétique de la Terre


lundi 25 mai 2015
par jaco


Un nouveau monde est-il en train de naître ? Les pays qui se remarquent par leur poussée de développement s’intéressent davantage aux nouvelles énergies que ceux déjà industrialisés. Les grands investissements des nations qui vivent l’explosion des couches moyennes en offrant des millions d’emplois à leurs populations, se dirigent aux énergies propres. Quand l’humanité s’attend à une croissance de 594% des énergies renouvelables, dans le monde entre 2012 à 2030, le virage est pris.

Voir en ligne : Notre dossier : ENERGIE ET ENVIRONNEMENT

Dans cette liste des pays classés en émergence, publié dans ce rapport (Lire ICI), l’avant-garde ou bien l’élite des Etats qui se qualifient des autres de l’ex tiers-monde, par leur effort économique, la durabilité de l’environnement où ils progressent est une préoccupation première. Publié depuis 2009, la dernière livraison est une image de la nouvelle orientation des sources d’énergie.

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Thaïlande, Bulgarie, Ukraine, Kenya, Pérou, Taiwan, Chine, Maroc, Vietnam, Pakistan et les Philippines, sont présentés par ordre d’importance de leurs investissements par l’organisation « Pew Charitable Trusts » (son site-Web) qui a diffusé l’étude en question. Cette ONG « libérale » a gagné en notoriété après une existence de plus 60 ans (créée en 1948) et aussi par son adhésion aux questions de l’environnement.

Si à son acronyme se rapporte à la philanthropie et après avoir milité pour les questions raciales, « Pew Charitable Trusts » est reconnue dans « l’amélioration des politiques publiques, l’information des citoyens (pour ses rigoureuses études) et la stimulation de la vie civique ». Elle agit localement, aux USA, dans la politique nationale américaine avec du lobbying, dans les domaines de l’économie, de la santé, des services à la personne, de la recherche sur l’opinion publique, des arts et de la culture.

Une croissance de 150% de l’énergie renouvelable dans les pays émergents

La déclaration de son directeur de l’initiative de l’énergie propre, Phyllis Cuttino, est sans recours. «  Les pays en développement donnent la priorité aux énergies solaire, éolienne et d’autres sources d’énergie renouvelables afin de réduire la pauvreté énergétique, le progrès économique de la puissance, de renforcer la sécurité nationale en réduisant les importations, et protéger l’environnement  ».

Respectivement, les technologies solaires, l’industrie éolienne et l’énergie géothermique, ont mobilisé 12 milliards de dollars, 7.7 et moins d’un milliard pour la 3ème basée principalement au Kenya. Parmi les projets décrit par le rapport, celui du Maroc appelé « Noor ». Entrant en service en 2015, il a obtenu un financement de 435 millions, sur un coût de plus 600 millions, du FIC (fond d’investissement climatique doté de plus de 8 milliards de fonds) de la Banque mondiale, qui bien moins onéreux d’un emprunt commercial.

L’impact de Noor est globalement positif. Il utilise des miroirs pour réfléchir et concentrer les rayons du soleil pour produire de la vapeur utilisée pour alimenter des turbines génératrices de plus de 500 mégawatts (MW) d’électricité. Il bénéficiera à 1,1 millions de Marocains en 2018 et il est à l’origine d’une réduction des émissions de carbone de 760 000 tonnes par an. Il diminue la facture publique de soutien à la consommation de l’énergie de quelques 20 à 60 millions par an, que le gouvernement fixait dans son budget.

La technologie de concentration des rayons solaires sur des miroirs.

Miroir creux.png
«  Miroir creux  » par AndrewBuck — AndrewBuck. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

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