POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


La jupe algérienne, un dossier pour la carrière d’une avocate



Bavure institutionnelle envers une étudiante anonyme...


mardi 19 mai 2015
par N.E. Tatem


Voici la dernière traduction de la pesante tradition qui affabule avec de pseudos valeurs « cultuelles ». C’est aussi la pression des islamo-réactionnaires qui violent les consciences, elle se passe en Algérie. L’histoire d’une étudiante, à qui un vigile refusa l’accès à son examen pour raison de port d’une jupe trop courte, est devenue un prétexte pour gérer l’intolérante réalité, dans un pays où la fiction a de bien lourdes coutumes à l’inspirer !

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

encore une fois des algériens non éduqués & frustrés qui se prétende musulmans . On en à marre de ces animaux

Posted by ‎Alger الجزائر‎ on mercredi 20 mai 2015

D’emblée, il faut reconnaître que c’est le site TSA "Tous Sur l’Algérie" qui a le premier rapporté le fait. Il est désormais sujet à une riposte citoyenne qui distingue des échanges dans un pays qui dialogue sur Internet.

Ce qu’on peut désigner par la première grande campagne sur le Web des « selfies » (mot qui rentre cette année 2015 dans le dictionnaire de langue française) partagés depuis l’Algérie, s’avère être une riposte aux machistes angoissés de voire la gente féminine sans hidjab. Ce non-problème de l’accoutrement de la femme en terre d’islam, reflète la démesure d’une morale surannée. C’est aussi un increvable abcès dans les méninges des vigiles de la pudeur.

Nos articles sur la condition de la femme dans le Monde Arabe
- Tunisie. Bochra Belhadj Hmida : « pas de démocratie sans l’égalité totale entre les hommes et les femmes »
- Yémen : Les femmes ripostent en une « Journée de l’honneur et la dignité. »
- La révolution n’annonce pas le printemps pour les Egyptiennes !

Une colère virtuelle vous dirait celui qui ne croit pas à ce combat tenu sur internet, ou les téléphones ont tenu rôle à la fois de postes d’observation et d’armes à dénoncer l’ordre officiel. En effet, Mohamed Tahar Hadjar, doyen de la Faculté de droit où la jeune citoyenne Algérienne devait passer quelque chose comme le "CAPA" (Certificat d’Aptitude Professionnelle), assume l’interdit.

L’étudiante qui s’est présentée pour subir un examen pour accéder au métier d’avocat, est sans identité. Le responsable de l’institut a déclaré au site que le garde de sécurité, a pris la bonne décision.

Rajoutant même que « …porter une jupe courte n’est pas autorisée à l’intérieur de l’université… faire respecter les règles de la faculté, nécessite une tenue décente, tant pour les filles que pour les garçons » .

A entendre un tel responsable, nous sommes devant des propos suggestifs d’une certaine réglementation. Or point de celle-ci, seul le corps de la femme dérange. L’incident n’a pas été traité par les institutions, le contrôle de la femme concernée si.

DEUX MONDES PARALLELES : les arabophones et francophones.

Pour une atteinte à la liberté de la femme, cette affaire est l’expression du climat auquel les institutions fournissent leur approbation. Mais le débat de révolte en Algérie semble être placé sur la distinction des deux langues : les arabophones et les francophones.

Les premiers tiennent aux valeurs morales et les seconds transpirent une certaine modernité enclavée dans la pudeur. À laquelle une société fragilisée par des années d’islamo-terrorisme, a déterminé par les langages et ce qu’ils véhiculent de différences entre : deux mondes parallèles…

Les deux veilles sont lancées. Celle des partisans des libertés et celle qui se sent heurtée qu’une future avocate, ait des idées... L’héroïne anonyme qui a vécu, à l’orée de son plongeon dans la défense des libertés, reste une inconnue. Cette belle épopée de la jupe mesurée par un chargé de sécurité, tient bien aux hommages et selfies qui lui sont accordés.

Quoi de plus officiel, l’université de Constantine, où s’est tenu UN SCANDALEUX FESTIVAL DE CULTURE ARABE, interdit les pantacourts aux garçons et les tenues jugées légères aux filles.

Et voilà, c’est donc officiel ! L’université de Constantine vient de publier une note mentionnant l’interdiction du port...

Posted by Chouf-Chouf on mardi 19 mai 2015

Nous organisons des sondages et enquêtes, inscrivez-vous pour particper à nos panels.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Répondre à cet article