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A qui est appliquée la peine capitale au royaume qui abrite la tombe du prophète ?



2ème Indonésienne décapitée en Arabie Saoudite


samedi 18 avril 2015
par Rebel Kazimir


La décapitation d’une indonésienne en Arabie Saoudite sème l’émoi dans son pays où des manifestations ont été organisées. Ces réactions fréquentes et assez populaires sont classées dans l’islamophobie. Elles touchent plusieurs communautés de plusieurs pays asiatiques, qui ont une appréhension de l’islam qu’aussi bien que les régimes réactionnaires alimentent.

Voir en ligne : Notre dossier : Arabie Saoudite

Le gouvernement indonésien a convoqué l’ambassadeur saoudien au ministère des Affaires étrangères, jeudi 16 avril 2015, après avoir appris que 37 ans Karni Bt. Medi Tarsim avait été décapité, sans aucun avertissement officiel pour sa famille. C’est la seconde application de la peine capitale, en l’espace de moins d’une semaine, qui touche une femme de ménage employée en Arabie Saoudite.

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L’image écornée de cette religion ne cesse d’être dégradée. Si l’Indonésie qui a une législation en matière de délits de droit commun, elle condamne à mort les trafiquants de drogue parmi lesquels nombreux occidentaux et australiens dont les pays n’ont pu les délivrer de la peine capitale.

L’affaire de Sitti Zeineb reconnue coupable d’avoir tué Nora al-Morawba, relance les positions d’adversités entre ces régimes à la justice rigide et expéditive. Les efforts déployés par le président J Jokowi Widodo, appelé « Joko »dans son pays, pour avoir des sursis à des centaines d’Indonésiens condamnés à mort dans les prisons d’outre-mer rencontrent alors des revers.

Soudainement mardi, 14 avril, l’exécution inattendue de ce travailleuse indonésienne, déclarée malade mentale, en Arabie Saoudite a créé la consternation dans son pays. Sitti Zeineb accusée et depuis 2001 d’avoir son employeur, une femme aussi, à coups de couteau, en la frappant à la tête et en l’aspergeant d’eau chaude et de pesticides, a précisé le ministère dans un communiqué reproduit par l’agence officielle SPA lors de son arrestation et de sa condamnation.

Cette Indonésienne a été exécutée à Médine, ville sainte de l’islam dans l’ouest du royaume. Sa décapitation porte à 60 le nombre d’exécutions en Arabie saoudite depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP alors que d’autres sources de presse disent que le nombre de décapité dépasse 80.

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